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 Sujet du message: Vesana Demens, la Changeline sociopathe
MessageMessage posté...: Ven 08 Juin 2012, 16:45 
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Citation:
Maitre de jeu: Loki Kensei


Citation:
Nom : Vesana Demens
Alignement : Chaotique Neutre
Race : Changelin
Âge : 17 ans
Taille : 1.7 m
Poids : 50 kg
Sexe : féminin (enfin, autant qu'un changelin permutateur peut l'être ...)
Classes : Brute 1
Divinité : aucune, Vesana rejette les sociétés humaines et leur représentants suprêmes, les Dieux.
Région : Amn


Vitesse de déplacement au sol : 9 m (6m avec une charge moyenne)

Expérience : 0 / 1000

Citation:
Statistiques

Force : 16 (+3)
Dextérité : 16 (+3)
Constitution : 10 (+0)
Intelligence : 10 (+0)
Sagesse : 6 (-2) (L'esprit de Vesana est fragile et malléable. Elle est totalement désorientée)
Charisme : 14 (+2)

Points de vie : 10 (1d10 + 0 (Constitution) )


Citation:
Classe d'Armure :
    Armure de cuir + Ecu
  • Normale : 18 = 10 + 3 (Dextérité) + 3 (Armure de cuir cloutée) + 2 (Écu en bois)
  • Dépourvu : 15
  • Contact : 13

    Vêtements renforcés
  • Normale : 15 = 10 + 3 (Dextérité) + 2 (Vêtements renforcés)
  • Dépourvu : 12
  • Contact : 13



Citation:
Corps à corps : +4 = 1 + 3 (Force)
  • Dague : +4 corps à corps, 1d4+3/19–20/x2
  • Coutelas : +4 corps à corps, 1d6+3/19–20/x2
  • Épée courte +1 en argent +5, 1d6+3/19-20/X2
  • Faux +1 en argent +1: +5 corps à corps +magie, 2d4+4(+1 magie -1argent)/x4

Distance : +4 = 1 + 3 (Dextérité)

Jet de Réflexes : 3 = 0 + 3 (Dextérité)
Jet de Vigueur : 2 = 2 + 0 (Constitution)
Jet de Volonté : -2 = 0 - 2 (Sagesse)


Langues connues
  • Commun

    Aptitude de classe
  • Armes et armures. La brute est formée au maniement de toutes les armes courantes, des armes de guerre et des boucliers (sauf des pavois). Il est également formé au port des armures légères.
  • Dons supplémentaires. Au niveau 2, la brute peut choisir un don supplémentaire, en plus de celui auquel tout le monde a droit et de celui qui est offert aux humains. Par la suite, il en gagne un autre tous les niveaux pairs (4, 6, 8, 10, 12, 14, 16, 18 et 20). Ses dons supplémentaires doivent forcément être choisis parmi ceux qui sont indiqués comme étant des dons de guerrier ou alors Pistage urbain. Le personnage doit satisfaire à toutes les conditions requises pour chaque don, y compris les valeurs de caractéristiques et le bonus à l’attaque minimaux.
    Ces dons sont obtenus en plus de ceux que n’importe quel personnage acquiert tous les trois niveaux. Lorsqu’il choisit un des dons auxquels tout le monde a droit, la brute n’est pas limité à la liste des dons de guerrier.

Dons

Handicaps
  • Distrait (Vesana déteste ce monde, elle se perd dans ses souvenirs de jeunesse facilement et elle est donc rarement consciente de tout ce qui l'entoure.)
  • Rancunier (Depuis la mort de sa mère, Vesana est une boule de sentiment prêt à exploser. Bien qu'elle ne tienne pas à la vie, elle ne supporte pas que quelqu'un la blesse et elle perd toute forme de prudence tant qu'elle n'aura pas blesser en retour son agresseur. Oeil pour oeil, dent pour dent.)

Citation:
Caractéristiques raciales
  • Vitesse. Les changelins ont une vitesse de base au sol de 9 mètres
  • Bonus racial de +2 contre les sorts, facultés et effets de sommeil et de charme
  • Bonus racial de +2 en Bluff, Intimidation et Renseignement
  • Linguiste naturel. les changelins ajoutent Langage comme compétence de classe à l'ensemble des classes qu'ils adoptent
  • Changement de forme mineure. les changelins ont des capacités surnaturelles de changer d’apparence comme si ils utilisaient le sort de déguisement, transformant leur corps mais pas leurs possessions. Cette capacité ce n’est pas une illusion mais une altération physique mineure qui affecte le visage, de la couleur de peau et la texture, et la taille dans les mêmes limites décrit par le sort Déguisement.
    Un changelin peut utiliser cette capacité à volonté, et cette altération perdurera jusqu’au nouveau changement de forme.
    Un changelin reprend son apparence originelle lorsqu’il est tué. Seul un sort de Vision Lucide révèle sa véritable apparence.
    Lorsqu’il emploie sa capacité de créer un déguisement, le changelin reçoit un bonus d’opportunité de +10 sur les tests de déguisement. Cette action prend un round entier.


