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 Sujet du message: Gralo
MessageMessage posté...: Ven 11 Mar 2011, 00:55 
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Inscription: Mar 08 Mar 2011, 23:37
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Maitre de Jeu : Njini Mchawi


Nom : Gralo
Alignement : Neutre
Race : Demi Orque
Age : 13
Poids : 77,4 kg
Taille : 189cm
Sexe : Masculin
Classe : Barbare
Divinité : Garagos
Vitesse : 9m, +3 si ni armure lourde ni charge lourde.

Expérience : 0 / 1 000

Caractéristiques :

For         (18)  (+4)
Dex        (12)  (+1)
Con        (14)  (+2)
Int         (8)  (-1)
Sag        (10)  (+0)
Cha        (12)  (+1)

Points de vie : 14

Classe d’armure (CA) : 14 = 10 + 1 (dex) + 3 (armure de cuir clouté)

Initiative : 1 = 1 + 0

Jet d’attaque au corps à corps : 5 = 1+4
  • Arme 1 : Gantelet clouté : Jet d'attaque total 5 / Dégâts 1d4+4 / Critique x2
  • Arme 2 : Épée longue : Jet d'attaque total 5 / Dégâts 1d8+4 (+2 si tenue à deux mains) / Critique 19/20

Jet d’attaque à distance : 2 = 1+1
  • Arme 1 : Javeline : Jet d'attaque total 2 / Dégâts 1d6+4/ Critique x2 / 9m


Jet de vigueur : 4 = 2 + 2
Jet de réflexes : 1 = 0 + 1
Jet de volonté : 0 = 0 + 0


Langues connues :  Commun Orque

Capacité de classe :
Déplacement accéléré
Illettrisme (2pts de compétence)
Rage de berserker

Dons :

Science du combat à mains nues

Caractéristiques raciales :
Vision dans le noir
Sang orque

Compétences :

12 = (4 – 1)x4

Dépendant de la Force :

Escalade (For)* : 3 = 0 + - 1(malus armure)
Natation (For)* : 4 = 2 + 4 - 2(malus armure)
Saut (For)* : 3 = 0 + 4 - 1(malus armure)

Dépendant de la Dextérité :

Acrobaties (Dex) : 0 = 0 + 1 - 1(malus armure)
Crochetage (Dex) : 1 = 0 + 1
Déplacement silencieux (Dex)* : 0 = 0 + 1 - 1(malus armure)
Discrétion (Dex)* : 0 = 0 + 1 - 1(malus armure)
Équilibre (Dex)* : 0= 0 + 1 - 1(malus armure)
Equitation (Dex)* : 1 = 0 + 1
Escamotage / Vol à la tire (Dex) : 0 = 0 + 1 - 1(malus armure)
Evasion (Dex)* : 0 = 0 + 1 - 1(malus armure)
Maîtrise des cordes (Dex)* : 1 = 0 + 1

Dépendant de la Constitution :

Concentration (Con)* : 2 = 0 + 2

Dépendant de l'Intelligence :

Art de la magie/Connaissance des sorts (Int) : -1 = 0 - 1
Artisanat (Int) : -1 = 0 - 1
Connaissances () (Int) : -1 = 0 - 1
Contrefaçon (Int)* : -1 = 0 - 1
Décryptage (Int) : -1 = 0 - 1
Désamorçage/sabotage (Int) : -1 = 0 - 1
Estimation (Int)* : -1 = 0 - 1
Fouille (Int)* : -1 = 0 - 1

Dépendant de la Sagesse :

Détection (Sag)* : 0 =  + 0
Perception auditive (Sag)* : 2 = 2 + 0
Premiers secours (Sag)* : 0 =  + 0
Profession (Sag) : 0 =  + 0
Psychologie (Sag)* : 0 =  + 0
Survie (Sag)* : 2 = 2 + 0

Dépendant du Charisme :

Bluff (Cha)* : 1 = 0 + 1
Déguisement (Cha)* : 1 = 0 + 1
Diplomatie (Cha)* : 1 = 0 + 1
Dressage (Cha) : 5 = 4 + 1
Intimidation / Persuasion (Cha)* : 1 = 0 + 1
Renseignements (Cha)* : 1 = 0 + 1
Représentation (Cha)* : 1 = 0 + 1
Utilisation d'objets magiques (Cha) : 1 = 0 + 1

En gras les compétences de classe et avec une astérisque les compétences innées (utilisables même avec un degré de maîtrise égal à 0)

Équipement :
Gantelet clouté x2 500gx2
Épée longue 2kg
Javeline 1kg
Armure de cuir clouté 10kg
Tenue de voyage 0 kg (gratuite à la création du personnage et pas compté dans le poids si porté)
Sac à dos 1kg
Sacoche de ceinture 500g
Ration de survie x2 500g x2
Silex et amorce

Or : 100 – 5 – 5 – 15 – 1 – 25 – 2 – 1 – 1 – 1 = 44 po

Charge : 16,5 kg (légère)

Description physique :
Ce demi-orque est tout ce qu'il y a de plus commun : d'une peau gris-verte, dépassant largement les deux mètres et avec une masse musculaire plutôt importante, il est ce qu'on peut considérer comme un digne représentant de sa race. D'autant que son apparence n'est pas si médiocre que ça car si on écarte les préjugés raciaux, il a une apparence assez avenante.

