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 Sujet du message: P'Oys
MessageMessage posté...: Sam 30 Aoû 2014, 13:07 
Aventurier de passage
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Inscription: Sam 30 Aoû 2014, 12:35
Messages: 33
PX: 200
Nom : P'Oys
Alignement : Loyal neutre
Race : Nain gris
Âge : 42 ans
Taille : 1,18 m
Poids : 46 kg
Sexe : féminin
Classes : Savant martial 1
Divinité : Duerra des Abîmes
Région : Outreterre (Noires contrées)

Vitesse de déplacement au sol : 6 m, soit 4 cases, par round

Expérience : 1 000 / 3 000

Statistiques
    Force : 16 (+3)
    Dextérité : 14 (+2)
    Constitution : 16 (+3)
    Intelligence : 10 (+0)
    Sagesse : 14 (+2)
    Charisme : 4 (-3)

    Points de vie : 11 (1d8 + 3 (constitution))

Classe d’armure : 16 = 10 + 2 (dextérité) + 4 (chemise de mailles de maître) ; 20 contre les créatures appartenant au type géant (racial)
Contact : 12 = 10 + 2 (dextérité) ; 16 contre les créatures appartenant au type géant (racial)
Prise au dépourvu : 14 = 10 + 4 (chemise de mailles de maître)

Initiative : +3 = 2 (Dex) + 1 (rapidité d'action)

Corps à corps : +3 = 0 + 3 (force)
  • Bâton de maître : +5 / 1d6+4 / ×2
Distance : +2 = 0 + 2 (dextérité)
  • Arc court : +2 / 1d6 / ×3
    +1 à l’attaque contre orques et gobelinoïdes.

Jet de réflexes : 4 = 2 + 2 (dextérité) ; 6 contre les sorts et effets imitant des sorts (racial)
Jet de vigueur : 3 = 0 + 3 (constitution) ; 5 contre les sorts et effets imitant des sorts (racial)
Jet de volonté : 4 = 2 + 2 (sagesse) ; 6 contre les sorts et effets imitant des sorts (racial)
    Immunité à la paralysie, aux effets de fantasme et au poison.

Langues connues :
  • Commun
  • Commun des profondeurs
  • Nain

Aptitude de classe :
  • Rapidité d’action (Ext). (+1)
  • Discipline de prédilection (Ext). (soleil couchant)

Artiste martial
    Manœuvres et postures de savant martial (niveau 1 d'artiste martial) :
    • Vent du désert :
      • Manœuvres :
      • Postures :
    • Esprit de diamant :
    • Soleil couchant :
    • Dragon de pierre :
      • Manœuvres : ,
      • Postures :

Points psi : 3 (0 + 3 (racial))

Dons
  • (bâton, épée courte, mains nues, nunchaku ; artiste martial 1)
  • (niveau 1)