Citation:
Compétences

Les bonus aux compétences sont ici exprimés sans les malus d'armure (-1 pour les vêtements renforcés et pour l'armure de cuir clouté) ni les malus dus au bouclier (-2 pour l’Écu de bois) ni les malus dû à l'encombrement (-3 pour un encombrement moyen)

Liées à la Force

-Escalade* : 3 = 0 + 3 (Force)
--Natation* : 3 = 0 + 3 (Force)
-Saut* : 3 = 0 + 3 (Force)

Liées à la Dextérité

-Discrétion* : 3 = 0 + 3 (Dextérité)
-Déplacement silencieux* : 3 = 0 + 3 (Dextérité)
-Escamotage : 7 = 4 + 3 (Dextérité)
Maîtrise des cordes* : 5 = 2 + 3 (Dextérité)
-Équilibre* : 3 = 0 + 3 (Dextérité)
Équitation* : 3 = 0 + 3 (Dextérité)
-Évasion* : 3 = 0 + 3 (Dextérité)

Liée à la Constitution

Concentration* : 0 = 0 + 0 (Constitution)

Liées à l'Intelligence

Artisanat (Autre)* : 0 = 0 + 0 (Intelligence)
Connaissances (Folklore local) : 0 = 0 + 0 (Intelligence)
Contrefaçon* : 0 = 0 + 0 (Intelligence)
Estimation* : 0 = 0 + 0 (Intelligence)
Fouille* : 0 = 0 + 0 (Intelligence)

Liées à la Sagesse

Détection* : -6 = 0 + -2 (Sagesse) -4 (Distrait)
Perception auditive* : -6 = 0 + -2 (Sagesse) -4 (Distrait)
Premiers secours* : -2 = 0 + -2 (Sagesse)
Psychologie* : -2 = 0 + -2 (Sagesse)
Survie* : -2 = 0 + -2 (Sagesse)

Liées au Charisme

Bluff* : 8 = 4 + 2 (Charisme) + 2 (racial)
Diplomatie* : 2 = 0 + 2 (Charisme)
Dressage : 2 = 0 + 2 (Charisme)
Déguisement* : 12 = 0 + 2 (Charisme) + 10 (Déguisement)
Intimidation* : 8 = 4 + 2 (Charisme) + 2 (racial)
Renseignement* : 4 = 0 + 2 (Charisme) + 2 (racial)
En gras et bleu les compétences de classe, avec une astérisque les compétences innées (utilisables même avec un degré de maîtrise égal à 0) et avec un tiret devant, les compétence concernées par le malus d'armure aux tests.


Equipement
    Dans le sac à dos quand pas équipés (1kg vide) (43.8 kg rempli) (2po)
  • Pantalon, chemise, gilet et manteau masculins. (Vêtements renforcés) (poids : 6 kg) (20po)
  • Robe. (Vêtements renforcés) (poids : 6 kg) (20po)
  • Écu en bois (poids : 5 kg) (7po)
  • Habit d’érudit (poids : 3 kg) (gratuit car 5po)
  • Armure de cuir cloutée (poids : 10 kg) (25po)
  • Coutelas (poids : 1.5 kg) (15po)
  • Habit de paysan (poids : 1 kg) (0.1po)
  • épée courte en argent de métamorphose (peut se changer en faux) (poids : 5 kg)
  • Outre (poids : 2 kg) (1po)
  • Corde en soie, 9 m (poids : 1.5 kg) (10po)
  • Litre de bière dans flasque (poids : 1.25kg) (7+3pc)
  • Vin de table dans flasque (poids : 1kg) (8+3pc)

    Dans la sacoche de ceinture (0.5 kg vide) (4.7kg plein) (.1po)
  • 6 morceaux de 100cm de Corde en soie (poids : 1 kg) (Baillons)
  • Dague (poids : 0.5 kg) (2po)
  • 2 paires de Menottes (poids : 2x1 kg) (2x15po)
  • Vin de table (poids : 1kg) (8+3pc)
[/list]

Or possédé : 5 pa et 8 pc

Poids total de l'équipement : 51.75 kg. (charge moyenne)

Charge légère jusqu'à 38 kg / Intermédiare de 38 kg à 76.5 kg / Lourde de 76.5 kg à 115 kg

Background

Citation:
Je suis née dans l'Amn, cette région peuplée d'humain qui se croient nobles car ils sont fortunés. Ils sont riches, mais sans leur précieux argent, ils ne seraient rien.
Mes parents faisaient parties de ces êtres, ma mère était née d'une famille de la moyenne noblesse et mon père était un puissant marchand qui avait su trouver sa place en Amn. Ils ont eu la chance de réussir à concilier mariage d'amour et d'intérêt. La famille de ma mère agrandissait ses richesses et mon père rentrait dans la noblesse.