Description psychologique :
Moins belliqueux que la plupart des membres de son espèce, il a cependant le même caractère impulsif. Il est cependant un amoureux de la nature et si il s'est dirigée vers une formation plus martiale est brute, c'est qu'indépendamment de cet amour il préfère se mesurer à la nature que vivre avec. Il est aussi assez assidu : malgré ses faiblesses quand à sa compréhension du monde, il a sut apprendre, après de nombreuses heures de travailles, deux alphabets pour ses deux langues.
Il a tout de même un défaut non négligeable : il déteste échouer, et il a tendance, quand il sait que ça lui est possible, tenter à nouveau jusqu'à réussite de son projet.

Partie I : La naissance


Comment mieux commencer l'histoire d'une personne qu'avec les conditions de sa naissance? Né de la liaison d'un orque et d'une humaine, et ayant grandit dans le territoire de Amn, bien que ce soit dans un des rares villages totalement humain le long de la côte, suffisamment éloigné pour éviter le gros des pillages que les pirates pourraient entreprendre et suffisamment bien défendu pour tenir en respect les téméraires pouvant tenter tout de même leur chance.

La mère de notre demi orque est une habitante du village, et son père était un de ces pirates venus dans le village, mais ce dernier ne s'y était pas présenté pour cette raison. Arrivé un soir d'orage, des éclairs zébrant le ciel et une pluie violente dont les gouttes frappaient le sol tel les sabots d'une troupe de cavaliers au galop, l'orque frappa à la porte d'une des maisons du village. Aux vues du temps, personne n'était sorti, et quelle surprise ce fut pour celle qui ouvrit à la porte, surprise déjà par l'heure, mais encore plus quand elle ouvrit la porte : deux orques adultes, tous deux couverts de multiples blessures.

L'un, à moitié porté par son compagnon, était ouvert tout le long de sa cuisse droite, et sa teinte normalement sombre était anormalement claire, ce qui signifiait qu'il avait déjà perdu pas mal de sang. Pour le second, en plus de soutenir son compagnon, il tenait difficilement une hache double d'une main, la seconde passée sous les bras de son frère d'arme. Effrayée, la femme voulut fermer la porte, mais l'orque valide lâcha son arme, chose assez surprenante, pour maintenir la porte ouverte. En des termes simple et avec une voix gutturale, il réussit à faire comprendre qu'il ne souhaitait pas faire de mal à la femelle humaine et qu'il voulait juste un abri pour dormir au sec et soigner son frère. La femme était perplexe, mais elle accepta, se disant que si il voulait entrer, elle aurait du mal à l'en empêcher. Elle ouvrit la porte, laissant aux orques le soin de la refermer derrière eux, et alla aménager un espace où le blessé pourrait être allongé.

Un enfant de trois ou quatre ans maximum était assit sur une chaise rehaussée par des coussins et mangeait sa soupe quand il vit entrer les deux humanoïdes avoisinant les deux mètres vingt. Il lâcha sa cuillère et hurla, hurlement que sa mère fit taire promptement en lui disant de finir son assiette. Quand l'orque valide retourna chercher sa hache, l'enfant émit un nouvelle hoquet de stupeur, car elle était à la fois plus haute et large que lui, mais se tut. Après les soins difficiles, l'orque armé expliqua sa situation : il se nommait Gralo et son frère, le blessé, Gorog. Ils revenaient d'un raid vers leur île avec les membres de leur équipage, mais la mer n'avait pas été clémente avec eux. Ils s'étaient retrouvés dans des récifs, et ils avaient tous deux survécus en s'attachant à une planches cassée qui les avait rabattu sur la côte. Une fois sortis de l'eau, Gralo avait put apercevoir la blessure de son cadet et l'avait trainé durant ce qui lui sembla une éternité jusqu'au village. Il profita de la fin de son récit pour remercier aussi bien qu'il lui était possible la femme pour son hospitalité.