Caractéristiques raciales
  • +2 Constitution, -4 Charisme
  • Vitesse de déplacement de base. Leur vitesse de déplacement au sol de base est de 6 mètres. De plus, ils peuvent se déplacer à cette vitesse même s'ils portent une armure intermédiaire ou lourde, ou une charge intermédiaire ou lourde (contrairement aux autre créatures, dont la vitesse est réduite dans cette situation).
  • Stabilité. Les nains sont exceptionnellement stables. Ils bénéficient d'un bonus de +4 sur les tests de caractéristique joués pour résister à une bousculade ou un croc-en-jambe, à condition d'être debout sur le sol (et pas en train de grimper, de voler ou sur une monture).
  • Vision dans le noir. Les nains voient à 18 mètres de distance dans le noir le plus complet. Ils perdent alors le sens des couleurs (et voient juste en noir et blanc) mais leurs perceptions n'en souffrent pas pour autant. Ils peuvent agir normalement sans la moindre lumière.
  • Connaissance de la pierre. Cette faculté leur confère un bonus racial de +2 à tous les tests de Fouille visant à remarquer si la pierre a été travaillée de manière inhabituelle, ce qui leur permet entre autre de repérer les murs coulissant, les pièges à base de pierre, les constructions récentes (même si celles-ci ont été conçues pour se mêler à l'ancien), les planchers ou les plafond dangereux, etc. Elle fonctionne également si la surface travaillée n'est pas en pierre, pour peu qu'elle en ai l'aspect. Un nain approchant à moins de 3 mètres de l'endroit travaillé à droit à un test de Fouille automatique, et il peut utiliser cette compétence comme un roublard pour détecter les pièges liés à la roche. Il sait également à tout instant à quelle profondeur il se trouve sous terre, de même qu'un humain distingue sans réfléchir le haut du bas. Les nains sont doté d'un sixième sens pour tout ce qui a trait à la pierre, mais il est vrai que leur royaume souterrain leur permet de s'exercer en permanence.
  • Armes familières. Les nains peuvent considérer la hache de guerre naine et l'urgrosh nain comme des armes de guerre plutôt que comme des armes exotiques.
  • Bonus raciaux :
    • Bonus racial de +2 aux jets de sauvegarde contre le poison. Les nains sont naturellement résistant aux substances toxiques.
    • Bonus racial de +2 aux jets de sauvegarde contre les sorts et effets imitant des sorts. Les nains sont naturellement résistant aux sorts.
    • Bonus racial de +1 aux jets d'attaque contre les orques (y compris les demi-orques) et les gobelinoïdes (gobelins, hobgobelins et gobelours). Les nains affrontent fréquemment ces créatures, ce qui leur a permis de mettre au point des tactiques de combat particulièrement adaptées.
    • Bonus d'esquive de +4 contre les créatures appartenant au type géant. Ce bonus représente un entraînement spécial, suivi par tous les nains, au cours duquel ils apprenent des techniques de combat conçues par leurs ancêtres. Notez que lorsque le personnage perd son bonus de Dextérité à la CA (par exmple, quand il est pris au dépourvu), il perd également ce bonus d'esquive.
    • Bonus racial de +2 aux tests d'Estimation liés aux objets métalliques ou en pierre. Les nains ont une grande connaissance de la pierre et des métaux.
    • Bonus racial de +2 aux tests d'Artisanat liés à la pierre ou aux métaux. Les nains savent travailler comme personne ces matériaux.
    • Bonus racial de +4 aux tests de Déplacement silencieux et de +1 aux tests de Détection et de Perception auditive. Ceci vient en plus de tous les bonus raciaux des nains.
  • Pouvoirs psioniques. Extension et invisibilité (comme le sort) 3 fois par jour (). Ces pouvoirs n'affectent que le duergar qui les lance (et ce qu'il porte). Le niveau de manifestation est égal à la moitié des DV du personnage (minimum de 3).
  • Psionique de naissance. Les duergars reçoivent 3 points psi supplémentaires au niveau 1. Cet avantage ne leur confère pas la capacité de manifester quelque faculté psionique que ce soit s'ils ne l'ont pas reçue par le biais d'une aune source, telle que des niveaux dans une classe psionique.
  • Sensibilité à la lumière (Ext). Les duergars sont éblouis en plein jour ou dans la zone d'effet du son lumière du jour.
  • Immunités. Immunité contre la paralysie, les effets de fantasme et le poison.



Compétences
    Liées à la force :
      Escalade* : 2 = 0 + 3 (force) - 1 (armure)
      Natation* : 1 = 0 + 3 (force) - 2 (armure)
      Saut* : 4 = 2 + 3 (force) - 1 (armure)

    Liées à la dextérité :
      Acrobaties : 5 = 4 + 2 (dextérité) - 1 (armure)
      Crochetage : — = 0 + 2 (dextérité)
      Déplacement silencieux* : 9 = 4 + 2 (dextérité) + 4 (racial) - 1 (armure)
      Discrétion* : 5 = 4 + 2 (dextérité) - 1 (armure)
      Équilibre* : 1 = 0 + 2 (dextérité) - 1 (armure)
      Équitation* : 2 = 0 + 2 (dextérité)
      Escamotage : 1 = 0 + 2 (dextérité) - 1 (armure)
      Évasion* : 1 = 0 + 2 (dextérité) - 1 (armure)
      Maîtrise des cordes* : 2 = 0 + 2 (dextérité)

    Liée à la constitution :
      Concentration* : 7 = 4 + 3 (constitution)