Ils se sont alors installés dans une immense propriété à l'Ouest de la plaine de l'Amn à quelques centaines de lieux de l'Océan. Leur domaine était ainsi suffisamment loin de l'agitation des métropoles pour fonder une famille, mais il occupait une place stratégique au coeur des routes de commerce.

Leur château est donc devenu un petit nid d'amour pour mes deux parents pendant quelques années durant lesquels ils ont vécu en dehors de la réalité entamant légèrement leur fortune. Puis un jours, ce qui devait arriver arriva, la jeune femme tomba enceinte. Quel ne fut pas le bonheur du jeune couple et de leur famille, un héritier était en route. On fit construire la chambre, on commença déjà à chercher des précepteurs, on acheta des ouvrages allant du livre de conte pour sa petite enfance jusqu'aux livres de science pour son éducation. Le château était en effervescence !


Citation:
Puis, au plus beau jour de l'été, la robe de la future mère fut détrempée et des élancements violents la prirent au ventre : l'enfant était en route ! On fit arriver en hâte le médecin accoucheur qui installa la mère dans sa chambre, faisant sortir la plupart des domestiques. Seuls restèrent les parents, le médecin et quelques uns des domestiques parmi les plus fidèles pour assister le docteur.

L'accouchement se déroula sans accroc, je naquis telle une rose s'ouvrant au printemps, sans aucune difficulté. Mais, je n'étais pas attendue ainsi. Quand l'accoucheur vit mon visage, il hurla de terreur. Le bébé n'avait pas de traits propres, mais une peau toute lisse, d'un blanc laiteux qui tranchait avec le teint halé de mes parents. Les domestiques furent secoués par le cri du médecin, mais ce n'est que plus tard, quand ma mère me pris dans ses bras que ceux-ci comprirent la raison de sa terreur : je n'avais rien d'humain si ce n'est les hurlements qui suivent la naissance.

Tous les domestiques sortirent immédiatement sans demander leur reste, le médecin, restant professionnel, s'assura que ni la vie de la mère, ni celle du monstre qu'elle avait engendrée n'étaient en danger avant de partir précipitamment sans exiger le moindre paiement.

Le lendemain, les trois-quarts des hommes et des femmes travaillant pour mes parents étaient partis, seuls restaient les amis de la famille ou ceux qui avaient plus peur de la banqueroute que des forces occultes. L'ambiance était tendue, et bien qu'ils soient restés, aucuns des serviteurs ne voulaient seulement approcher de la chambre où l'horreur était née.

Mon père tentait tant bien que mal de conserver ses domestiques, leur promettant des revenus plus importants, leur disant qu'il ne comprennait pas la raison du départ des autres. Alors qu'il la comprenait parfaitement. Il fit tout son possible pour taire la rumeur de la naissance d'un monstre dans leur château. Il expliquait que ce n'était pas un monstre, mais que l'enfant était gravement malade, et que la peur de ses serviteurs était due au fait que cette maladie donnait un aspect singulier à sa peau qui partirait d'ici quelques mois.
Il fini par rendre sa rumeur plausible, il savait qui payer pour lancer des on-dit entendus. Ainsi, les deux rumeurs s'annulèrent et plus personne ne sut qui croire. Certains avaient pour source d'anciens domestiques du château, d'autre, des spécialistes qui avaient examiné l'enfant. Un climat d'incertitude entourait le château et il ne serait levé que quand l'enfant serait vu par tous. Mais lui, mon père, il savait ce qui s'était passé. Il savait ce que j'étais. Qui mieux que lui pouvait le savoir, puisque je lui étais semblable. J'étais un changelin, tout comme lui. Un être polymorphe à même de changer d'apparence à volonté. C'est pourquoi il tentait désespérément de lancer une contre rumeur me donnant une apparence humaine, puisque bientôt, je pourrai revêtir l'apparence de son choix.

Ma mère ne vit absolument rien de tout cela, l'instinct maternelle l'habitait toute entière. Avant même ma naissance, elle savait qu'elle m'aimerait et qu'elle me protégerait quoi qu'il arrive. Elle savait que mon père était un changelin et qu'ainsi, leur enfant avait une chance sur deux d'être de même nature et comme elle avait accepté la véritable nature de l'homme qu'elle aimait, elle a accepté ma véritable nature. Aussi, dans les premiers jours où je découvrais ma capacité à changer d'apparence, je la fis rire en modelant mon aspect dans ses bras ou en tentant malhabilement d'imiter ses traits.