Elle était très touchée par l'histoire qu'elle venait d'entendre, certainement beaucoup plus qu'elle ne l'aurait du, mais elle raconta à son tour que la mer l'avait rendue veuve quelques saisons plus tôt, et qu'elle ne souhaitait ça à personne d'autre, c'est pourquoi ils pourraient rester jusqu'à ce que son compagnon soit à nouveau en état de prendre le large. Elle leur laissa la pièce principale et leur fournit deux couvertures, tandis que son fils, trop apeuré pour dormir dans sa chambre, et elle irait dans l'ancienne chambre de son mari. Avant de se coucher, elle leur donna son nom, qu'elle tenait de sa mère : Heliana.

Le lendemain, elle alla au village parler la situation des orques et l'asile qu'elle leur offrait. Plusieurs se révulsèrent, beaucoup était contre, certains étaient mitigés mais personne n'approuvait son choix, sauf celui que tous considérait comme le plus sage : ils étaient venus sans animosité, avaient demandé l'hospitalité et n'étaient pas en position de menacer de quoi que ce soi, si ce n'est une tentative suicidaire. Pourquoi donc leur refuser l'asile le temps qu'ils se rétablissent? Ce raisonnement en apaisa beaucoup mais en convainquit très peu. D'un commun accord, ils décidèrent que tant qu'ils n'étaient pas une gène et que l'orque valide travaillait pour gagner leur nourriture, ils les tolèreraient dans le village.

Dans l'après midi, Gralo alla voir comment se rendre utile, mais personne ne souhaitait travailler aux cotés d'une créature monstrueuse. Il ne put s'en plaindre, avoua-t-il à Heliana : si un humain avait demandé ne serait-ce qu'un toit pour une nuit dans un village orque, il aurait au mieux été laissé sur le pallier et il ne souhaitait pas évoquer le pire. La veuve décida de permettre à son invité de gagner sa nourriture en allant au fleuve pécher pour la maisonnée et en réparant les quelques dégâts causés par la tempête dans sa propre maison. Durant ce temps elle s'occupait de Gorog, dont la blessure commençait à s'infecter. La fièvre apparaissait, et les quelques notions de la femme étaient tout juste suffisantes pour le laisser dans un état stable.

Au bout de cinq jours, la fièvre n'avait toujours pas baissée et Gralo s'inquiétait. Mis à part ce désagrément, la vie devenait un peu plus apaisée : Heliana retrouvait les avantages d'avoir un « homme »à la maison et Gralo semblait peu à peu trouver une place : sa force permettait de décharger des charrettes bien plus aisément que pour d'autres villageois et la javeline qu'il s'était lui même fabriquée lui était bien utile à la pèche, bien qu'il ne puisse travailler en extérieur qu'en début de matinée et en fin de journée, la luminosité le gênant dans les autres cas.. Le sage lui fabriqua une sorte de voile sombre lui permettant tout de même de voir pas trop mal en plein jour.

Le sixième jour, alors qu'il était en train de déjeuner en compagnie de Heliana, son fils, Brandi, étant en train de jouer avec les quelques autres enfants du village, il fut alerté par le cri d'une femme. Il y avait de la panique dans sa voix, et quand Heliana alla voir à la fenêtre elle poussa un gémissement et piailla qu'il y avait des bandits entourant les enfants. Leurs voix fit entendre, ils demandaient les objets de valeurs et des vivres en échange de la vie des enfants.

Gralo attacha son voile dans le calme, alla chercher sa javeline et prit sa hache. Il fit une brève prière et ouvrit la porte.

La javeline partit et avant même qu'elle soit arrivée, il chargeait un deuxième homme. Ils étaient six, cinq humains et un demi orque. L'humain visé par la javeline s'effondra, un trou dans le thorax, et un second n'eut pas l'occasion de se mettre en garde qu'il fut éventré, cependant les quatre survivants se préparèrent à la suite.

De sa lourde hache, il tint le demi orque et un autre bandit en respect pendant que des villageois avançaient pour prendre la défense de leurs enfants, qui avaient profité du répit causé par Gralo pour se mettre hors de danger. L'orque prenait plusieurs blessures, mais tenait bon, jusqu'à ce qu'un mauvais coup l'atteigne à l'épaule gauche: son adversaire à peau grise avait utilisé une ouverture avec son épée. Les muscles de Gralo enflèrent et dans un élan de colère. Il souleva sa hache d'une main et l'abattit sur le crane de celui qui l'avait blessé. Il lâcha son arme et se jeta sur son second ennemi, à main nues. Ce dernier voulu l'empêcher d'approcher avec sa propre épée, mais il la dévia d'un direct du droit, et le revers brisa les dents de l'humain, ce qui projeta la victime au sol, son bourreau à sa suite. Il offrit encore deux coup puis lui brisa la nuque. En se relevant, il vit que les deux autres bandits avaient été vaincus avec seulement quelques blessures du coté des villageois.

