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 Sujet du message: [Mlantrobic, La grotte mystérieuse] Eir
MessageMessage posté...: Jeu 13 Juil 2017, 19:46 
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Eir, l’Ange de platine

Alignement : Loyal Bon
Race : Forgelier
Âge : 215 ans
Taille : 2m
Poids : 136 kg
Type : Créature artificielle vivante
Classes : Guerrier 2 / Sonnlinor (Prêtre de Moradin) 18
Divinité : Moradin
Région : Citadelle d'Adbar
Vitesse de déplacement au sol : 6 m, soit 4 cases, par round
Vitesse de déplacement en vol : 18 m, soit 12 cases, par round, manœuvrabilité bonne (Cape de vol)
Ajustement de niveau : +0

Expérience : 0 / 20 000

Statistiques
    Caractéristiques :
      Force : 20 (+5) (14 + 6 ceinture)
      Dextérité : 16 (+3) (10 + 6 ceinture)
      Constitution : 22 (+6) (14+2 racial ; 16 + 6 ceinture)
      Intelligence : 16 (+3) (10 + 6 ceinture)
      Sagesse : 27 (+8) (18-2 racial ; +1 niveaux 4,8,12,16,20 ; 21 + 6 ceinture)
      Charisme : 18 (+4) (14-2 racial ; 12 + 6 ceinture)

    Points de vie : 245
    • Constitution de base : 20×3 = 60
    • Constitution de ceinture : 20×3 = 60
    • Guerrier 1-2 : 10 (d10) + 7 (d10) = 17
    • Sonnlinor 1-18 : 18×6 (d8) = 108

    Initiative : 7 = 3 (Dextérité) + 4 (Science de l’initiative) ; Meilleur jet de 2d20 (anneau d’anticipation)

    Attaque :
      Corps à corps : 18/11/6 = 2/0/0 (Guerrier) + 13/8/3 (Sonnilnor) + 5 (Force) - 2 (Pavois)
      • Marteau runique : 19/12/7 / 1d8+6 +1 (foudre) / ×3
      • Naturelle (coup) : 18/11/6 / 1d4+5 / ×2
      • Hache de lancer de maître : 19/12/7 / 1d6+5 / ×2
      • Dague de maître en Acier ignifié : 19/12/7 / 1d4+5 / 19-20 / ×3
      Distance : 16/9/4 = 2/0/0 (Guerrier) + 13/8/3 (Sonnilnor) + 3 (Dextérité) - 2 (Pavois)
      • Hache de lancer de maître : 17/10/5 / 1d6+5 / ×2 / 3m
      • Dague de maître en Acier ignifié : 17/10/5 / 1d4+5 / 19-20 / ×3 / 3m

    Défense :
      Réduction de Dégâts : 5/adamantium (Corps d’adamantium)
      Coups critiques & attaque sournoise : 25% de chance d'annuler les dégâts spéciaux (racial)
      Immunités : [Poison, Effets de sommeil, Nausée, Fatigue, Épuisement, Absorption d’énergie, Effets provoquant un état fiévreux] (racial), [Sorts de mort, Effets de mort magique, Effets liés à l'énergie négative, Restrictions de mouvement ()] (armure), [Possession, Effets d’Enchantement (charme), Effets d’Enchantement (coercition), Contact des créatures Chaotiques et/ou Mauvaises convoquées] (amulette), Températures extrêmes (, cristal)

      Classe d'Armure : 33 (36 vs Mal ; 35 vs Chaos) = 10 + 1 (Dextérité) + 13 (Corps d’adamantium ; blindage composite +5) + 9 (pavois +5) ; +1 (Mal ; bouclier angélique) ; +2 (Mal / Chaos ; parade ; amulette)
      Contact : 20 (23 vs Mal ; 22 vs Chaos) = 10 + 1 (Dextérité) + 9 (pavois +5 ; Bouclier de parade) ; +1 (Mal ; bouclier angélique) ; +2 (Mal / Chaos ; parade ; amulette)
      Pris au dépourvu : 32 (35 vs Mal ; 34 vs Chaos) = 10 + 13 (blindage composite +5 ; Corps d’adamantium) + 9 (pavois +5) ; +1 (Mal ; bouclier angélique) ; +2 (Mal / Chaos ; parade ; amulette)

    Jets de sauvegarde :
      Jet de Réflexes : 9 (15 vs sorts de Mal ; 11 vs Mal/Chaos) = 0 (Guerrier) + 6 (Sonnilnor) + 3 (Dextérité) ; +4 (sorts de Mal ; Sainteté ; bouclier angélique) ; +2 (Mal / Chaos ; Résistance ; amulette)
      Jet de Vigueur : 18 (24 vs sorts de Mal ; 20 vs Mal/Chaos) = 3 (Guerrier) + 9 (Sonnilnor) + 6 (Constitution) ; +4 (sorts de Mal ; Sainteté ; bouclier angélique) ; +2 (Mal / Chaos ; Résistance ; amulette)
      Jet de Volonté : 19 (25 vs sorts de Mal ; 21 vs Mal/Chaos) = 0 (Guerrier) + 11 (Sonnilnor) + 8 (Sagesse) ; +4 (sorts de Mal ; Sainteté ; bouclier angélique) ; +2 (Mal / Chaos ; Résistance ; amulette)

Langues connues :
  • Commun
  • Nain

Caractéristiques raciales :
  • Créature artificielle vivante de taille M
  • Vitesse de déplacement de 9m
  • +2 en constitution, -2 en sagesse, -2 en charisme
  • Immunité contre le poison, les effets de sommeil, la nausée, la fatigue, l’épuisement, les effets provoquant un état fiévreux, l’absorption d’énergie.
  • Le forgelier ne peut soigner les dégâts létaux naturellement.
  • Le forgelier peut être affecté par les sorts ciblant les créatures vivantes et les créatures artificielles.
  • Les sorts de guérison ainsi que les pouvoirs surnaturels qui soignent les points de vie perdus et affaiblissement temporaires de caractéristiques ont leur efficacité réduits de moitié sur le forgelier.
  • Le forgelier est affecté par les sorts de , , , , (2d6 points de dégâts, Réflexe ½ dégâts, DD 14+modificateur de caractéristique du lanceur), un oxydeur (2d6 points de dégâts, Réflexe ½ dégâts, DD 17). Les sorts n’affectant que les objets n’affectent pas le forgelier.
  • Une fois hors de combat, le forgelier ne perd pas de points de vie s’il exerce une activité fatigante, mais est toujours limité à une action simple ou de mouvement. Si le forgelier est mourant, il devient inerte, inconscient et sans-défense. Il ne perd plus de points de vie (comme une créature stabilisée), à moins d’être blessé à nouveau.
  • Le forgelier peut être rappelé à la vie ou ressuscité.
  • Le forgelier n’a pas besoin de manger, dormir ou respirer, mais reste capable de bénéficier des sorts et objets magiques consommables. Il doit tout de même se reposer 8h pour préparer des sorts.
  • Blindage composite : Le forgelier bénéficie de plaques de blindage composite lui conférant d’un bonus d’armure de +2. Ce bonus ne peut se cumuler avec d’autres effets procurant un bonus d’armure non naturelle. Ces plaques occupent l’emplacement d’une armure ou d’une robe, si bien que le forgelier ne peuvent porter ni armure ni robe magique. Ces plaques peuvent être altérées par magie, exactement comme les armures, mais le forgelier doit être présent durant toute la durée de l’opération. Ces plaques imposent un risque d’échec des sorts profanes de 5%, à l’instar d’une armure légère. Toute aptitude de classe lui permettant de passer outre les risques d’échec des sorts profanes liés au port d’une armure permet d’ignorer celui du blindage composite.
  • Défense légère (Ext) : À chaque fois que le forgelier subit une attaque sournoise ou un coup critique, il y a 25% de chances que ces dégâts spéciaux soient annulés et que le forgelier ne subisse que les dégâts d’une attaque normale.
  • Arme naturelle : le forgelier dispose d’une arme naturelle, une attaque de coup infligeant 1d4 points de dégâts.
  • Langues : D’office : Commun. Supplémentaires : aucune.
  • Classe de prédilection : Guerrier.