    Liées à l’intelligence :
      Art de la magie : — = 0 + 0 (intelligence)
      Artisanat (tout)* : 0 = 0 + 0 (intelligence) ; 2 liés aux objets métalliques ou en pierre (racial)
      Art martial : — = 0 + 0 (intelligence)
      Art psi : — = 0 + 0 (intelligence)
      Connaissances (folklore local) : — = 0 + 0 (intelligence)
      Connaissances (histoire) : — = 0 + 0 (intelligence)
      Connaissances (nature) : — = 0 + 0 (intelligence)
      Connaissances (noblesse) : — = 0 + 0 (intelligence)
      Connaissances (autre) : — = 0 + 0 (intelligence)
      Contrefaçon* : 0 = 0 + 0 (intelligence)
      Décryptage : — = 0 + 0 (intelligence)
      Désamorçage/sabotage : — = 0 + 0 (intelligence)
      Estimation* : 0 = 0 + 0 (intelligence) ; 2 liés aux objets métalliques ou en pierre (racial)
      Fouille* : 0 = 0 + 0 (intelligence) ; 2 pour remarquer si la pierre a été travaillée de manière inhabituelle (racial)
      Prime idiome : — = 0 + 0 (intelligence)

    Liées à la sagesse :
      Autohypnose : — = 0 + 2 (sagesse)
      Détection* : 3 = 0 + 2 (sagesse) + 1 (racial)
      Perception auditive* : 3 = 0 + 2 (sagesse) + 1 (racial)
      Premiers secours* : 2 = 0 + 2 (sagesse)
      Profession (toute) : — = 0 + 2 (sagesse)
      Psychologie* : 6 = 4 + 2 (sagesse)
      Survie* : 2 = 0 + 2 (sagesse)

    Liées au charisme :
      Bluff* : -3 = 0 - 3 (charisme)
      Déguisement* : -3 = 0 - 3 (charisme)
      Diplomatie* : -3 = 0 - 3 (charisme)
      Dressage : — = 0 - 3 (charisme)
      Intimidation* : -3 = 0 - 3 (charisme)
      Renseignement* : -3 = 0 - 3 (charisme)
      Représentation (toute)* : -3 = 0 - 3 (charisme)
      Utilisation d’objets magiques : — = 0 - 3 (charisme)
      Utilisation d’objets psioniques : — = 0 - 3 (charisme)

    En gras, les compétences de classe et avec un astérisque, les compétences admettant un test inné (utilisables même avec un degré de maîtrise égal à 0).

Équipement
  • Tenue de voyage (offerte ; —)
  • Bâton de maître (une tête seulement de maître) (300 po ; 1 kg)
  • Arc court (30 po ; 1 kg)
  • 40 flèches (2×1 po ; 2×1,5 kg)
  • Chemise de mailles de maître (250 po ; 12,5 kg)
  • Sac à dos (2 po ; 1 + 10,7 kg) contenant :
    • Outre (1 po ; 2 kg)
    • 2 bonbons de soins (3×30 po ; —)
    • 4 potions de soins légers (4×50 po ; 4×0,05 kg ; NLS 1)
    • Paillasse (1 pa ; 2,5 kg)
    • 2 rations de survie (2×5 pa ; 2×0,5 kg)
    • Silex et amorce (1 po ; —)
    • Corde en chanvre de 15 m (1 po ; 5 kg)
  • Or possédé : 21,9 po

trésor d'aventure
[*]épée courte
[*]baguette
[*]parchemin inconnu
[*]deux potions inconues
[*]11 pièces d'or sombre.

Poids total de l'équipement : 29,2 kg. (charge légère)
Charge légère jusqu’à 38 kg, intermédiaire : 38–76,5 kg, lourde : 76,5–115 kg.

Background :
P’Oys n’est pas née P’Oys, pendant les quelques minutes qui on suivit sa naissance elle était Olldairie. Quand sa jumelle -inattendue- pointa le bout de son nez, plus grande, plus belle, plus forte, il y eut changement d’avis. On donna le nom prévu à la jolie nouvelle et on improvisa un quelque chose pour la petite première dont l’heure de gloire était passée. Pas très intéressant, certes, mais représentatif des années qui suivirent. Peu de souvenirs restent clairs, mais ils n’ont pas sombrés dans l’oubli pour autant. Parlons rapidement pendant qu’on y est de la famille : comme père un grand guerrier –poilu- conforme aux canons de son peuple et bien gradé, sourcils froncés en permanence, à la voix et au pas lourds. Une mère impeccable et soumise. Tous deux pieux et avec un intérêt particulier pour l’éducation, à la mode duergar, ainsi que trois garçons précédant les jumelles.