Accablé d'une faiblesse soudaine, il fut néanmoins ovationné par ceux dont il avait protégé les enfants. Il reçu ces remerciements avec joie, mais préféra aller s'allonger. Heliana lui offrit sa chambre, et lors du chemin le menant au lit, elle ne cessa de le remercier d'avoir sauvé son fils. Il ne cessa de sourire, ce qui faisait un rictus étrange sur son visage habituellement froid, visage des combattants habitués à voir la mort. C'était la première fois qu'il se battait pour protéger autre chose que sa vie ou celle de son frère, et il ne trouvait pas l'expérience déplaisante.

La nuit venue, Heliana vint le rejoindre.

Le lendemain, les corps avaient été débarrassés, et Gorog avait reçu les soins de celle qui occupaient le rôle de guérisseuse. Gralo, qui avait toujours été considéré avec méfiance, était considéré comme un invité par tout le village, et plusieurs lui souhaitèrent de passer une bonne journée ou échangèrent quelques mots avec lui. Il parla avec le forgeron des armes que son peuple utilisait et pratiqua le bâton avec des jeunes comme des combattants plus expérimentés, en faisant attention à ménager son épaule blessée... Il vécu les jours qui suivirent quasiment comme l'un des leurs.

Dans la semaine qui suivit, Gorog avait vu sa fièvre quasiment disparaitre et il put sortir prendre un peu l'air à l'aide d'une béquille. Tous voulurent lui conter les exploits de son ainé, et il écouta les histoires avec plaisirs : les humains aussi exagéraient les exploits guerriers. Encore sept jours plus tard, Gorog se réadonnait à des entrainements sous prétexte de devoir faire de l'exercice s'il voulait récupérer plus vite, malgré les réprimandes de la guérisseuse, et tous riaient en voyant la bonne femme d'un mètre soixante en train de gronder l'orque.

Seulement, quinze jours plus tard, Gorog avait récupéré la majorité de ses fonctions motrices et Gralo était au mieux de sa forme. Ils choisirent donc de quitter le village, malgré que les villageois leurs demandèrent de rester encore quelques temps jusqu'à une récupération totale, mais ils ne pouvaient continuer cette vie paisible, les pirates ne pouvaient rester dans un environnement aussi sur sans perdre de leur hargne et de leur vigilance, toutes deux nécessaires à leurs survis. En se dirigeant vers le port le plus proche, Gralo se retourna et vit Heliana verser des larmes. C'était la première fois que quelqu'un était triste de le voir s'en aller. Il s'enferma dans une grande morosité, qui touchait aussi son frère. Les taquineries comme quoi il ne pouvait s'enticher d'une femelle humaine ne firent rien.

Huit mois plus tard, dans le village, une femme poussa des hurlements de douleurs.


Partie II : L'enfance

Le demi orque grandissait trop vite : lors de l'allaitement, sa mère fut surprise d'être mordu par les deux crocs naturels pour les membres de sa race. Tel ceux d'un chiot, ils étaient aiguisés et fins, ce qui avait tendance à gêner Heliana. Le grand frère, de cinq ans son ainé, avait du mal à le considérer comme son frère lors des deux premières années de la vie du nourrisson : la différence physique avait tendance à gêner les enfants, d'autant que les membres de sa génération le considérait un peu comme une abomination, quoi que pas pour les mêmes raisons. Pour les adultes, Heliana avait sali la mémoire de son défunt mari, encore plus en s'adonnant à un pareil péché avec un orque. Pour les enfants, c'était simplement un bébé tout moche qui ne ferait jamais parti des leurs.

Brandi était partagé entre sa mère et ses pairs, mais quand il arriva sur ses neuf ans et que son frère, Gralo, du nom de son père, était en âge de fréquenter les autres enfants, l'ainé se senti obligé de protéger sa famille contre les brimades occasionnelles, aussi disparate soit elle. Après plusieurs combats engageant lui et ses camarades, multiples disputes entre les parents et quelques interventions du sage, les enfants se calmèrent, plus parce qu'ils n'appréciaient pas se faire fâcher par leurs parents suite aux bagarres que par égard pour Gralo, et ils finirent par le considérer comme une simple curiosité, très fertile à cette période de l'enfance.