Citation:
Dès que mon père parvint à arrêter les commérages sur son enfant, il fut de retour au château et il se concentra sur mon éducation. Son but était que je prenne le plus vite possible une apparence fixe que je garderais pendant toute ma vie. Il avait décidé de se cacher parmi les humains, ne changeant d'apparence qu'en dernier recours et il voulait pour moi la même existence, celle d'un humain à la personnalité unique. Quel idiot ! Enfin, il était persuadé de faire le bon choix, qu'un changelin ne pouvait pas être heureux en changeant tout le temps de vie, que pour l'être, nous devions nous fixer. Il n'avait peut-être pas tord puisque je ne suis pas heureuse.

En tout cas, il mis toutes ses forces dans son entreprise, il me punissait quand je changeais d'apparence et plus je gardais la même allure longtemps et plus il me choyait. Il fallut de nombreux mois pour que le bébé que j'étais comprenne le jeux de son père et même une fois compris, je ne m'y pliais pas. Il dut ainsi attendre plus d'un an avant qu'il ne puisse me sortir au grand jour, sous l'apparence d'un petit garçon joyeux et espiègle gazouillant gentiment. La rumeur d'un enfant horrible prit donc un coup énorme avec ma première sortie, une partie des domestiques même revinrent voir mon père la queue entre les jambes afin qu'il les réembauche. Mon père fut ainsi soulagé et il put enfin se concentrer de nouveau sur ses affaires et entretenir sa fortune qui réduisait à vue d'oeil.


Citation:
Je pus ainsi passer les premières années de ma vie paisiblement, dans l'opulence et la facilité. A partir du moment ou j'appris à parler, mon père m'apprit à grandir, à changer mon apparence progressivement afin de simuler une croissance humaine. Je pouvais ainsi gommer petit à petit les erreurs que j'avais faites plus tôt et ainsi modeler l'apparence que je voudrais garder. Que la vie était facile en ces temps là. Je ne faisais que me divertir. Nous étions l'une des familles les plus riches des environs, tous les enfants voulaient être mes amis. Avec la puissance de mes parents et mes pouvoirs, tout m'était permis. Au fur et à mesure des années, je me rendais de plus en plus beau et mes parents devenaient de plus en plus riches. De plus, je n'avais aucun ennemi. Qu'il est facile de ridiculiser un rival quand on peut prendre son apparence. Il suffit de l'exhiber dans des circonstances humiliantes. Je vécus donc une enfance de luxe paisible sans une ombre au tableau. Un avenir radieux m'attendait.