En grandissant, il s’avéra que la charmante Olldairie prenait un peu de place, partout et sous tout point, et ça débordait sur les coté, dont celui de P’Oys. Pas la peine de dessins pour comprendre que la sœur récoltait pratiquement tout : jouets, compliments, nourritures, etc. Avec ces conditions elle prenait la place de Fuognutt, un frère, de maillon faible de la famille. Ce dernier apprécia le changement et se défoula tant qu’il put –alors que les autres n’y mettaient pas autant d’ardeur et de haine- sur la petite dernière. Soulagement après cinq années passées en tant que souffre-douleur, « classique » me direz vous. Tout cela pour en venir que P’Oys l’élut facilement comme numéro un sur sa liste vengeresse. Car oui, elle aussi n’échappait pas à ce cercle vicieux. Malheureusement –pour deux- Fuognutt (le pas très malin) décida un jour, il était tôt dans la jeunesse de P’Oys, de casser une poupée offerte à celle-ci, jusqu’à là pas de soucis apparent. Mais, Olldairie avait deux mains comme elle le disait, et le dit toujours, si bien : donc il lui fallait la sienne et celle de sa tendre jumelle. Elle le prit très mal. Pas de problème, cependant –des semaines plus tard- lors d’une séance de coups et blessures donnée par Fuognutt à sa sœur préférée, dans la cuisine où elle venait de récupérer un couteau et assez de courage pour le manier, un jet puissant d’Olldairie avec un objet quelconque, fit tomber une suite d’objets contondant sur P’Oys et son frère. Il mourut, elle survécu, après tout elle n’était pas visée –il y a bien longtemps qu’elle savait qu’il ne fallait pas la contrarier, avec quelques hématomes mit sur le compte du malheureux accident, et surtout une profonde impression de s’être fait voler, une fois de plus.

Pour ses quinze ans, le père –soucieux- décida de l’envoyer prendre du poil de la naine chez son frère, capitaine dans une zone plus éloignée, plus rude. Il confia son enfant à une caravane de ravitaillement, où une des participantes vit l’occasion de caser sa gamine du même âge un peu près dans une famille plus classe que la sienne. Aussitôt pensé, aussitôt fait, lors d’une garde elle s’empara de P’Oys et la jeta dans un des lacs souterrains du coin, sa supercherie fut vite découverte, mais qu’importe. Plus important, la jeune naine grise ne savait pas nager à ce moment de l’histoire, elle tomba comme une masse, légèrement en panique. Rapidement, elle rencontra une méduse géante qui remontait à la surface. Grosse et volumineuse, cette créature providentielle vint s’échouer sur une plage abandonnée avec la maigrichonne, qui était pour le coup bien boursouflée, ce qui rendit difficile le rejet de l’eau avalée, elle était sauve tout de même. Le coin était tranquille, car peu riche, une sorte de cuvette naturelle, elle retrouva des champignons connus et comestibles, pas en grande quantité, ainsi qu’une espèce de rongeur et quelques chauves-souris. Commence alors une vie sauvage, cueillette, barbotage, découpage de méduse, cache-cache avec les grosse bête qui passent périodiquement, ramassage de coquillage et parfois des pensées plus ou moins positives concernant les événements qui l’on mené à cette situation.