Dons :
    Dons de niveau :

    Dons de classe :
    • (Guerrier 1)
    • (Guerrier 2)

Aptitudes de classe :
    Guerrier :
    • Dons supplémentaires (Science de l’initiative ; Bouclier de parade)
    Sonnlinor :
    • Incantation spontanée
    • Sorts du Bien et de la Loi
    • Renvoi des morts-vivants (15/j ; +2 (synergie ; Connaissances [Religion]))
    • Domaines (Bien, Protection)

Magie :
    Description de la magie

    Sorts de Sonnlinor :
      Liste complète des sorts
      Liste des sorts de domaines

      Les DD des jets de sauvegarde sont basés sur la sagesse : DD = 10 + le niveau du sort + le modificateur de sagesse du prêtre (+8) ; NLS 18 (+1 pour les sorts de bien [domaine de bien] et d’abjuration [glyphe de protection])

      Renvoi des morts-vivants :
        Voir les détails ici

        Nombre de renvois : 15/jour (3 + 4 (emprise) + 4 (charisme) + 4 (canne de nuit))
        Niveau : 18
        Test de renvoi : 1d20 + 4 (Charisme) + 2 (Synergie ; Connaissances [Religion])
        DV affectés : 2d6 + 18 (prêtre) + 4 (charisme)

      Pouvoirs divins :
        Spontanéité de domaine : 1 renvoi + 1 sort de NS égal ou supérieur ; Incantation spontanée des sorts de Protection ou de Bien
        Bouclier divin : 1 renvoi ; +4 de sainteté au bouclier ; 10 rounds
        Renforcement saint : 1 renvoi ; (soins) sur 18m ; 1 round

      Sorts interdits : sorts de Chaos ; sorts de Mal

      Nombre de sorts par jour : 6/7+1/7+1/7+1/7+1/5+1/5+1/4+1/4+1/2+1

      Domaine de Bien :
        Pouvoir donné : Sorts du Bien +1 NLS
        Sorts :, , , , , , , ,

      Domaine de Protection :
        Pouvoir donné : Protection divine (Sur) (1/j ; +18 [niveau de prêtre] de résistance au prochain JdS ; cible : une créature ; action simple ; 1h ou utilisation)
        Sorts : , , , , , , , ,

Compétences :
    Total = DM de guerrier + DM de prêtre + bonus carac + autres
    Compétences de classe générales ; Compétences de classe de guerrier ; Compétences de classe de prêtre ; Compétences innées *

    Liées à la force :
      Escalade* : -0 = 0 + 5 (Force) - 5 (Armure)
      Natation* : -23 = 0 + 5 (Force) - 10 (Armure) - 18 (Pavois)
      Saut* : -9 = 0 + 5 (Force) - 5 (Armure) - 9 (Pavois)

    Liées à la dextérité :
      Acrobaties : = 0 + 3 (Dextérité) - 5 (Armure) - 9 (Pavois)
      Crochetage : — = 0 + 3 (Dextérité)
      Déplacement silencieux* : -11 = 0 + 3 (Dextérité) - 5 (Armure) - 9 (Pavois)
      Discrétion* : -11 = 0 + 3 (Dextérité) - 5 (Armure) - 9 (Pavois)
      Équilibre* : -11 = 0 + 3 (Dextérité) - 5 (Armure) - 9 (Pavois)
      Équitation* : 3 = 0 + 3 (Dextérité)
      Escamotage : = 0 + 3 (Dextérité) - 5 (Armure) - 9 (Pavois)
      Évasion* : -11 = 0 + 3 (Dextérité) - 5 (Armure) - 9 (Pavois)
      Maîtrise des cordes* : 3 = 0 + 3 (Dextérité)

    Liée à la constitution :
      Concentration* : 27 = 2 + 19 + 6 (constitution)

    Liées à l’intelligence :
      Art de la magie / Connaissance des sorts : 4 = 1 + 3 (Intelligence)
      Artisanat (tous) : = 0 + 3 (Intelligence)
      Connaissances (Autres) : = 0 + 3 (Intelligence)
      Histoire : = 0 + 3 (Intelligence)
      Mystères : = 0 + 3 (Intelligence)
      Plans : = 0 + 3 (Intelligence)
      Religion : 11 = 1 + 7 + 3 (Intelligence)
      Contrefaçon* : 3 = 0 + 3 (Intelligence)
      Décryptage : = 0 + 3 (Intelligence)
      Désamorçage/sabotage : = 0 + 3 (Intelligence)
      Estimation* : 3 = 0 + 3 (Intelligence)
      Fouille* : 3 = 0 + 3 (Intelligence)

    Liées à la sagesse :
      Détection* : 10 = 0 + 8 (Sagesse) + 2 (Anneau d’anticipation)
      Perception auditive* : 10 = 0 + 8 (Sagesse) + 2 (Anneau d’anticipation)
      Premiers secours* : 15 = 2 + 5 + 8 (Sagesse)
      Profession (Autre) : — = 0 + 8 (Sagesse)
      Psychologie* : 8 = 0 + 8 (Sagesse)
      Survie* : 8 = 0 + 8 (Sagesse)

    Liées au charisme :
      Bluff* : 4 = 0 + 4 (Charisme)
      Déguisement* : 4 = 0 + 4 (Charisme)
      Diplomatie* : 4 = 0 + 4 (Charisme)
      Dressage : — = 0 + 4 (Charisme)
      Intimidation* : 4 = 0 + 4 (Charisme)
      Renseignement* : 4 = 0 + 4 (Charisme)
      Représentation (Toutes)* : 4 = 0 + 4 (Charisme)
      Utilisation d’objets magiques : = 0 + 4 (Charisme)

    Techniques astucieuses :

    Compétences d’Aventure :
      Aucune

Équipement :
  • Portés :
    • Améliorations d’armure +5 de flamme spirituelle et de liberté (141 000 po ; — kg) équipée d’un cristal d’adaptation mineur (500 po ; — kg)
      Le porteur l’armure de flammes spirituelles est immunisé contre les sorts de mort, les effets de mort magique, l'absorption d'énergie et les effets liés à l'énergie négative (comme contact glacial ou un sort de blessure).

      Un personnage portant une armure de liberté agit comme s'il jouissait d'un effet de continu.
    • Pavois en massite +5 animé angélique (81 210 po ; 45 kg) équipé d’un cristal de vue courbée (500 po ; — kg)
      Sur commande, un bouclier animé flotte à moins de 60 centimètres de son propriétaire, le protégeant aussi bien que si celui-ci le tenait lui-même, bien qu’il ait les deux mains libres. Un personnage ne peut utiliser qu’un bouclier à la fois. Même un bouclier animé impose des désavantages, comme un malus d’armure aux tests, un risque d’échec des sorts profanes et un malus pour non formation.

      Le bouclier angélique est orné de motifs célestes et autres représentations de plumes. L'objet augmente le bonus d'altération à la CA du porteur de +1 contre les attaques portées par des créatures maléfiques. Il confère également à son utilisateur un bonus de sainteté de +4 aux jets de sauvegarde contre les sorts présentant le registre du Mal. Bien entendu, une créature maléfique qui use du bouclier ne bénéficie pas de ces avantages.