Quand Gralo arriva sur ses cinq ans, il était presque aussi grand que ceux de huit, et au moins aussi musclé, ce qui entraina les rivalités habituelles entre garçons : qui est le plus fort, qui cour le plus vite, qui nage le plus loin, qui est le plus courageux... On pourrait tirer une liste durant une heure qu'on arriverait pas au bout. Gralo, d'un tempérament tout de même plus enflammé que ses compagnons, avait tendance à être plus téméraire qu'eux, ce qui donnait un certain respect auprès de ses pairs, et aussi plus de remontrances de la part de sa mère. Après tout, essayer de piquer la gamelle des chiens de chasse ou entrer dans un box pour énerver un cheval n'étaient pas les activités les plus sures possibles.

Dès six ans, il était capable de s'entrainer au combat : certes il était plus petit que d'autres, mais sa carrure naturelle et le fait qu'il dépassait les un mètre vingt, ce qui pour un humain de 5ans était impensable, et pour ceux de dix assez grand tout de même, il commençait à s'amuser avec des épées de bois. Le forgeron, avec qui le père du demi orque avait plus ou moins sympathisé, était attentif à ce qu'il ne prenne pas trop de mauvaises habitudes au combat. C'est donc dans ces conditions qu'il commença à apprendre le maniement de diverses armes.

L'année suivante, sa mère lui offrit la javeline que son père avait laissé. Il y avait gravé Gralo dessus, seule chose que l'orque savait écrire dans son alphabet. Gralo, le fils, décida qu'il apprendrait à lire et écrire les deux alphabets. C'est pourquoi, à sept ans, l'enfant eut un emploi du temps constant : l'aube, la pèche, matinée occupée au maniement des armes, le début d'après midi avec sa mère à apprendre les lettres communes, et la fin à travailler dans les cultures ou aider à décharger les quelques charrettes que pouvaient ramener ceux qui, faisant régulièrement des allés/retours avec la plus grande des villes voisines, se chargeaient de faire des provisions pour tout le village. Au crépuscule, il allait rejoindre le sage, qui lui apprenait avec plaisir les quelques rudiments qu'il connaissait de l'alphabet nain, qui était commun à celui des orques à peu de choses près, et il l'aida du mieux possible avec un ouvrage semblait-il orque pour qu'il apprenne la langue de son père. Il n'était pas brillant dans ses études mais il s'efforçait d'apprendre du mieux possible.

Cependant, comme tout garçon, il trouvait un peu de temps libre, et ses différences physiques l'empêchant de passer ce temps à courir les filles, il préféra le passer avec la sorte de palefrenier qui tenait aussi le rôle de maitre chien et, quand cela s'avérait nécessaire, s'occupait aussi des animaux de fermes tels que les volailles. Il appréciait la compagnie des bêtes, et le palefrenier appréciait la compagnie du demi orque, et il semblait être le seul à véritablement occulter la différence d'espèce. Quand Gralo lui posa la question il répondit que ce n'étant pas en traitant moins bien un cheval bâtard qu'un pur sang qu'on lui donnerait ses chances de montrer sa valeur. Dès ce moment, Gralo trouva une sorte de père de substitution.

Gralo cherchait souvent à savoir comment était son père. Tous s'accordaient à dire qu'il était dur, au critères des humains, mais qu'il faisait preuve d'une certaine vigilance pour ce qui était de la sécurité de ses hôtes. Il eut plusieurs fois le récit du combat de son père contre les bandits, et certains des hommes s'étant mesuré à lui quand au maniement des armes étaient tous d'accord pour dire que c'était un des types de combattants les plus dangereux : ceux qui préfèrent causés de lourds dommages quitte à négliger sa défense. Ces récits faisaient bouillir le sang du demi orque, qui souhaitait se mesurer à son tour à ces hommes, en leur demandant à la fin de chaque duel si il s'approchait de son père.

Dans tout ce qu'il apprit, seul sa mère parlait de lui comme un être tendre : elle l'avait connu à la fois comme un grand frère protecteur auprès de Gorog mais aussi en tant qu'amant. Elle ne le disait pas tendre comme un humain, mais tendre « à sa façon »; à la fois un peu bourru et ne prenant pas toujours en compte l'avis des autres, mais il agissait toujours de manière à rendre la vie de ses proches plus facile et agréable, et jamais dans le but de faire mal.

Jamais on ne lui conta qu'il était pirate.

Cela, il l'apprit lors d'une altercation, quand il approchait de ses dix ans – il faisait la taille d'un humain adulte et avait des épaules respectables. Lors d'un entrainement à main nue, il s'était retrouvé en difficulté contre une personne de sa taille et, quoi de plus faible, extrêmement vif. C'était la première fois qu'il se retrouvait dans une difficulté qu'il n'arrivait pas à contourner par la force brute. Frustré de ne pouvoir que se défendre, et en colère contre son incapacité, il battit en retraite de manière imprévisible, ce qui lui laissa assez de temps pour déclencher toute la fureur qu'il avait emmagasiner ces dernières années : certes, il faisait partie intégrante du village, mais les regards étaient toujours un peu méfiant avec lui, dans l'attitude des gens on pouvait sentir qu'il était différent, surtout les enfants plus vieux qui, alors que petits ils le surplombaient encore un peu, se retrouvaient avec une tête de moins et une musculature trop insuffisante pour lui tenir tête à la lutte, ou dans beaucoup d'autres disciplines physiques.