Cette solitude, presque idéale, fut perturber par l’arrivé d’une créature massive dans le lac, sûrement par un conduit souterrain. L’agitation ou l’étrange comportement des bêtes de l’endroit lui mit la puce à l’oreille. Et comme la plus part des habitant terrorisés, elle prit la fuite. Elle escalada avec un peu de mal, mais réussit à sortir de la grande cavité. Elle erra quelques temps, empruntant la route d’où elle avait été jetée, bifurquant, explorant ou se perdant … complétement. Elle n’avait pas le courage d’essayer de retourner chez les siens, elle s’était donc dirigée à l’instinct. Elle finit par tomber sur autre lac, elle décida de s’installer, rapidement elle croisa un groupe de torves. Petite discussion s’en suivit où P’Oys apeurée et forte d’une éducation ayant des failles niveau diplomatique, ça tournait un peu en rond, jusqu’à l’arrivée d’un humanoïde intriguant. Criant en une langue qu’elle ne comprenait pas, il atterrit à coté d’elle et en des gestes précis et peu nombreux il repoussa les humanoïdes aveugles par de large moulinet avec son arme. Sans se soucier de l’incompréhension de la naine, il la saisie, la prit sous son bras unique –intriguant, non ?- et s’enfuit en courant bancalement tandis qu’elle se débattait et criait de toutes ses forces. Au bout d’un moment il en eut marre et l’assomma. Elle se réveilla au fond d’une grotte, où elle pouvait observer son kidnappeur : plus grand et mince qu’un nain, il lui manquait un bras, la moitié d’un pied, ainsi qu’un œil. Une sommaire amure de cuir couvrait juste son torse ; sa tête, ses membres était couvert de cicatrices. Sans paraître très vieux, il n’avait plus beaucoup de cheveux, un barbe ridiculement courte, et bien sûr il était défiguré. Première réaction : peur, encore. L’homme approcha sa main de son visage, la touchant du dos d’un doigt sur la joue, elle répondit par un coup. Adoptant une autre tactique il lui apporta de la nourriture : la plus horrible et nocive qu’on puisse trouver dans les environs. P’Oys attendit que la faim la tenaille avant de manger. Elle avait beau réfléchir elle ne voyait aucun échappatoire : il courait plus vite qu’elle même en boitant, il la surveillait sans cesse et dormait peu, d’un sommeil sensible. Elle se résigna à vivre une vie d’esclave d’un marginal.

Vous l’aurez compris ce n’est pas ce qu’il cherchait, mais la naine grise se montra zélée, il ne voulait pas la déloger de cette place qu’elle avait rapidement habitée. Vraiment pas débrouillard, l’aide de P’Oys s’avéra utile : améliorant considérablement ses repas, purifiant son eau, et diverses petites choses pour abonnir le quotidien, qu’elle avait apprise sur le tas ou chez elle. Elle se rendit vite compte qu’il était nouveau en Outreterre. La barrière de la langue fut problématique, mais les deux s’essayèrent à apprendre la langue de l’autre, si bien qu’au bout de quelques mois il pouvait avoir des discussions courtes, inégale (une grognonne et un bavard) et pleines de quiproquos. Esirp, il se présenta comme tel, avait aussi un projet où la jeune fille se rendit indispensable : la création de prothèses. Avec l’absence d’outils manufacturés, elles furent en argile ou champignon, les matériaux les plus propices à la sculpture rudimentaire. Avec une main ce n’était pas très pratique. Elles ne furent jamais ni chef-d’œuvre, ni durables : soit la pourriture les déformait, soit elles se cassaient, mais ça faisait plaisir à l’homme, sans compter que c’était une activité prenante, ludique et gratifiante. Avec difficulté ils s’apprivoisaient, d’un coté un gaie-luron optimiste de l’autre une naine servile, ressassant sans cesse ses malheurs. Les années passent, l’adolescence arrive pour une, la barbe de l’autre pousse et ses cheveux blanchissent. Un beau jour, lors d’une balade un peu longue ils tombèrent sur une grotte remplie d’inscriptions et de dessins. C’était joli, mais surtout ça ne semblait pas raconter une simple histoire. L’endroit étant calme et accueillant ils s’installèrent à proximité afin de percer le mystère du lieu. Cela prit du temps mais les deux intrigués firent preuve de persévérance. Le demi-valide trouva finalement une clef de lecture : il s’agissait d’un manuel mural de combat, selon Esirp c’était de l’inédit. Il se mit en tête d’en tirer le maximum de ces enseignements, comme il lui fallait un partenaire d’entrainement pour bien des exercices, P’Oys s’y colla. Tout deux furent des élèves studieux, l’un pour la joie de la découverte, l’autre plutôt par nécessité d’apprendre à se défendre. Elle trouvait l’engouement de son compagnon un peu extrême ou déplacé, comme certain nom de technique ou les encouragement de l’auteur inconnu à crier en chaque occasion. Vu qu’elle ne mettait que peu d’énergie dans ses cordes vocales, il lui imposa des cours régulier concernant ce sujet. Malgré des réticences évidentes, elle fit sien ce style de lutte criard, avec un manque d’élégance par rapport au manchot.