      Image
    • Marteau runique (Thundaril) (17 912 po ; 2.5 kg) équipé d’un cristal de retour intermédiaire (1 000 po ; — kg)
      Image
    • Dague de maître en Acier ignifié (1 302 po ; 0.5 kg)
    • Haches de lancer de maître ×2 (308po ×2 ; 2kg ×2)
    • Amulette du paladin de Moradin (6 050 po ; 0.5 kg)
      Ce symbole sacré en or de Moradin peut être porté en tant qu'amulette. Un personnage la portant ainsi est protégé par un effet de protection contre le mal et contre le chaos, sauf s'il est de l'un de ces alignement.
      Une créature convoqué n'a besoin de passer qu'un seul des deux sorts avec sa résistance à la magie pour attaquer, sauf si elle est loyale bonne (qui peut attaquer sans test).
      Il existe des amulettes similaires créées à partir de symbole divin d'autres dieux, ces dernières sont protégées contre les alignements opposées au dieu en question.
      Abjuration [bien, loi]* faible, NLS1, création d'objets merveilleux, protection contre le mal, protection contre le chaos, prix : 6050 po, coût : 3050 po +120 px
      *les sous-écoles dépendent des sorts de protection utilisées, dans le cas de Moradin, ce sont celles-ci
    • Couronne flottante de en or (2 100 po ; 0.5 kg)
      Cette couronne en or finement ouvragée flotte à quelques centimètres au dessus de la tête de son porteur. Sur commande, la couronne s’illumine pour une durée de 10 minutes. NLS 1, et

      Image
    • Masque de vision lucide (75 000 po ; — kg)
    • Cape de vol (54 000 po ; 1 kg)
    • Brassard de quintessence des soins (7 200po ; 0.5 kg)
    • Anneau d’anticipation (6 000 po ; — kg)
    • Anneau de clignotement (27 000 po ; — kg)
    • Ceinture de magnificence +6 (306 000 po ; — kg)
    • Bottes de Transposition (2 160 po ; 0.5 kg)
      Une fois par jour, le porteur de ces bottes peut échanger sa place avec une autre créature en criant son nom à moins de 12m. L'échange ne s'effectue pas si l'une des créatures ne peut prendre la place de l'autre, est de taille TG ou plus ou n'est pas volontaire.
      Invocation (téléportation) modérée, NLS6, création d'objets merveilleux, Transposition bénigne, 2160 po
    • Outre de l’eau bénie (8 525 po ; 2 kg)
      Cette outre de 2 litres en argent finement décorée se remplit en deux heures d'eau bénite (il est possible d'en retirer un plus petite quantité avant).
      Elle arbore le symbole d'un dieu bon (ici, Moradin), mais n'importe qui peut en sortir son eau. Une fois sortie de l'outre, cette eau ne reste efficace qu'une journée avant de devenir de l'eau pure mais non magique.

      Image
    • Flasque d’eau axiomatique en verre* (250 po ; 0.5 kg)
    • Sceptre Canne de nuit (7 500 po ; — kg)
    • Symbole sacré de Moradin en or (50 po ; 1 kg)
    • Chapelet de prière en or (100 po ; — kg)
    • Sacoche à composantes (5 po ; 1.5 kg + 2.5 kg) contenant :
      • Focaliseurs :
        • Anneaux de platine ×2 (50 po×2 ; — kg)
        • Reliquaire de Bien (500 po ; — kg)
        • Reliquaire de Loi (500 po ; — kg)
        • Clochette finement ciselée (100 po ; — kg)
        • Symbole sacré en argent recouvert de symboles d’anathème (500 po ; — kg)
        • Statuettes pour (50 po ; — kg)
      • Composantes* :
        • Poudre d’argent (125 po ; 2.5 kg)
        • Deux Bracelets de cuivre (5 po ; — kg)
        • Gemme transparente (250 po ; valeur 50 po ; — kg)
        • Poudre de diamant (1500 po ; valeur 300 po ; —kg)
        • Poussière de rubis (250 po ; valeur 50 po ; — kg)
        • Jeu d’osselets couverts de runes ×2 (125 po×2 ; — kg)
        • Jeu d’osselets ×2 (125 po×2 ; — kg)
        • Herbes rares (250 po ; valeur 50 po ; — kg)
        • Offrande à Moradin (125 po ; — kg)
        • Chandelles ×10 (0.05 po×10 ; — kg)
        • pierre précieuse parfaite (1250 po ; valeur 250 po ; — kg)
    • Autre :
      • Petite roche tachée de sang (ramassée dans la première pièce)
      • Lettre de recommandation du roi d’Adbar + collier et gemme du mohrg (pièce 5)
      • 4 fioles non identifiées (pièce 5)
  • Havresac d’Hévard : (2 000 po ; 2.5 kg [+58.025/60] kg)
    • Livre saint de Moradin dans son étui (cuir et papier ; 45 po ; 2 kg)
    • Bâtons éclairants* ×15 (2po ×15 ; 0.5kg ×15)
    • Haches de lancer de maître ×4 (308po ×4 ; 2kg ×4)
    • Silex et amorce (1po ; – kg)
    • Phylactère du croyant (1 000 po ; — kg)
    • Corde en soie de terre (12 po ; 3.5 kg)
    • Grappin (1po ; 2kg)
    • Craie* ×3 (0.05 po×3 ; — kg)
    • Focaliseurs :
      • Marmite ciselée (50 po ; 5 kg)
      • Trompe en argent de maître (115 po ; 1.5 kg)
      • Encensoir en or (5 po ; 2 kg)
    • Composantes* :
      • Poudre d’argent ×9 (125 po×9 ; 2.5 kg×9)
      • Petit lingot d’argent (25 po ; 0.5 kg)
      • Encens spécial ×5 (125 po×5 ; 0.5 kg×5)
      • Morceau de platine (125 po ; 0.025 kg)
      • Poudre d’or (500 po ; valeur 100 po ; 1 kg)
  • Objets de quête :
  • Or total possédé : 803.35 po

    Poids total de l'équipement : 65 kg (charge légère)
      Charges avec ceinture : 0 - 66.5 kg (légère) ; 66.5 - 133 kg (intermédiaire) ; 133 - 200 kg (lourde)
      Charges sans ceinture : 0 - 29 kg (légère) ; 29 - 58 kg (intermédiaire) ; 58 - 87.5 kg (lourde)

Background :
Prologue
78. Et les armées cristallines de Moradin déferlèrent,
79. Le marteau céleste frappant le mal brûlant,
80. Façonnant leur victoire, forgeant le monde.


− En formation !



L’ange à la tête de la troupe avait crié, confiant, un ordre des plus clairs pour ses soldats. Le groupe céleste, volant aile contre aile, vira immédiatement dans un mouvement parfaitement coordonné, avant de se stabiliser. Instinctivement, ils savaient quelle attaque allait être portée, et en quel endroit, aussi n’eurent-ils aucun besoin de communiquer. Arrivés là où était leur place dans la bataille, ils fondirent sur l’ennemi, masses et tranchants en avant. Le chaos indescriptible des troupes démoniaques avait bien besoin d’un peu d’ordre, et c’était leur rôle, qu’ils remplissaient à merveille.

Le combat fut rude, mais rapide. Peu d’anges tombèrent, et l’ennemi était en déroute. Tout c’était déroulé selon le plan. La plupart des derniers anges étaient repartis au Foyer, tandis que ceux restés sur place s’occupaient de retrouver les corps de leurs frères et d’achever les démons mourants. Une tâche ingrate, mais que tous, du plus novice au plus haut gradé, auraient effectué sans rechigner si cela avait été leurs ordres.


− Belle victoire que voilà, dit allègrement l’un des anges tout en enfonçant son épée dans le crâne d’un fiélon à l’agonie. Mon frère, crains-tu encore que notre royaume soit en danger, après cette journée ?

L’autre ange à qui il s’adressait s’était agenouillé près d’un de ses frères tombés, et d’un ennemi toujours vivant, mais incapable de se mouvoir. Ce dernier lui lançait un regard mauvais, lui jetant mentalement quelque malédiction de son cru. L’ange agenouillé pria pour le mort, et se tourna vers le démon. D’un coup sec et puissant de son marteau, le céleste venait de lui enfoncer le crâne, mettant fin aux mauvaises pensées. Il ne répondit à la question de son frère à l’épée que lorsqu’il se fut relevé.

− Notre ennemi est imprévisible. Notre victoire aujourd’hui ne nous assure en rien l’issu des combats suivants. Mais… Il me semble déceler quelque chose, un schéma, dans ces attaques. Je ne parviens pas à saisir ce qui se trame mais, si je suis dans le vrai, c’est inhabituel pour ces fiélons. Et il ne semble pas que Moradin ait…
− Douterais-tu de la puissance notre Dieu ? Coupa l’autre.
− Non. Répondit immédiatement l’ange au marteau, une pointe d’irritation dans la voix. Bien au contraire. Mais nous ne devrions pas sous-estimer nos adversaires. Si notre force est notre atout, le leur est la ruse. Moradin compte sur nous pour les combattre, donc notre vigilance est primordiale.
− As-tu rapporté tes observations à la hiérarchie ?
− En effet, mais rien a été fait depuis. Notre plan d’attaque n’a pas été modifié.
− C’est donc qu’il n’avait pas à l’être. Conclu l’ange à l’épée. Ils savent ce qu’ils font. Nous n’avons pas à remettre leurs décisions en cause.