L'élan de fureur qui le traversa le fit se jeter sur son adversaire qui, devant cette manœuvre inattendue, ne put que se mettre en garde. Heureusement qu'il avait eut ce réflexe : quand il abattit son poing, avec sa rage comme allié, il fit s'effondre son adversaire sur le dos. Le surplombant de toute la hauteur, il avait un léger sourire aux lèvres qui disparu devant les gémissements de son compagnon, qui se tenait le poignet. La guérisseuse accourut et annonça une légère fêlure après quelques palpations.

Sous le coup de la colère, la mère du jeune homme approcha et lâcha qu'il était le digne fils de son père, qui, pirate sans cœur, avait sous le coup d'une fureur similaire, éclaté le crane d'un demi orque à coup de hache et brisé celui homme avec ses poings. La désillusion fut totale pour Gralo. Il idolâtrait son père qui, malgré les préjugés raciaux, avait su gagner leur confiance et vivre un temps parmi eux, et non qu'il venait d'une vie de criminel et qu'il avait abandonné sa mère et lui pour retrouver cette vie.

Un déclic se fit dans sa tête, et il compris qu'il devait partir. Pas tout de suite, mais bientôt, pour vivre lui aussi sa vie ailleurs, trouver sa propre voie, quitte à revenir si elle le ramenait sur ses pas. C'est pourquoi les six mois suivant, il les passa à apprendre quelques astuces pour vivre seul, il prit des informations des marins, des gens allant souvent en ville, du sage, du palefrenier, des chasseurs... Il oubliait vite tout ce qu'on lui disait, mais il retenait certaines bribes lui permettant de se faire une idée de comment survivre dans la plupart des milieux : foret, bord de mer ou de fleuve, sur le bord des routes, en ville...

Il prépara sa mère à son départ, et elle le jugeait trop jeune, même si à ses 11ans, année de son départ, il était le troisième plus grand du village et que le forgeron et quelques hommes de mer seulement le surpassait en force. Il décida de ne rien prendre si ce n'est une tenue de voyage et sa javeline. Le forgeron teint à lui offrir une vieille épée rouillée, et sa mère un sac avec quelques provisions, mais ce fut tout. Il fit ses adieux à tous, même ceux avec qui il n'avait jamais sympathisé, et parti en disant à son frère ainé, mesurant bien une tête de moins que lui, de prendre soins de sa mère et du village. Il ne promit pas qu'il reviendrait, sachant qu'il ne connaissait pas le chemin que la vie allait tracer pour lui. Et il parti enfin, en accompagnant un des hommes allant en ville avec sa charrette.

Heliana pleura pour la troisième fois pour voir partir quelqu'un qu'elle ne reverrait pas : son mari, son amant et désormais son fils.

III L'aventure

Si un enfant humain de onze ans prenait la route seul, on prendrait ses parents pour des irresponsables. Si un enfant elfe faisait de même, ce serait quasiment comme de la folie que l'acte serait considéré. Pour un demi orque, c'est une période ou on commence à vraiment rechercher le danger et vouloir faire ses preuves en tant que guerrier. Gralo n'échappait pas à cette règle, bien qu'un peu moins belliqueux que la plupart de ses congénères.

Ne sachant trop où se diriger, une fois seul, il avait chercher dans des bourgades des personnes souhaitant bien le prendre comme garde ou mercenaire. C'est après quelques échecs qu'il accompagna une sorte de mage itinérant qui souhaitait se rendre à la capitale. Venant d'une ville non loin de la côte, le trajet aurai du être assez bref, mais le mage souhaitait faire des escales dans plusieurs endroits où il avait des connaissances.

Cet homme, un peu enveloppé, avec un caractère bien trempé et très sévère, ne traitait pas véritablement Gralo comme un garde, mais plus comme un serviteur s'occupant des corvées physique, tandis que son véritable valet était là pour le reste : cuisine, toilette... Leur caravane aurait du se faire attaquer, mais pour une raison qui échappait au demi orque, ce transport défendu par un valet maigrelet, un gros magicien et un seul garde mal armé, fit ses deux mois de trajets sans encombre.