Citation:
Mais à l'adolescence, quelque chose d'imprévu se produisit. En entrant dans la vie adulte, un sentiment oppressant de ne pas être moi même croissait en moi. Je me sentais de plus en plus étranger au corps que j'habitais, comme s'il ne me correspondait plus. Je me désintéressai des filles, pour me concentrer sur les garçons. Je ne supportais plus mon allure masculine : je devenais une femme. Aussi, peu à peu, je m'amusais à prendre de plus en plus souvent l'apparence d'une fille de mon âge. Au début, je le faisais surtout par jeux, uniquement quelques instants devant la glace, puis progressivement me vint l'envie de sortir ainsi, de tester mes charmes sur des hommes.
Ainsi un jours, je fis une première sortie en ville. J'avais pris des vêtements de ma mère et ayant pris les traits d'une jeune femme pulpeuse et séduisante, je partis en direction de la plus grande ville des environs. Une fois sur place, je me dirigeai vers le lieux où je savais que je pourrais trouver des hommes pour voir quel était l'ampleur de mon pouvoir de séduction : une taverne. Quel ne fut pas mon bonheur quand je découvris une taverne remplie de marins virils. Ils furent tous très réceptifs aux charmes de mon apparence. Vraiment très réceptifs. Trop réceptifs. J'avais sous-estimé la bestialité des hommes. Une femme qui parlait à des marins, à plus forte raison si elle était belle, ne pouvait être qu'une putain qui racolait. Ils me firent donc des propositions de prix. Je les accueillis d'abord en riant, prenant cela comme un jeu ou tout du moins une preuve de mes charmes. Mais leurs demandes devenaient de plus en plus insistantes, vraiment très insistantes. L'atmosphère devenait oppressante et je me rendis compte trop tard qu'il était temps de partir. Plusieurs d'entre eux m'ont fait sortir de la taverne. J'ai alors cru qu'ils s'étaient calmés et qu'ils me raccompagnaient à la sortie. Mais quand je sentis leurs mains sur mes épaules et mes hanches, je compris que leurs intentions étaient toutes autres. Je me suis débattue, mais seule contre cinq marins ... J'ai voulu hurler, mais leur grandes mains étaient les plus efficaces des baillons. J'était trop tétanisée pour me défendre ...
Quand ils m'ont enfin laissée seule dans la ruelle sombre où ils m'avaient traînée, je restai longtemps blottie en boule, dos contre le mur, serrant contre ma poitrine mes vêtement déchirés. J'ai pleuré, en silence, comme j'avais hurlé en silence.
La lumière du jour diminuait rapidement et je pris soudain peur quand je remarquai que la nuit allait bientôt tomber. Je me levai tout à coup et récupérant ma forme primordiale, je courus à travers les rues en direction du château de mon père. Je ne regardais personne. Je n’entendais pas leurs hurlements de stupeur. Tout était noir autour de moi. Le seul point de lumière était la demeure familiale, le seul lieu où je serais en sécurité.
J'arrivai chez moi à la tombée la nuit. Je bousculai tous les gardes ou domestiques, rien de ce qu'ils pouvaient dire ou faire ne m'arrêterait tant que je ne serais pas près de mes parents. Je les trouvais dans la grande salle, justement en train de s'inquiéter à mon sujet. Ma mère resta bouche bée devant mon entrée en robe déchirée sous mon allure neutre, le visage ruisselant de larme. Mon père lui, me réceptionna à mon arrivée, me prenant dans ses bras pour me rassurer. Au bout de quelques secondes, il me repoussa pour me gifler. Mais immédiatement, il me repris dans ses bras en s'excusant et pleurant avec moi.
Les domestiques autour étaient tétanisés, complètement étrangers à la scène, ils ne comprenaient rien de ce qui s'était passé. Agacé par ces hommes et ces femmes qui restaient plantés face à lui la bouche ouverte, il pris lui aussi son aspect primordial en leur hurlant de décamper.
Il avait tout compris. Il savait que j'était arrivé à l'âge où le sexe définitif d'un changelin fait irruption, il savait que depuis plusieurs mois, je m'amusais à me changer en fille et il m'avait vu sortir avec la robe de ma mère, mais il n'avait pas su quoi faire. Il ne pensait pas que cela aurait pu prendre de telle proportion. J'avais été totalement inconsciente. Mon inconscience avait condamné mes parents à la déchéance. Mon père en avait conscience, c'est pour cela qu'il avait repris sa forme originelle pour faire fuir les serviteurs. Nous avions tout perdu, mais mon père pouvait m'offrir quelque chose, quelque chose de stupide, de mauvais, qui ne résoudrait rien, mais qui nous défoulerait lui et moi.
Quand il sentit que je m'étais calmée, il me demanda où. Je lui répondis le nom de la taverne des marins. Ils me demanda qui. Je lui répondis le nom de chacun des cinq marins.
Il parti alors, équipant son armure de cuir et son coutelas.

Il revint peu de temps après, la lame et l'armure pleine de sang. Il nous ordonna de faire nos bagages immédiatement et de nous préparer à partir le plus vite possible, emmenant avec nous seulement le strict minimum ainsi que le plus d'argent possible. Nous quittions tout ce que nous avions .Par ma faute, nous perdions tout et nous devions recommencer de zero sans nous faire remarquer de peur d'être retrouvés. Il ne fait pas bon être apte à changer d'apparence en Amn, on vous associe vite à l'immonde magie profane.

Mais mon père avait sous-estimé l'ire des marins. Un groupe d'un dizaine d'hommes armés fit irruption dans la château alors que nous étions sur le point de fuir. Ils s'étaient dispersés afin d'empêcher toute fuite. Quand ma mère et moi courions vers une sortie, nous tombions nez à nez avec au moins un homme qui nous jetait un regard de charognard et des sous-entendus graveleux. Plus ma mère et moi tentions de fuir et plus nous rencontrions de marins, jusqu'au moment où nous fûmes totalement encerclés. Dans un effort désespéré, mon père se jeta sur eux pour tenter de faire une percée et ainsi nous permettre de fuir. Mais à la place, il se fit déchirer par les hommes en furie, nous laissant seules avec eux. Les vainqueurs ont tous les droits. Finalement, le fait que je sois polymorphe ne les dérangea pas. Au contraire, ils eurent le choix de mon apparence.


Citation:
Mon père était mort, ma mère et moi étions détruites, notre famille en disgrâce, notre fortune dérobée par les marins. Ces hommes nous avaient tout volé, tout ! La seule chose qu'ils n'avaient pas prise, c'était le coutelas de mon père, mon bien le plus précieux. La vérité sur notre famille se répandit comme une traînée de poudre. Nous n'eûmes même pas le temps de vendre le château que tout Amn savait qu'il était la résidence d'un famille de polymorphes infâmes. Personne ne voulut acheter aucuns des biens que nous ne possédions. Nous nous retrouvâmes donc sans le sou et sans aucun soutien, délaissées de tous. Nous n'avions même pas suffisamment d'argent pour partir de la petite ville près de laquelle notre château résidait.