L’ange au marteau n’ajouta rien, retournant à la tâche qui était sienne. Son instinct lui disait formellement que quelque chose se tramait, et il ne doutait pas de la capacité de ses supérieurs à parvenir aux mêmes conclusions que lui. Mais, comme il l’avait formulé, rien ne semblait être fait pour ne serait-ce qu’enquêter sur ça. Les généraux avaient-ils vraiment considéré les suggestions d’un sous-fifre ? Il avait outrepassé ses prérogatives en agissant ainsi, avait-il eut raison de le faire ? Autant de doutes et de questionnements qui emplissaient son esprit de crainte.

Alors qu’il soulevait le corps d’un immense fiélon pour libérer celui d’un de ses frères, l’ange au marteau ressentit quelque chose d’étrange, une nausée indescriptible. Mais le plus étrange était le fait que le champs de bataille avait disparu… Il baignait maintenant dans une lumière intense, chaleureuse et douce. Les bruits familiers de forge et de pioches ne le trompaient pas : il était maintenant dans le Foyer, mais il n’avait aucun souvenir d’avoir effectué le voyage de retour. Sa main droite tenait toujours son marteau, mais il remarqua quelque chose, derrière. Sur le sol, plus loin, une armure rutilante était posée, vide. Une immense épée à deux mains était nonchalemment posée à côté. Toutes deux se désagrégeaient petit à petit, retournant dans l’éther comme un parchemin que l’on brûlait. En face de l’armure, une table de pierre ouvragée arborait divers plans et maquettes. L’ange au marteau se trouvait dans leur commandement stratégique. Tous connaissaient la pièce, l’une des plus importantes de leur engeance. Après une seconde d’absence, il reconnut l’armure et l’arme, elles appartenaient à l’un de leur stratège. De l’autre côté de la table, l’armure et l’arme d’un autre commandant subissaient elles aussi le même sort. Un sentiment d’alerte envahit immédiatement l’ange. Quelqu’un venait d’assassiner deux de leurs frères du haut commandement, il se devait de donner l’alarme. Alors qu’il se retourna, il aperçut qu’un autre céleste se tenait à la porte, et l’expression stupéfiée de son visage se rapprochait du sentiment intérieur de l’ange au marteau. Mais l’heure n’était pas à la réflexion, il leur fallait attraper le coupable. Levant le pied pour avancer, il buta sur un objet, provoquant un cliquetis métallique. Si son corps de céleste l’avait pu, il aurait eu une sueur froide à ce moment même. Lentement, il baissa les yeux, et constata avec horreur qu’il se tenait au-dessus d’une troisième armure. Relevant les yeux, une expression affolée sur le visage, il le vit : le regard de l’autre n’était pas pour la scène, mais bien pour lui. Ce dernier venait de dégainer une masse et se précipita sur l’ange au marteau, qui ne résista pas.


81. Mais la félonie de nos ennemis n’avait pas d’égal,
82. Brisant les troupes, les faisant voler en éclat,
83. Et pour un crime qui n’était pas réellement sien,
84. Le jugement d’un corrompu fut sans émoi.


Enchaîné au milieu d’une cour de lumière, il était maintenant entouré d’une centaine d’anges et d’esprits. Il avait clamé son innocence, mais l’enquête était formelle. Un ange à l’armure d’or s’approcha de lui, solennel. D’une voix forte, il déclama :

− Frère, vous avez été jugé coupable de l’assassinat de trois de vos supérieurs. Comprenez-vous ce qui vous attend ?
− Oui, répondit l’ange au marteau.

Il ne savait pas ce qui s’était passé, mais il était certain qu’il avait causé la mort de trois de ses frères. Il ne se le pardonnait pas, aussi acceptait-il le châtiment qu’on lui infligerait. Il n’avait aucun doute sur celui-ci : la mort.


− Auriez-vous quelque chose à dire avant l’exécution de votre sentence ?

L’ange au marteau leva les yeux au ciel, murmurant une ultime prière, puis porta son regard vers le juge.

− Non.
− Très bien.

Le juge dégaina son épée, portant le coup fatal…

85. Mais la puissance et la sagesse de Moradin est sans égale,


Mais il fut stoppé dans son élan. Tous la ressentaient, une puissance immense, divine…

86. Et le corrompu, gracié, fut sauvé du froid de la Mort,


Un immense marteau, plus grand que tout ce qu’ils avaient connu, s’abattit sur eux. Le condamné avait disparu des yeux de ses frères. Lui, venait de ressentir une immense douleur, tout son être brûlait comme un volcan.

87. Moradin, le Dieu au marteau, forgeur des âmes des nains,


Il tombait, maintenant. Sa sensation de chaleur était intense, mais le bruit du vent dans ses oreilles était reconnaissable. Il ouvrit les yeux, et fut prit d’effroi. Ses ailes se désagrégeaient, ses plumes se détachaient et brûlaient une à une. Il était incapable de voler, c’était comme si un immense poids sur la poitrine le projetait au sol.

88. Dans son infinie sagesse, lui retira sa Grâce,


Le sol se rapprochait. Une prière à Moradin fut la dernière chose qui lui traversa l’esprit.

89. Devenu mortel, il vivrait parmi les nains,


Il traversa le sol, un sol creusé, constellé de galeries, œuvre du peuple des nains.

90. D’arme, il devenait bouclier.


Sa chute se termina dans un immense choc. Tout son être était meurtri, et il se sentait maintenant prisonnier, enfermé dans un cocon de métal.

91. De céleste, il devint machine.
Évangile d’Eir, Marteau et Enclume 5:78-91
Il a été pour eux deux un sujet de joie et d'allégresse, et les autres se réjouirent de sa naissance.
− Alorrrrs ? Ça a marrrché ?

L’être émergeait de la brume de sa naissance. Pendant un instant infinitésimal, il se souvenait encore de ce qu’il était, et de sa chute, mais tout cela avait disparu, en même temps que cette brume. Sa vue était floue, mais l’accommoder lui avait été facile. Il observa la pièce alentours. Il venait de naître, mais son esprit était déjà mature. Il était être bien singulier, car il n’était que machine… La pièce dans laquelle il se trouvait était dans un désordre inimaginable : bouts de ferraille par-ci, câbles de métal et morceaux de bois par-là, quelques potions et parchemins sur des étagères… Seuls la présence d’une table de travail et d’une forge indiquaient qu’il se trouvait dans un atelier. Deux petits humanoïdes — il reconnu instinctivement des nains — se tenaient non loin, derrière une table étrange couverte de volumes et de vélins.

− J’crrois bien. Dit l’un des nains de son fort accent, roulant les r comme un engrenage fatigué. Eh, toi ! (Il s’adressait à… lui) Bouge un peu, pourrr voirr ?

Mis à part la tête, il ne pouvait se mouvoir. Le même nain qui lui avait donné l’ordre accouru vers lui, se réprimandant lui-même de ne pas avoir pensé à détacher le nouveau-né. Le nain recula, laissant l’être descendre de la table inclinée sur laquelle il se trouvait. Son pas était lourd, ses mouvements un peu lents. Chacun d’eux était accompagné d’un léger grincement, comme une armure mal graissée. Il leva la main et vit que celle-ci, constituée de trois doigts épais au contraire des mains des nains qui avaient cinq doigts plutôt fins, était en réalité entièrement faite de bois et de métal.

− Tu sais quoi, Kidatirrrr, ça a marrrrrché…
− Parrrr Morrradin, Tokatirrrr, c’est merrrrveilleux ! Répondit son frère sur un ton de joie.
− Va prévenirrrr les autrrrres, vite !