Durant les escales, Gralo profitait de ses moments de libre pour rendre quelques services en échange de petites sommes, ce qui allait d'une aide pour porter des malles à surveiller un cheval durant une heure. Ainsi, au bout de ces deux mois, grâce à ses quelques économies et sa solde, il eut de quoi se payer une vieille armure malodorante faite de morceaux de cuirs rapiécés et en fâcheux état. Certes, elle n'était pas très protectrice, mais il trouva un second convoi à garder plus facilement car elle donnait l'impression d'un guerrier aguerri n'étant pas à sa première campagne. Les gens jugeant difficilement l'âge d'un demi orque, que l'on considère facilement plus âgés, ça paraissait un peu plus vraisemblable.

Seule chose étonnante pour Gralo, c'est que ce fut son premier voyage en mer : il accompagnait un transport de marchandise vers un autre royaume que celui du commerce. C'était un transport à la fois de chevaux et de céréales diverses. Le voyage durerait aussi dans les deux mois, et Gralo eut le plaisir de découvrir les joies d'un bateau qui tangue pour qui n'a jamais vécu en mer. Décidant qu'il devrait apprendre à vivre malgré ces conditions, il s'entraina à se battre à la fois contre la nausée et contre les autres mercenaires engagés pour l'occasion. Il y aurait deux escales : le lac vapeur pour les chevaux et où on récupèrerait des fruits pour les revendre avec les céréales au retour en Calimshan contre des épices qui seront ramenés en Amn et exporté par voie terrestre en Cormyr. Ces échanges ne fascinaient pas Gralo, mais une partie des bénéfices lui serviraient de solde, il ne s'en plaignait donc pas.

Sur le retour, on aperçu des pirates, mais par chance, le vaisseau était suffisamment rapide maintenant moins lourd pour permettre au vaisseau de ne rattraper le navire marchand qu'à proximité de Athkatla, ce qui les découragea. Il n'y eu donc aucune bataille dans laquelle Gralo aurait put se tester face à la mort. C'est donc plutôt mitigé qu'il retourna sur terre, mais avec une solde un peu plus conséquente que la fois précédente. De plus, il avait gagné quelques pièces supplémentaires durant son trajet : les paris auxquels aiment se frotter les marins ne sont pas toujours les meilleurs. Au bras de fer, si il réussissait à concentrer la colère comme lors de son coup précédent, peu des membres d'équipages arriveraient à le vaincre, et il n'en avait affronter aucun.

En regardant dans sa bourse, il vit qu'il avait à peine plus de 10pièces d'or. Avec ça, il n'avait pas vraiment de quoi se payer de nouvelles fourniture, et il reprit donc le large avec un nouveau navire, cette fois ci un d'escorte, plus léger et plus rapide, pour accompagner deux navires marchands. Il aurait plus de chance de trouver un adversaire et fréquenterai des hommes d'armes expérimentés. Il pratiqua donc de nombreuses heures le maniement de son épée grossière, ce qui faisait rire les autres mercenaires. Il ne sut trop vers quelle port ils se dirigeaient, cependant il rencontrèrent deux navires pirates le long de de la côte des épées. Tous deux rapides, mais suffisamment gros pour transporter des marchandises, ils rattrapaient facilement les navires marchands, mais auraient put se faire distancer par le navire d'escorte.

L'un des navires pirates alla directement sur celui de Gralo, qui poussa, à l'unisson avec ses compagnons, un hurlement de défi auxquels ses adversaires répondirent. La bataille ne fut pas héroïque, la plupart des pirates comme des mercenaires tuèrent leurs adversaires grâce à des coups dans le dos ou sous le nombre, et le demi orque ne fit pas exception à la règle. Cependant, les pirates sabotèrent le navire d'escorte, et tous, mercenaire comme pirates se dirigèrent vers le bateau des pillards.

Les pirates restés à bord avaient pour mission d'empêcher quiconque n'étant pas des leur de poser pied sur le navire, les mercenaires, au prix de nombreuses vies, prirent pied sur le navire et en laissant encore beaucoup des leurs, réussirent à prendre le contrôle du bâtiment. Cependant, ils n'étaient plus qu'une dizaine en vie, dont bien la moitié n'avait jamais dirigé un navire. Ils se débrouillèrent comme ils purent pour se dégager de l'épave qui risquait de les entrainer vers le fond puis laissèrent jetèrent l'encre, en espérant que les navires marchands survivraient.