Ma mère tenta d'abord de trouver un travail honnête. Elle était très éduqué et avait de nombreuses qualités. Mais elle était désormais associée à ces monstres changeurs de formes, sûrement des insanités profanes, quelles horreurs ! Pour l'aider, je cru bon de me faire passer pour morte. Je disparus complètement. Je devins alors un chien des rues, changeant d'apparence quotidiennement. Je me formais à l'école de la rue, apprenant très vite à faire disparaître des objets des étalages pour gagner de l'argent pour ma mère. Je devins progressivement une véritable guerrière des bas-fonds , améliorant mes capacités martiales dans des bagarres de rue. Je ne rendais plus visite à ma mère qu'une fois par semaine pour lui donner l'argent que j'avais récolté.
Mais en voulant l'aider, je lui portais le coup fatal. Elle avait perdu son mari, son amour, son nom, sa fortune et maintenant, elle perdait son unique enfant ? Elle perdit donc aussi sa fierté. Elle mendia dans les rues, mais personne ne voulait lui donner d'argent. La seule chose qui lui restait, c'était son immense beauté. Alors un maquereau lui proposa une place dans une maison close. Elle n'eut pas la force de refuser.
Elle vendit donc son corps ainsi plusieurs semaines, mais elle oubliait souvent de demander son paiement. A tel point que tous les habitués furent vite au courant et ils n'hésitèrent pas à en profiter, finissant même par la battre quand elle demandait son dû. Elle dépérissait à vu d'oeil. Je sentis que je devais vite trouver de l'argent pour nous faire quitter cette ville atroce. Mais trop tard. Trop concentrée sur ma volonté de partir, je ne vis pas ma mère tomber malade, j'oubliais même de lui rendre visite. Et quand je suis allée la voir pour lui annoncer notre départ, elle était déjà partie. J'étais rentrée guillerette dans la maison close, demandant au responsable des lieux où était ma mère. Mais celui-ci me répondis qu'elle était morte de la syphilis et aussi un peu des coups d'un marin un peu trop violent, mais que si je voulais, il y avait plein d'autres putains prêtes à me donner leurs grâces.
La façon dont il m'annonça la mort de ma mère me donna envie de vomir. Il aurait parler d'un chien malade avec plus de respect que des ses "putains". Je restai tétanisée quelques secondes, sous le choc de l'annonce désinvolte de la mort de la dernière personne au monde qui comptait pour moi. Je pris conscience que je l'avais laisser pourrir dans cette maison infâme, que je l'avais abandonnée. Je l'avais tuée. Je ne supportais pas cette idée. J'hurlai. Un cri primaire et profond, comme celui d'un nouveau né qui découvre l'air. Tout était clair désormais. J'étais seule dans un monde de fou où l'affection n'existe pas, où la douceur n'a pas de sens. Ici, on baise, on gagne de l'argent, on mange, on viole et puis tout va bien. Je saisis tout à coup l'absurdité du monde dans lequel je vivais. Mon cri se transforma alors en fou rire. Et tout en riant, je me jetais sur l'homme qui me faisait face et je lacérais son visage de mon coutelas. Sentant son souffle partir, je le secouai comme pour décrocher sa tête en lui disant : "Créatures abjectes ! Alors c'est ça l'humanité ? Une putain meurt, qu'importe, prend en une autre ! Une femme, c'est comme une pièce, tu en perd une, c'est pas grave, tant que tu en a plein d'autre ! Mais moi tu vois, je refuse de penser comme ça. Les êtres comme toi méritent tous de mourir. Tous autant que vous êtes. Tu profites de la misère des autres pour asseoir ta fortune ? Et tes clients aussi profitent de cette misère pour faire leur bonheur ? Et bien laisse moi te dire une chose : Je n'aurais de repos tant que vous ne serez pas tous mort et que j'aurais détruit votre horrible humanité !" Celui que je secouais était mort bien avant que je ne finisse mon serment, mais ce n'était pas à lui que je m'adressais, mais à l'humanité toute entière. Mon but, dès lors, serait de venger ma vie détruite par ces humains. J'oubliais toute vision d'avenir. En vérité, j'étais déjà morte. Mais j'emmènerais avec moi le plus d'homme possible.


