| Maître aventurier |
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Inscription: Dim 06 Juin 2010, 16:44 Messages: 216
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Sdeh ouvre doucement la porte. Elle n’a pas dans ses habitudes de les dégonder, ça attire les regards. Puis dans ce genre de lieu, chacun sait que c’est souvent ainsi que commencent les rixes d’alcooliques.
Elle a souvent entendu dire des alcooliques qu’ils étaient « débauchés, stupides et trop souillés pour quelconque sacrifice ». On lui a souvent rappelé que l’alcool était destiné à ceux qui n’avait pas suffisamment d’influence ou de richesses pour se procurer d’autres substances telles que l’agonie, le Luhix. Il paraîtrait même qu’il est possible d’accéder à des plans particuliers en inhalant de la brume de rêve. Mais Sdeh était de ces indignes à ne pouvoir goûter qu’à l’alcool, aussi il lui arrivait de s’imaginer les visions qu’elle n’aurait jamais :
Une porte s’ouvrirait. Une porte qu’elle seule pourrait passer, une porte ouvrant vers une lumière éblouissante, une porte qui affligerait à tous ses traîtres de maîtres une sentence inimaginable. Et sur ce chaos morbide la porte se fermerait afin de la laisser seule avec son monde, avec cet air pur et nouveau, avec cette liberté totale. Puis elle survolerait le monde, elle verrait les fibres du monde et parlerait avec les dieux. Et enfin, au travers de cette porte, d’un doigt elle remaniait les mailles du monde.
Jamais elle n’a su, dans son élan d’imagination, par quelle race ou quel dieu il lui faudrait entamer sa réorganisation de l’univers. Mais jamais en réalité elle n’oserait utiliser cette plante, après tout c’est grâce à elle que son geôlier a oublié de cadenasser la cage. A cette idée elle ne peut se retenir de s'esclaffer : le mâle qui la surveillait devait vraiment être stupide !
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Décrochée des nuages par les lumières de l’auberge, Sdeh reste un certain temps sur le pas de la porte. Elle garde de courtes secondes sa tête légèrement baissée, comme si elle voulait consacrer une partie de son âme à ses pensées encore un peu, le temps de s’accoutumer à l’ambiance de la pièce. Tandis qu’elle frotte machinalement sa main sur la laine terne de sa longue jupe et le temps qu’elle se rende compte que finalement, les deux sont aussi humides, elle dévisage cet homme étrange. « Un homme euh… chat, un homme sphynx, un démon, un esprit… t’es quoi toi ? » Se demande-t-elle. « Tu vois la nuit je supposes, moi aussi, je sais voir la nuit, je sais voir dans le noir. » Un très léger rictus se dessine alors sur son visage en partie à l’abri des lumières.
Depuis son débarquement, elle ne s’est faite lynchée ou insultée par personne, et tout à fait réciproquement, elle n’a encore rien fait de la sorte. Et là, face à elle, elle découvre ce méli-mélo de races et de genres buvant des bières… Mais c’est quoi ce lieu ! A-t-elle passé la porte ? Et lui… C’est qui lui !
Sdeh semble manifestement agacée. Chaque minute vient emplir son esprit d’une nouvelle question, chaque question sans réponse l’agace. Elle reste alors à se torturer les méninges à propos de cet homme qui la fixe. Elle tente cependant de l’ignorer, du moins le temps d’aller s’installer à une table voisine, sans broncher un mot à l’homme au comptoir. Puis elle fixe ce regard bleu de son regard rouge. Attendant que la serveuse s’en aille, -- et si elle lui demande ce qu’elle désire, elle réclamera, en négligeant la politesse « la même bière qu'eux, et à manger si il est pas trop tard. » -- elle assèche à l’aide des manches de sa chemise ses tempes légèrement moites, puis elle engage la conversation. Sa voix est légèrement sèche mais ne présente aucune hostilité.
« Tu veux quoi de moi, tu me dévisages comme si tu me connaissais, ou comme si j’étais ta prochaine proie. J’attends ce que tu as à me dire. Je verrais comme ça ce que je pense de toi…»
- Que voulez-vous ? Je peux faire quelque chose peut être…
 Sdeh s’assure en passant de ne pas passer trop prêt de tous ces gens dans la taverne, ça sent l’entourloupe ici.
Elle observe en passant l’allure générale des personnes présentes, à savoir vaguement : si les groupes sont légèrement, lourdement armés et plus ou moins aptes au combat.
Elle fait particulièrement attention à cet homme aux yeux bleus, cherchant à voir comment il est équipé, si ses mains sentent l'écriture ou la forge.
je suppose : - détection pour l’ensemble - puis détection pour l’homme - puis peut être discrétion pour ne pas passer pour un parano
Edit Njini : Détection pour l'ensemble : 17(dés) + 7 => réussite Détection pour l'homme : 16(dés) +7 => réussite Bluff 18(dés) + 3 = > réussite.
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