Heureusement, nombre des membres d'équipages du transport abordé savaient se battre, et de l'autre coté du navire viens s'accoler le second qui joignit ses forces à celles déjà présentes, et ils purent repousser les ennemis. Voyant le navire pirate encré dont le pavillon était descendu au profit d'un blanc, l'un des transports s'approcha et permit à des membres de l'équipage de diriger ce nouveau bateau. Le reste du trajet fut sans incident, avec deux points bénéfiques pour Gralo : il avait gardé la vie sauve et avait put récupérer une épée longue en bon état sur le cadavre d'un de ses compagnons tombé. Il dut aussi faire preuve d'une certaine autorité pour garder la javeline de son père, qu'il avait jeté sur celui qui comptait l'empêcher de monter à bord du navire pirate, car d'autres le disaient mentir et ce fut un nain, le seul nain marchand du vaisseau, qui confirma l'inscription marqué sur l'arme et qui permit à Gralo de garder l'arme de son père.

Acte dont il était peu fier, le demi orque avait aussi, comme ses camarades restés à bord du navire pirate, détroussé les morts, et avait ainsi accumulé un peu plus d'argent : avec sa solde, il se retrouvait avec une trentaine de pièces d'or et six pièces d'argent. Quand il eut à nouveau le pied à terre, il alla de se pas se trouver une meilleure armure que l'actuelle, toujours aussi navrante avec ses éraflures supplémentaires.

Il se permit donc d'aller chez un armurier travaillant les matériaux souples, car il n'aimait pas se savoir gêné dans ses mouvements. Il trouva à son goût une armure de cuir clouté et le forgeron, bon commerçant, réussi à lui faire prendre par la même occasion une paire de gantelets du même matériaux avec cependant des pointes plus marquées sur le dessus du gant. Il manquait quelques pièces d'argent pour payer la totalité de la somme, mais le forgeron lui dit de garder les piécettes d'argent si il voulait bien l'aider à ranger l'atelier : son apprenti était parti quelques temps dans sa famille et son aide lui manquait.

C'est ainsi qu'il finit à la table du forgeron et de sa femme, une tisserande, le soir. Il mangea de la nourriture simple, quoi que copieuse et de meilleure qualité que ce qu'on lui avait servit sur le navire. Le forgeron avait la langue bien pendue et l'aventurier une oreille attentive, ils restèrent donc assez longtemps à table, et quand l'humain proposa au demi orque de tirer sur sa pipe en suivant, le jeune encore en pleine adolescence décida d'essayer. Comme lors de toutes les premières fois, il faillit tousser, mais se retint, bien que ses yeux furent larmoyants. L'homme sourit, et le demi orque décida de ne pas en prendre une autre bouffée.

La femme, qui râlait en disant que son mari ne devait pas inciter d'autres personnes à fumer, se tourna vers son invité et lui fit comprendre que si il voulait faire ses preuves et trouver sa voix, elle avait une piste. Le mari, interloqué, lui demanda à quoi elle pensait, et elle lui rappela qu'ils devaient tous deux envoyer des fournitures sur une île non vieille où pas mal de choses restaient à être construites. Intéressé, Gralo demanda le nom de cette île, et elle la nomma : Gemmaline.

Il resta encore deux jours avec le couple, à loger dans la chambre de l'apprenti et à aider un tant soit peu à la forge tant qu'il le pouvait tout en faisant un maximum de travail en dehors pour des économies. Il amassa 4pièces d'or, et comme le voyage lui était gratuit via les relations qu'il entretenait avec deux des commerçants envoyant des fournitures il les mit dans sa bourse. Le forgeron lui fit dont d'une sacoche de ceinture, lui disant que c'était mieux qu'avoir la bourse pendante à portée de mains indiscrètes. La femme, tout aussi pratique, lui fournit de quoi se restaurer deux jours, et des aliments qui se conservaient assez bien.

C'est sur le quai qu'il eut le plus grand coup de chance qu'il n'ait pu vivre jusqu'alors : à quelques mètres des planches permettant d'embarquer, il vit un objet luisant. Il s'approcha et découvrit une alliance. Il regarda de gauche et de droite et remarqua un homme affolé cherchant par terre à quelques mètres de là. Il lui demanda ce qu'il cherchait, et il répondit son anneau. Si il ne retrouvait pas, il semblait insinuer que sa femme allait l'écarteler. Gralo lui dit avoir trouvé une bague pouvant correspondre, et les yeux de l'homme s'illuminèrent. Il reconnu l'anneau et le prit sans hésitation, mais en même temps qu'il remerciait le demi orque, il sorti sa bourse et la lui tendit, en disant que son service en valait bien dix fois plus. Il repartit tout sourire et Gralo regarda à l'intérieur : il y avait bien 40pièces d'or dans la bourse.

La chance semblait bénir son voyage, et il s'avança pour monter à bord de son navire avec un enthousiasme rare.

FIN


Dernière édition par Gralo le Sam 12 Mar 2011, 18:50, édité 3 fois.
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