Les deux nains semblaient heureux. Pourquoi ? La créature ne le comprenait pas, mais on lui donnerait la réponse, sûrement. Elle restait là, observant ses créateurs. Le dénommé Kidatir quitta précipitamment la pièce, tandis que Tokatir s’approchait de lui. La machine était bien plus grande que le nain, au moins du double de sa taille. Tokatir, une lueur de fierté dans l’œil, lui caressa la jambe, admirant sa création réussie. Il recula, fixant la machine des yeux.

− Tu répondrrrras au nom de Garrrrdien, pour l’instant, le temps qu’on te trrrrrouve un nom plus adapté.

Gardien eut soudainement une envie irrépressible, celle d’obéir à son maître. Inclinant la tête, il lui répondit d’un simple « Oui ». Sa voix était métallique, plus proche d’un grincement de rouages que de celle, gracieuse, des êtres vivants. Puis la machine resta silencieuse, observant son créateur encore présent s’affairer à la suite du Projet.
Car tu étais comme une machine sans volonté. Mais maintenant tu es retourné vers le Forgeron et le gardien de ton âme.
Gardien était une machine, un être de métal et de bois. La magie coulait dans ses veines comme le sang dans celle de ses créateurs. Forgé par le génie des frères Tokatir et Kidatir, respectivement forgeron hors-pair et façonneur ingénieux, il avait une raison d’être, d’exister : la défense des troupes la citadelle naine d’Adbar. Située au cœur des Marches d’Argent, elle était un joyau enfoui dans les montagnes de la région. Place forte, centre de commerce, royaume local, elle représentait énormément aux yeux de tous, quelles que soient les intentions. En effet, si la cité comptait de nombreux défenseurs, parmi lesquels les redoutables membres de la Garde de Fer, elle comptait aussi beaucoup d’ennemis dans les rangs des forces du mal et du chaos. Les deux frères portaient un amour sans fin à leur cité et à leur race, tellement qu’ils avaient imaginé et conçu Gardien. Bien plus grand qu’un nain, il serait impressionnant pour les ennemis, ainsi que visible par tous les nains sur le champ de bataille, servant ainsi de point de ralliement ; plus solide et plus lourd que leur meilleur chevalier en armure, il serait efficace à protéger leurs compagnons, qui pourraient alors se concentrer sur l’attaque de leurs ennemis ; insensible à nombre des faiblesses de la chair et aussi résistant que possible, il tiendrait tête à ses adversaires sans faillir. Son premier nom de « Gardien » était en réalité le titre de leur projet, car ils cherchaient à construire une machine qui protégerait leurs semblables au cours des assauts. La réussite complète de la mise en service de Gardien fut fêtée dignement, le chef de la Garde s’étant déplacé en personne pour venir découvrir le futur nouvel atout de son armée.

Plusieurs années passèrent, pendant lesquels Gardien fut durement entraîné à manier toutes les armes et à brandir tous les boucliers que les nains pouvaient connaître. Élève silencieux et obstiné, ses maîtres d’armes étaient, au départ, extrêmement déçus de voir une si piètre création manier si malhabilement ce qu’ils lui mettaient en main, mais furent abasourdis par la vitesse avec laquelle elle apprenait et répétait leurs enseignements. Car, au contraire d’un élève orgueilleux et à qui il était difficile d’inculquer des gestes et des automatismes, la machine, elle, répétait avec brio ce qu’elle voyait après seulement quelques passes. Mais, ce que personne n’avait encore noté, Gardien y comprit, c’était que le pendant de cette capacité était absente de l’apprentissage de la machine. Répéter aussi aisément les gestes laissait peu de place à l’innovation, à la surprise, élément pourtant essentiel du combat. Mais Gardien était capable d’inventer, de combiner, de feinter. Il voyait au-delà du but de recréer les gestes, il savait qu’il fallait gagner le combat.

Après deux décenies d’entraînement et de batailles — car oui, il avait rempli son rôle lors d’escarmouches et avait déjà sauvé la vie de plusieurs nains, qui félicitaient les frères Tokatir et Kidatir pour ses propres prouesses sans que lui ne prenne offense — un simple événement vint chambouler la vision que tous avaient de lui. L’atelier des deux frères était situé dans une allée importante de la cité. Après leur franche réussite, ils étaient parvenus à déménager dans un lieu bien plus propice au commerce, et les bénéfices s’étaient accru de façon exponentielle, surtout en exposant Gardien à l’entrée de leur échoppe. Dès que la machine n’était pas de service, elle siégeait à côté de leur porte, infatigable, et avec ordre de n’indiquer l’entrée de l’échoppe que pour toute réponse. Un soir, alors que les deux frères rentraient éméchés d’une « négociation » à la taverne du coin, ils avaient congédié Gardien qui, d’habitude, les aidaient à se mettre au lit, et lui donnèrent quartier libre. Autant affirmer que cet ordre était d’une nouveauté affolante pour lui, et il se retrouva, pantois, devant l’entrée, sans savoir que faire. On ne lui avait donné aucun but, aucune directive, et la rue était déserte en cette heure tardive.

Ce n’est que le lendemain vers midi que les deux frères émergèrent, un mal de crâne cataclysmique leur servant de réveil. Avant même que le moindre souvenir de la soirée ne leur revint, ils avaient appelé leur création, un serviteur mécanique bien pratique dans ces moments-là. Mais personne ne répondit à leurs appels répétés et insistants. Une fois habillés et (à peine) plus frais, ils se mirent à la recherche de Gardien, mais ne le trouvèrent nulle part dans l’atelier, ni sur le palier, ni devant la porte. Le seul indice qu’ils pouvaient suivre fut la foule amassée devant le temple de Moradin un peu plus bas dans l’artère. Jouant des coudes, ils parvinrent à pénétrer dans le lieu sacré, pour y retrouver agenouillé sur l’un des bancs leur création. Un prêtre s’était assis prêt de lui, mais ils restaient tous deux silencieux.


− Ah ! Te voilà ! Lança rudement Kidatir, aussitôt réprimandé par le regard du prêtre. Parrrrdon, mon Pèrrrrre. Murmura-t-il en réponse.

Les deux frères se rapprochèrent, et passèrent un moment à observer Gardien en silence, imitant les badauds. Le mécanique bougea enfin, et ses créateurs purent lui poser la première question qui leur venait : ce qu’il faisait exactement en ces lieux. Une réponse aussi particulière que décisive leur fut donnée.

− Je priais.
Garde mon âme, car je suis pieux ! Moradin, sauve ton serviteur qui se confie à toi !
Gardien inclina la tête. Il ne comprenait pas vraiment ce que les maîtres lui disaient.

− Libre ?
− Oui, Garrrrdien. Librrrre. Répéta Kidatir. Le rrrroi t’as accorrrrdé cet immense honneurrrrr. (Gardien ne bougeait pas) Tu pourrrrrrrrrrrrras décider toi-même de ta vie. Nous ne te donnerrrrons plus d’orrrdrrrres.

Plus d’ordres ? Voilà qui était invraisemblable… Gardien alla s’asseoir. Tokatir, assit sur un tabouret à l’opposé de la salle, attrapa un vélin et une plume pour grifoner quelque chose. Gardien, quant à lui, éprouvait quelque chose qu’il n’avait jusqu’à présent pas expérimenté. Toutes les fibres de son bois, toutes les plaques de son métal vibraient légèrement, une sensation extrêmement désagréable. Il enfouit son visage dans l’une de ses mains, puis les posa sur ses genoux, fixant le sol. Tokatir écrivait sans relâche, et Kidatir ouvrait ses yeux en grand, surprit par la réaction de leur création.

− Es-tu perrrrrplexe ?

Gardien connaissait ce sentiment. Ses maîtres, depuis qu’ils avaient découvert qu’il priait, mettait des mots sur toute sorte de sensations que Gardien avait, mais qu’il ne savait pas décrire seul. Il hocha la tête.

− Oui, mais pas seulement. Je sens que mon corps tremble, et mon esprit est plus embrouillé que lors de ma perplexité.
− Mmmmmh, continua Kidatir. Le bruit de la plume sur le vélin s’intensifiait. Je pense que tu rrrrressens ce qu’on appelle la peurrrr.