C’est vers cette période là qu’un des faux bras en champignon réagit différemment des autres : il se fixa correctement et se conserva, aucun signe d’inquiétude chez le deux apprentis. Ce petit détail évoqué, il faut maintenant dire que la fresque n’était pas un puits sans fond de directives. Bientôt le tour fut fait et affamé de nouvelles connaissances ils décidèrent de partir à la recherche de la suite, car il n’y avait aucun doute : il y en avait une, des traces de ce maître du savoir perdu devaient parcourir le monde, cachées aux yeux de tous et les attendant. C’est ce qu’Esirp pensait. Sur les chemins du monde souterrain ils partirent, explorant les recoins reculés et évitant les zones habitées. Ils tombèrent néanmoins sur quelques patrouilles, ils se cachaient généralement. Une des exceptions fut avec un groupe de duergars, où se trouvait Olldairie dans les rangs, aucune sœur ne se reconnut. Passons donc à la suite, puisqu’il n’y eut aucun accros : le vieux guerrier se sentait de plus en plus faible et savait sa fin proche. Le bras en champignon lui drainait sa force, il s’était développé à l’intérieur son corps et il était maintenant impossible de l’arracher sans causer une hémorragie importante. Il y avait l’âge aussi, mais le champignon lui posait plus de soucis. Cela n’altérait pas sa bonne humeur et ses essais illimités pour dérider la naine aussi triste que renfrognée. Sa passivité et son fatalisme le touchaient particulièrement, il lui parla enfin de son passé : comment il avait été le prodige d’une génération, chef des armées de sa ville, à la surface grande et belle (sans dénigrer l’Outreterre pour autant) comment il faisait la tournée des tavernes, ses combats : les plus épiques comme ses duels pour des broutilles, sa collection de carafes, ses conquêtes, son manoir, les bals de la haute. Il ne passa pas sa chute sous silence, il expliqua comment on l’avait surpassé, sans haine ni regret, qu’il avait tenté de se rattraper en affrontant un dragon et qu’il s’était fait en partie dévorer, avant que ses acolytes ne mette le monstre en fuite, honteux de sa propre arrogance il avait fuit sous terre. P’Oys l’écouta sans broncher. Quand son heure fut venue il n’avait plus qu’une chose à lui dire, écoutez plutôt :

« Ma petite P’Oys, je dois t’avouer que dans les enseignements que l’on a quitté j’ai lu entre les lignes une technique secrète. »

Regard sombre.

« Laisse-moi t’apprendre le coup de boule percutant de l’adieu pérenne et du réveil de l’amour latent. L’ultime leçon de l’Oublié. »

Silence.

« Rien ne vaut une démonstration. »

Sans qu’elle puisse réagir il se trouva devant elle et il se baissa pour un violent mariage entre son front et la face de sa protégée. Elle se retrouva dans les pommes. Où le noir le plus complet, celui qu’elle connaissait bien, l’entourait et la laissait vaquer à toutes sortes de pensées égoïstes et accablante, puis une couleur lumineuse qu’elle ne connaissait guère l’envahit, un rouge pâle qui lui donna un mal de crâne fou. Se réveillant au milieu de souvenir d’Esirp elle senti pour la première fois une boule lui serrant non pas le foie, la gorge ou le ventre, mais la poitrine. Regardant autour d’elle, il n'y avait que solitude et silence . Seule, elle pleura.


Description :
La naine est petite, pas grosse, victime de pique-assiettes et d'une alimentation pas forcément idéale. Elle n'est pas faible pour autant, un environnement dur, un sang fort et des exercices régulier l'ont forgé en spécimen solide, peut-être pas des plus joli mais efficace. Pas de cheveux évidement, caractéristique de sa race, une peau grise claire, les yeux bien noir, qu'il est bien rare de voir pétiller. Il n'est pas difficile de percevoir qu'elle est refermée sur elle même, pas très joyeuse. Deviser ne fait pas parti de ses plaisir, qui sont d'ailleurs peu nombreux et secrets. Elle n'attend que peut de chose de l'avenir, qui est pour elle une longue corvée. Mais tout cela peut changer, certaine frappe vous reste sur le cœur et vous transforme.

_________________
Fiche.

Manœuvres préparées : Contre-charge, , , Cauchemar de le lame de saphir


Dernière édition par P'Oys le Sam 30 Aoû 2014, 16:47, édité 5 fois.
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