Citation:
Cependant, je ne pus réaliser mon voeu innomable immédiatement, j'étais beaucoup trop secouée par la mort de ma mère. J'errais dans les rue de nombreux jours sous les traits d'un mendiant. Je cherchais l'oubli dans l'alcool. Cette substance qui ne résout rien, qui ne fait qu'amplifier nos sentiments de l'instant et qui pourtant, nous donne l'illusion de nous offrir un sursis, une bulle hors du temps où la douleur n'existe plus. Le caniveau fut mon meilleur ami pendant des jours qui se transformèrent en semaines. Les vomissements devinrent mon quotidien et la gueule de bout mon réveil.
Je buvais de plus en plus en mangeant de moins en moins, je dépérissais peu à peu et progressivement, ma bulle éclatait, chacune de mes virée au marchand d'alcool me rappelait la réalité où je vivais et celle-ci me répugnait plus en plus, plus encore que les relents fétides de mon haleine. Mon excursion en dehors du réel raccourcissait chaque jours et je me retrouvais de plus en plus souvent face à mon corps rendu tremblotant par l'excès d'alcool. Ma vision était devenue plus trouble, embrumée comme mon esprit par les vapeurs de vies brisées.


Citation:
Mais un évènement me fit sortir de ma léthargie. Alors que je cuvais contre les murs de la citée, plus lucide qu'à l'habitude, je vis une jeune fille légèrement plus jeune que moi émergée d'une ruelle sombre de la ville. Elle courait à en perdre haleine sans regarder où elle allait, le visage noyé de larmes et sa robe en lambeaux. J'ai d'abord cru à un délire d'alcoolique, mais les pleurs de la demoiselle étaient trop vrais pour sortir de mon esprit maladif. Ce n'était pas une hallucination, mais un miroir qui me ramenait des mois en arrières.
Je changeais d'apparence avant qu'elle ne me remarque pour prendre l'aspect d'une femme pauvre mais belle. Mon regard vide d'égarée était rempli de la détermination du vengeur. J'attrapai la jeune fille au passage, la prenant dans mes bras pour la réconforter. Elle était trop apeurée pour se débattre et elle fondit en larme sur mon épaule. Je la serrai contre ma poitrine comme mon père l'avait fait des mois auparavant, jusqu'à ce qu'elle arrête de pleurer. Je lui demandais où ils étaient, elle me répondit qu'ils étaient venus de la taverne de mon erreur. Sans rien attendre de plus, je mis mon manteau sur ses épaules, mettant au passage tout l'or qu'il me restait dans ces poches. Puis posant la main sur le coutelas de mon père, je partis d'un pas résolu en direction de la maudite taverne.

La nuit était en train de tomber. Quand j'arrivai dans la taverne, le gérant était sur le point de fermer. Il ne restait plus qu'un groupe de trois hommes complètement imbibés, en train de se féliciter d'avoir dépuceler la petite, accumulant les détails salaces. Le premier n'eu pas le temps de finir sa bière avant d'avoir la gorge tranchée nette. Le second ne vis pas qui le défigura puisque la balafre qui traversait désormais son visage inondait ses yeux d'un liquide rouge poisseux. Le dernier enfin, de surprise et de peur tomba en arrière, me facilitant ainsi la tâche. Je tombais à genoux à ses côtés en plantant ma lame au milieu de son torse. Je ne me relevais qu'un fois que je sentis son dernier souffle. Pendant ce temps, le second hurlait comme un porc qu'on égorge car il n'arrivait toujours pas à voir. Le débit de sang qui coulait de sa plaie était trop important. C'est donc sans aucunes difficultés que je pus le faire choir. Il tomba au sol à plat ventre et j'en profitai pour m'asseoir sur lui, empêchant ainsi le moindre de ses mouvements. "Alors l'ami, ça fait quoi de sentir sa vie partir en morceau sans qu'on puisse rien faire ? Ressens-tu ce sentiment d'impuissance ? Et bien c'est à peu de chose près ce qu'a ressenti votre pucelle à l'instant. Je ne fais que remplacer l'empathie que tu aurais dû avoir pour elle." Il hurla pitié, me demandant pardon, me promettant de ne pas recommencer, mais il était déjà trop tard pour lui, je levai déjà mon bras pour planter mon coutelas dans sa gorge nue. Ses excuses s’éteignirent dans un gargouillis immonde.

Le gérant avait vu toute la scène, sans bouger. Quand je me levai, les vêtements maculés de sangs, il lâcha le verre qu'il était en train de nettoyer, me rappelant ainsi sa présence.
Je me retournai alors vers lui et dans une breve injonction, lui ordonnai de m'apporter des vêtements, les premiers qu'il trouverait. Quand il revint, j'avais repris ma forme primordiale et retiré tous mes vêtements pour me changer plus facilement. Il m'avait apporté des vêtements de paysans pleins de terre. Je les enfilai à la va vite, modelant lentement l'apparence idéale pour remplir ces haillons.
Puis je le saisis par le col, essuya ma lame sanglante sur son tablier. Collant son visage contre le mien, je lui susurrai à l'oreille : "Raconte-leur, raconte-leur à tous, comment des marins peu scrupuleux on fait d'une douce et frêle jeune changeline la pire des garces. Je suis Vesana, la folie violente qui détruira votre société viciée. Ou tout du moins qui la débarrassera du plus d'homme possible." Puis dissimulant ma lame dans ma manche dans un sourire qui ne présageait rien de bon, je quittai la taverne d'une démarche lente et assurée, propre aux paysans bourrus, récupérant au passage les bourses des hommes au sol.