Gardien leva la tête, et si ses sourcils dessinés avaient pu se mouvoir, ils les auraient froncés. La peur, il connaissait ce sentiment chez les nains, sur le champ de bataille. Elle faisait devenir faible, et était mortelle. Une émotion abjecte, une sensation impure.

− Peur ? Moi ?
− C’est tout naturrrrel pourrrr un êtrrrre de ta condition.
− Non, je n’ai pas peur. (Il regarda à nouveau ses pieds)
− Et là, tu mens, que ce soit à nous ou à toi-même.

La machine secoua la tête. Non, il n’aurait pas peur. Pas lui.

− Tu sais, repris Kidatir, seul un fou n’a pas peurrrr. La peurrrr te prrrréserrrrve de la morrrrt, souvent. (Ses paroles n’étaient que peu rassurantes) Mais… Il existe un moyen de l’atténuer (Gardien releva la tête, intéressé), et cela implique générrrrralement l’aide de prrrroches, l’aide d’amis. Nous sommes là pour atténuer ta peurrrr, te « rrrrassurrrrer ». Mais il faut que nous sachions pourrrrquoi tu as peurrrr.

Gardien fixa le vide quelques secondes, totalement immobile.

− Quel but aurais-je ? Lança-t-il, penaud.
− Ah. Kidatir posa les mains sur ses hanches. Je comprrrrends. Nous t’avons rrretirrrré ta rrraison d’êtrrrre. Et bien… Il y aurrrra une chose ou deux que tu pourrrrrrrrrrrais fairrre. D’aborrrrd, Tokatirrrr et moi nous allons t’étudier. Le rrrrrroi veut savoirrrrrr exactement ce qui t’arrrrrrrrrrrive, et ce qui s’est passé quand tu es né. Mais pourrrrr connaîtrrrrre tout ton potentiel, nous devons te considérrrrrer comme un êtrrrrre vivant, notrrrrre égal. Tu as beau êtrrrrre fait de métal et de bois, ton esprrrrrit n’en est pas moins vivant. Tu peux ensuite continuer ce que tu faisais, fairrrrre parrrrrtie de la prrrrrotection de la ville. C’est une suggestion comme une autrrrrrre… Mais il faudrrrrrra que tu te trrrrrouves un trrrrravail.

Gardien sentait que ce n’était pas assez. Ses jointures étaient faibles, son esprit encore en proie à l’anxiété.

− Ce n’est pas tout.

Kidatir leva un sourcil.

− Quoi d’autrrrre ?
− Je… Gardien hésita. Vous vous souvenez de l’histoire que vous m’avez conté, celle de la naissance de Moradin ?
− Oui, il est né de métal et de gemmes. Un peu comme toi, dans un cerrrrrtain sens.
− Oui, et il a put changer, devenir… Comme vous.
− En effet.
− Mais comment a-t-il pu ? Comment changer son corps ne l’a pas détruit ?
− Son âme ne l’a pas été, il s’est métamorrrrphosé.

Gardien sentait que l’on touchait au cœur du problème.

− Son… Âme ?
− L’essence d’un êtrrrrre, oui. Ce qui rrrrretournerrrra au Foyer, le plan où vit Morrrradin et les nains loyaux et morrrrraux morts ici. La morrrrrt n’enlève que le corrrrps, ce qui rrrrreste et qui lui surrrrrvit, c’est l’âme.

La tête de Gardien s’inclina, et sa voix était perplexe, implorante.

− Quand vous m’avez créé, m’avez-vous donné une âme ?

Tokatir cessa d’écrire, et la bouche de Kidatir s’ouvrit sans émettre un son. Voilà une excellente question dont ils n’avaient pas la réponse.

− Tu sais, lança Tokatir, seul Morrrrradin a le pouvoir de crrrrréer une âme de nain. Même si tu es une machine, tu es la crrrrréation de son peuple, et ton âme est cerrrrrtainement de son fait. Quant à savoirrrr si tu en as vrrrrraiment une, nous ne pouvons le dire. Il faut demander à un prrrrrêtre.

Gardien ressentait autre chose : la détermination. La présence hypothétique de son âme était un sujet qui l’intéressait fortement car, s’il avait bien réfléchi à cela, être sans âme signifiait que la mort était un néant absolu. S’il voulait avoir le droit de rejoindre ses amis, ses créateurs, ses protégés, s’il voulait avoir le droit de continuer la mission qu’il avait décidé de continuer au-delà de son décès, il devait avoir une âme. Envisager son absence lui faisait… Peur, et il n’aimait pas ça.

− À qui puis-je demander ? Répondit Gardien, après un moment de réflexion.
− Va voirrrr le temple de Morrrradin, plus bas. Dit Kidatir avec un immense sourire. Tous les prrrrêtres t’aiderrrrront. Nous pensons tous que tu es une possible crrrréation de Morrrrradin, ils sont trrrrrès intérrrrressés parrrr notrrre étude de toi. Y parrrrticiper les rrrrravirrrra.

Gardien, sans plus de cérémonie, se leva, et marcha vers la sortie de l’habitation. Surprit par ce geste, les deux frères suivirent son mouvement, mais le hélèrent rapidement.

− Oh là ! Tokatir se précipita devant lui. Il y a une chose qu’on doit fairrrrre avant. Gardien regarda son petit maître — non, son ami, car il n’avait plus de maître — du haut de ses deux mètres et attendit que ce dernier ne parle. Te donner un nom.
− Ouais, lança Kidatir. Garrrrdien, c’est pas un nom, c’est une fonction. Si on te considèrrrre comme un êtrrrrre vivant, il te faut un nom.

Les deux frères échangèrent un regard, et un sourire. Tokatir s’écarta, ouvrant la porte, invitant Gardien à sortir. Tous deux dirent de concert :

− Tu serrrras toujourrrrrs la bienvenue chez toi, Eirrrrr !
− Tu serrras toujourrrrrrrs la bienvenue chez toi, Eirrrrrrr !

Eir, sans expression, sortit, se retourna, jetant un œil à ses créateurs. Il se dirigea ensuite vers le temple de Moradin, seul, libre, anxieux, enchaîné à ses interrogations, à sa crise existentielle.
Si Moradin ne te sauve pas, avec quoi te sauverais-je, moi ?
− Non, Eir, je suis désolé.

Le prêtre retira les mains du dos froid de l’être métallique. L’expression de son visage était raccord avec le ton de ses paroles, et son discours.

− Cela a encore échoué.

Il aurait pu jurer avoir vu les épaules d’Eir s’affaisser légèrement. Si ce dernier avait pu soupirer de désespoir, il l’aurait fait.

− Merci, mon père.
− Ne désespère pas, mon fils, répondit le Père Cynbel, tentant de consoler son ouaille peu commune. L’absence de preuve…
− N’est en aucun cas une preuve d’absence, je le sais. Le ton de sa voix trahissait son sentiment de désespoir. Mes créateurs me le répètent à chaque fois.

Cynbel resta silencieux. Même s’il voulait requinquer Eir, il fallait avouer qu’après une demi-décénie d’essais infructueux, il y avait de quoi perdre toute envie de continuer. Et cette question lui tenait particulièrement à cœur… Le prêtre avait personnellement pris en charge de l’élucider pour Eir : avait-il une âme ? Son rang très élevé dans l’Ordre lui avait donné le privilège et l’immense honneur de réaliser lui-même cette enquête. Toutes ses prières et tous ses pouvoirs avaient été utilisés en vain, cependant. Son affinité avec Moradin n’était pas en cause, car il pouvait toujours assurer ses fonctions auprès du reste de son peuple. Seul le cas d’Eir lui résistait.

− Tu sais… Hésita le prêtre. J’ai une théorie. Il se peut que tu n’aies pas d’âme, certes, mais il est aussi possible que Moradin ne veuille simplement pas que tu aies la réponse à cette question, du moins pour le moment.

