|
"Pfou, enfin un peu de repos." Ishaa venait de finir une de ses missions, et errinté, cherchait un coin où se sustanter et se reposer. Il avait passé la journée à marcher et ne révait que d'une chaise et d'un repas. *Sympa l'ambiance. Pas de poivrot bagarreur, pas de gens louches. J'aime ça.* Il fit un rapide tour d'horizon de ce que l'auberge proposait comme client, remarquant avec joie la présence de nombreuses espèces : *Tiens, des nains. Faudra que je leur demande s'ils ne possèdent pas quelques gemmes à vendre.*
Le jeune elfe se dirigea vers le bar pour commander quelque plat, et c'est ainsi qu'il aperçu l'halfelin qui lui faisait signe. Il se dirigea vers ce qui semblait être un baroudeur et entama la conversation avec lui. Il accepta le marché de l'hin, et au fur et à mesure que les pintes se vidaient, il racontait de plus en plus à son interlocuteur ses voyages, insistant sur les moments forts de ceux-ci.
Aors que la soirée était bien avancée, Ishaa se rendit compte que c'était l'halfelin qui lui racontait désormais une de ses histoires. Mais quand avait-il commencé? L'elfe avait l'esprit embrumé par l'alcool, le manque d'habitude et sa faible constitution jouant en sa défaveur. Sa vision se troubla de plus en plus, jusqu'à devenir totalement floue. Il se sentait bizarre : pas malade, mais il sentait qu'il perdait pied. Avant de tomber dans les vapes, il entendit les derniers mots de son interlocuteur à propos d'une fête du vin, puis son esprit sombra.
"Gniehh..." Les rayons du soleil du matin génaient Ishaa plus qu'il n'aurait pu l'avouer. Il ne se rappelait pas avoir autant bu un jour et constata que son crane était en train de lui reprocher sa forte consommation de la veille, déjà que la bière l'avait mis ko sans ménagement. Il se redressa pour s'apercevoir qu'il était en plein milieu d'un champ, et non pas devant l'auberge comme il s'y serait attendu, parmi les cadavres de la veille. *Mon arc !!* Il chercha dans son carquois et constata qu'il était toujours là, de même que chacune de ses affaires. *Au moins, on ne m'a pas dépouillé.*
Et il n'était pas seul : une jeune femme, très belle pour une humaine, était devant lui, venant apparement de se lever, juste avant lui, et ne l'avait pas encore remarqué, enfin jusqu'à ce qu'elle décide de se retourner. Il lui fit un bref signe de salutation, se frotta la tête avec la main comme pour faire disparaître la migraine, puis il avança jusqu'à être à hauteur de la femme : "Vous aussi, une grosse soirée ?"
|