Profitant des derniers instants d'ouverture, j'achetai quelques tenues complètes avec l'or de mes amis marins, chaque tenue correspondant à une nouvelle personnalité que j'allai revêtir. J'en achetais une renforcée pour chaque genre, garder une certaine protection sans l'exhiber pourrait s'avérer utile. Je fis enfin l'acquisition d'arme pas trop inquiétantes, une faux digne d'un paysan, une dague toujours utile en couteau ainsi qu'une armure et un écu, chose plus inattendue, mais la suspicion n'était pas encore de rigueur, la ville s'endormais sans savoir que le vie de trois de ses citoyens lui avait été dérobée.

Une fois mes achats effectués, je me dirigeai en direction du port, louant un cheval à la dernière écurie encore ouverte. Je m'échappai ainsi de la ville qui m'avait détruite en lui laissant un sanglant cadeau. Quand je serais au port, je monterais dans le premier bateau qui accepterait de me prendre, me faisant passer pour un guerrier en quête de gloire. Qu'importe la ville où je débarquerais, les humains vicieux pullulent partout, ils gangrènent Fâérun. Ou que ce soit, je viderai le pus de l'un de ses furoncles !


Description mentale
Vesana a très mal supporté tout ce qui lui est arrivé. Sa volonté de venger sa mère et tous ceux que Vesana pourra assimiler à elle est la seule chose qui l'empêche de se tuer. Son but la garde en vie.
Elle n'a d'ailleurs aucun respect pour sa propre vie, qu'elle considère seulement comme un outil pour réaliser son idéal, une société où les hommes vivraient heureux ensembles sans violence physique ou verbale. Elle se scarifie régulièrement, s'amusant à occulter ses cicatrices derrière sa capacité de changement de forme. Ces balafres sont comme ses douleurs mentales, invisibles mais présentes.
Elle est convaincue que la seule façon d'atteindre son objectif est de tuer tous ceux qui abusent des faiblesses des autres.
Elle fuit totalement la réalité qu'elle déteste, elle consomme régulièrement de l'alcool pour noyer sa solitude bien que cette boisson la tue à petit feu.
Vesana est une changeline tout en contradiction qui se cherche mais qui est totalement perdue dans son monde de souffrance. Elle marche sur le fil du rasoir qui sépare le mal du bien. Actuellement, elle a autant de chance de sombrer dans la folie la plus meurtrière ou du côté de la défense des opprimés. Tout dépendra de ses rencontres ...


Description physique
Bien qu'elle puisse prendre l'apparence qu'elle désire, Vesana aime tout particulièrement l'une d'entre-elle. Son père l'a élevée dans l'idée qu'elle devait se fixer un aspect et bien que cela puisse se révéler dangereux pour elle, prendre cette apparence le plus souvent possible la rassure. Peut-être ce physique représente-t-il pour elle l'existence paisible, stable et heureuse que son père aurait voulu lui permettre de vivre ?
Cette apparence, c'est celle qu'elle prit pour rassurer la pauvre jeune fille qui avait subit le même outrage qu'elle : celle d'une grande femme, cheveux noirs de jais et regard Aigue-marine pénétrant. Un corps mince, presque maigre mais pourtant robuste et orné de quelques courbes avantageuses.
Selon son envie elle estompe plus ou moins la maigreur et les balafres auto-infligées de son corps véritable. Elle rend ses formes plus ou moins voluptueuses selon les besoins. Mais toujours, elle se fera une longue chevelure volant au vent, la plupart du temps noire, ou tout au moins sombre.
Elle déteste prendre l'apparence d'une personne grosse, trouvant ce type d'apparence disgracieux et peu pratique.
Se sentant plus femme qu'homme, elle évite de prendre une apparence masculine. Mais contrairement à l’embonpoint, elle n'éprouve aucune réticence à devenir un homme.

_________________

Jeune fille blonde au corps mince et athlétique. 1m65, 55kg, âge apparent 21.

Autres personnages : Taos Mytterist, le danseur humain et Kahiro DanseJoie, le danseur céladrin


Dernière édition par Taos Mytterist le Lun 08 Oct 2012, 21:54, édité 32 fois.
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