Eir, toujours accroupi dans le sol de la petite chapelle sobrement décorée, se retourna, s’appuyant sur une de ses mains. Il fixait de ses yeux gris métalliques ceux du prêtre. Son regard déstabilisait souvent ceux qui le voyaient pour la première fois, car ses yeux ne semblaient pas bouger, et il n’avait pas de pupille. Mais après plusieurs années, le prêtre était habitué, et il savait même décoder sa gestuelle. Eir n’arborait pas d’expressions faciales, mais on pouvait s’imaginer aisément les éléments de son visage exprimer quelque chose, en l’occurrence la perplexité, à ce moment précis.

− Moradin m’aurait donc châtié ? Pourquoi ?
− Châtié, je ne sais pas, mon fils. Les voies de Moradin sont telles ta peau, impénétrables. Tu as peut-être une mission à accomplir ici ? Qu’en sais-je. Moradin est silencieux à ton sujet. Nos prières à ton égard n’ont pas de réponse. Inutile de supposer quoi que ce soit, si nous ne savons rien.

Eir se rassit, tournant le dos au prêtre, totalement immobile. Il resta ainsi un petit moment, pendant que le Père s’affairait à ranger les éléments du rituel. Ne mouvant que sa bouche artificielle, ses lèvres mécaniques grinçant légèrement, il reprit.

− Mon Père ?
− Oui, mon fils ? Cynbel avait interrompu son activité et fixait le géant de métal au sol.
− Me serait-il possible de rentrer dans les Ordres ?

Le prêtre se figea un instant. Décidément, l’être qu’il avait devant lui était bien singulier, et il le lui fit savoir. Reprenant son activité, il continua.

− Mais malgré ta nature, oui, je pense cela possible. Si Moradin reste silencieux à nos questions sur toi, il n’en reste pas moins que tu existes, et que tu vis. S’il refuse que tu le serves, nous le saurions assez rapidement. Mais, par curiosité, pourquoi voudrais-tu y entrer ?
− Parce que, reprit Eir, toujours fixé dans la même position, quelle que soit la raison qui pousse notre Dieu au silence, le servir reste logique. S’il m’a confié une mission, le pouvoir qu’il m’accorderait ainsi m’aiderait à la remplir en son nom. S’il a décidé de me châtier, laver son honneur sali par ma faute doit se faire en son nom. Dans tous les cas, il me faut le représenter officiellement.

Cynbel souriait. Il sentait là un être pieux, bien plus pieux que beaucoup d’autres.

− Ce ne sera pas un chemin facile pour toi, mon fils.
− Je ne demande pas la facilité, seulement une réponse, et que Moradin me pardonne pour ce que j’ai éventuellement fait.

Le visage du prêtre afficha une expression de surprise.

− Qu’aurais-tu fais ?
− Je ne sais pas, répondit Eir, mais je sens que, si je suis ici, c’est à cause de moi, d’un tort, d’un déshonneur que j’ai provoqué. J’ai tâché le nom de Moradin, et je me dois de le faire resplendir à nouveau.
Car tu es notre secours, et nous sommes dans l’allégresse à l’ombre de tes ailes.
Plusieurs années s’étaient écoulées. Eir était effectivement entré dans les Ordres de l’église de Moradin, un fait qui avait étonné jusqu’au roi lui-même, qui l’avait alors désigné maître d’honneur de cérémonies officielles malgré sa toute jeune (in)expérience de prêche. Avoir une machine vivante comme prêtre royal était plus de l’ordre de la communication, de l’apparence et du prestige, qu’une véritable envie d’affirmer plus encore son allégeance à Moradin. Le roi ne reniait en rien leur Dieu, mais il lui fallait bien tirer à lui un peu de la couverture de la célébrité locale d’Eir, une source bien pratique et consentante de prestige et de gloire. En effet, Eir se fichait qu’il soit connu ou pas des habitants de la citadelle, il ne lui importait que deux choses : Moradin et la protection des-dits habitants. Le métier qu’il avait choisi satisfaisait à merveilles ces deux choses. Il avait continué ce pourquoi il était formé à la base, c’est-à-dire défendre les nains lors des attaques de la cité, et ses fonctions de prêtre lui apportèrent un renouveau dans ses possibilités : il pouvait maintenant soigner les siens et aussi les protéger à l’aide des pouvoirs de Moradin. Le nombre de blessés diminuait, les attaques ennemies étaient moins mortelles. Il en était ravi. Ravi, c’était aussi le cas de l’un des cousins du roi. Membre du haut-commandement de la garde de la citadelle, le célèbre Melmar, connu pour son don de stratège et pour son courage sans faille, s’était fait une joie d’accueuillir un tel atout dans ses rangs. Ce fut également lui qui fut à l’origine de la réputation et du surnom qui collerait à la peau de métal d’Eir pour les décennies suivantes…

Tout avait commencé par la découverte d’une petite troupe d’orques devant l’une des murailles Sud de la cité. Leur indiscrétion leur avait valu leur vie, mais leur mort avait en retour provoqué une attaque impressionnante de la cité. Une armée avait alors déferlé au crépuscule. La bataille était rude, et dura toute la nuit. Eir était là depuis le début de l’alerte, entre autres aux côtés de Melmar, qui combattait vaillamment sur le terrain avec ses hommes, écrasant les têtes des gobelins comme l’on attendrissait une viande particulièrement coriace. Face au nombre, les troupes naines enduraient l’assaut, reculant parfois, mais tenant bon. Peu avant le petit matin, les troupes ennemies étaient réduites, mais redoublaient d’efforts, et les nains fatiguaient. Les fantassins autour de Melmar changeaient de race, de nains, ils passaient à orques, et bientôt celui-ci fut entouré de verdâtres aussi avides de voir son squelette dépouillé de sa chair que le nombre de leurs frères tombant sous ses coups. Une erreur d’inattention, et il était à terre, son crâne meurtri, crachant du sang, son esprit et sa vue embrouillés. Une demi-douzaine de haches se levaient vers lui. Il ne lui restait qu’à rejoindre ceux qui étaient tombés dans l’honneur du combat.

Quelqu’un s’était interposé. Un géant tomba du ciel, la lueur divine de l’aube montante qui brillait devant eux projetant son ombre sur Melmar, aveuglé, levant la main pour se protéger de la lumière. L’être avait des ailes qu’il maintenait déployées, comme des bras qui tenteraient de le protéger. « Un ange… » Pensa le blessé. L’ange leva un marteau de sa main droite et frappa un ennemi, qui s’effondra. De sa main gauche, il dressa un énorme bouclier, aussi grand que Melmar lui-même, et para le coup puissant d’une hache orque comme si rien ne s’était passé. Les autres reculèrent un instant, et Melmar, dont l’esprit s’enfonçait de plus en plus dans la brume de l’inconscience, se sentit soulevé, comme porté au-dessus du champ de bataille.


− Moradin, je te rejoins… Tu m’as envoyé l’un de tes anges pour m’escorter vers toi. Je te rejoins dans l’honneur de la bataille ! Adieu, ma douce Adbar…

Ne suivit alors que le néant.

Quand Melmar se réveilla, il comprit bien vite que nul ange n’était venu l’emporter, et qu’il n’était pas mort sur le champ de bataille. Eir vint à son chevet lorsqu’il ne fut plus de garde ce jour-là, et lui conta ce qu’il s’était passé. Il avait vu venir le coup. Occupé à ramener un blessé au niveau de l’arrière-garde, il s’était tourné pour observer le front. La manœuvre de l’adversaire était élémentaire, presque digne des novices de la garde d’Adbar, mais Melmar était épuisé… Laissant le blessé aux soins des prêtres de soutien, il s’avança, déterminé, vers le front. Au passage, sans même détourner son regard, il agrippa une cape sur un des râteliers, l’enfila, et s’envola, métamorphosant sa cape en deux magnifiques grandes ailes blanches. Les mages de la cité avaient fait un excellent travail pour aider sur le champ de bataille, et Eir se disait qu’il devrait remercier en personne celui qui avait confectionné cet objet.


− Il n’empêche, Eir, que tu as été ma providence…
− Je n’ai pas plus fait pour toi que pour un autre soldat.
− Ta pensée est noble, machine, mais tu es trop modeste… (Melmar réfléchit) Je te nommerai l’Ange de Platine, désormais. Ce sera ton nom sur le champ de bataille.
− Mon corps est fait d’adamantium, et non de platine.
− Justement. Si tu dois avoir un surnom, autant ne pas indiquer à nos ennemis quel métal constitue ta peau, et puis… Je préfère le platine, c’est plus noble pour moi.

Eir hocha de la tête, indifférent. Un surnom n’allait pas l’aider à sauver des vies, ses compatriotes pouvaient l’appeler comme bon leur semblait.
Voici, je t’envoie un ange pour te protéger, et pour te faire arriver sans heurts au-devant de ton destin.
La fête était au beau fixe dans la citadelle. Depuis des jours, les festivités n’en finissaient pas, et les nains ne semblaient pas vouloir les arrêter de si tôt. Eir se tenait là, sur un monticule, observant la foule dense qui s’agitait devant lui. Il avait été engagé dans le groupe de gardes du corps du roi, et tenait son rôle très au sérieux, surtout depuis que le roi s’était mis en tête de faire un bain de foule assez téméraire à ses yeux. Certes, le roi était très aimé, aussi il ne risquait pas grand-chose, mais on ne pouvait jamais savoir.

La fête avait été organisée en l’honneur de la victoire des soldats d’Adbar sur le grand dracosire rouge Aydhiog le Dévoreur, qui avait décidé que les richesses de la citadelle étaient siennes et que les nains n’étaient que des punaises infâmes à écraser ou engloutir. Grand mal lui en fut, après avoir décimé la moitié de l’armée d’Adbar il fut terrassé sans vergogne par les survivants. Eir n’avait certes pas porté le coup fatal, mais le soutien dont il avait fait preuve, ainsi que sa vaillance à sauver même in extremis ses compagnons d’armes, lui avaient valu une excellente promotion ainsi que quelques décorations, ce dont il n’avait cure. On lui avait cependant fourni sans discuter tout le matériel magique qu’il souhaitait afin d’améliorer ses capacités de défense de ses congénères, et cela le ravissait. La seule chose qu’il regrettait amèrement fut la couronne d’or que lui avait fait confectionner le roi. Décidant qu’il lui fallait jouer son rôle d’Ange attitré jusqu’au bout, on lui avait confectionné une sorte de couronne qui, lorsqu’elle flottait sur sa tête, ressemblait à une auréole. Eir trouvait cela ridicule, mais il avait reçu l’ordre direct de la porter le plus souvent possible, et de jouer son rôle lorsque le roi le lui demanderait.
Eir n’avait nul besoin de dormir ou de manger, aussi son rôle de garde du corps lui allait comme un gant. À chaque heure du jour il scrutait les alentours du roi à l’aide d’un masque magique révélant la vérité des choses. Il avait été surpris lorsqu’il le porta pour la première fois, le masque révélant quelques illusions que les nobles de la cours avaient mis en place pour augmenter artificiellement leur prestige, ce qui lui avait arraché l’un de ses très rares rires. Mais, aujourd’hui, il observait le roi et ses sujets au milieu d’une foule compacte, les bras croisés, l’air inquiet — si tant est qu’une machine pouvait avoir un air. Il y avait trop de monde, et si un régicide passait par là, il pourrait ne pas le remarquer à temps…

Que faisait un immonde gobelin au milieu de la foule ? Et si près du roi ?

D’instinct, alors que le gobelin levait, inaperçu, une lame au-dessus de la nuque du roi, Eir leva sa propre main et cria. Le gobelin frappa durement, plantant sa lame dans la chair… D’un monstre de métal de près de deux mètres de haut, qui ne cilla pas. Levant les yeux, effrayé, il aperçut le roi s’enfuir, entouré de gardes, là où se trouvait Eir quelques secondes auparavant. Il sentit ensuite sa gorge lui faire mal, il s’étouffait, et fut soulevé de terre par le géant, qui l’étranglait de sa main à trois doigts. Eir le fixait dans les yeux, son visage inexpressif brillant de colère, et maintenait le gobelin au-dessus de la foule. Au vu des regards étonnés des nains alentours, le gobelin portait un déguisement magique, le faisant certainement passer pour un nain. Mais tous avaient confiance en Eir, et aucune question ne lui fut posée. Le gobelin ne passa que très peu de temps avant d’être « interrogé », après cela.

Le sauvetage du roi, si peu de temps après ses exploits face au dracosire, valut à Eir une toute nouvelle promotion. Il passa chef de la garde rapprochée du roi, et devint son garde du corps personnel. Une fonction qu’il remplissait, elle aussi, à merveille, et aucun autre régicide ne fut mené à bien sous sa surveillance constante.
Délivrez celui qu’on maltraite et le misérable, retirez-le de la main du Mal.
De nombreuses années avaient passé. Eir, élément constant, tel un pilier de la cité, protégeait toujours la vie du roi. Si le mécanique ne changeait pas, les rois changeaient, eux. Mais il avait fait le vœu solennel de protéger le peuple des nains. Melmar, Tokatir et Kidatir s’étaient éteints il y a bien longtemps, et une nouvelle génération les avaient remplacés. Le neveu de Melmar siégeait sur le trône, un roi juste, même s’il n’était pas aussi brillant que le précédent monarque, feu son père. Mais Eir se fichait de cela. Sa quête, sa question ultime, persistait à ne pas révéler de réponse, et il se doutait qu’il devrait attendre sa mort pour l’avoir. Soit. Il patienterait, mais pas sans combattre, pas sans honorer Moradin et ses principes. Résigné, il restait dans l’ombre du trône, observant la salle, analysant toutes les situations qui lui faisaient face, protégeant le roi et ses sujets au péril de sa propre… « Vie ».

Un jour vint où un messager rapporta une bien triste nouvelle. Le fils de Melmar, un garçon aussi vaillant que son père, avait disparu. Parti de la citadelle après une dispute avec son cousin le roi, il parcourait le monde, représentant les intérêts de la cité au-dehors des murailles. Mais, Eir le voyait, les braises de la dispute s’étaient éteintes depuis longtemps, et le cousin du roi manquait cruellement à ce dernier. Aussi L’Ange de platine ne fut pas surprit de voir une discrète larme couler sur la joue du roi lors de l’annonce de sa disparition. L’humeur du garde du corps fut toutefois bien entamée lorsque le roi lui assigna la mission de le retrouver.


− Sire, dit Eir alors qu’il était à genoux, fixant le sol. Je suis chargé de votre protection, il m’incombe de rester à vos côtés jusqu…
− Non. Répondit le roi sur un ton sans réplique. Tu es chargé avant tout de protéger le peuple des nains. Et il se trouve que Meldur, mon cousin, est en danger. Tu as affronté de nombreux périples, tu es plus vieux que nous tous ici. Ton expérience est sans égale. Tu sauras le trouver et me… Nous le ramener.

Eir regarda le roi, et l’expression de son visage contrastait avec ses paroles. Si ces dernières étaient d’un froid de commandant, son visage exprimait la détresse.

− Oui, mon roi.

Après tout, protéger le roi impliquait aussi de protéger son esprit, et Eir sentait que celui-ci avait grand besoin de voir achever cette mission.

− Je trouverai Meldur et le ramènerai. Je châtierai tout Mal qui aura osé porter la main sur un membre de la Citadelle ou tout autre nain.

Un immense sourire s’afficha sur le visage du roi.

− Va, Eir, l’Ange de platine, l’Envoyé de Moradin. Va accomplir ton destin, va honorer notre Dieu et notre peuple.

Eir se leva, et, sans un mot, sortit de la salle du trône, entamant sa mission sans attendre.

Description :

Physique :
De prime abord, Eir fait penser à un immense chevalier en armure de 2m de haut. Mais lorsque le casque de cette armure se met à bouger au niveau des lèvres au rythme de ses paroles, on sent déjà qu’il est quelque chose de plus.

Sa peau est une armure d’adamantium, d’un gris métallique polis donc, et est finement ouvragée. Ses mains sont composées de trois doigts épais, et son visage représente vaguement une tête humaine chauve, cils immobiles, et dont les yeux semblant immobiles sont sans pupilles, entièrement faits de métal. Sa bouche est une simple fente entourée de deux lèvres de métal fines qui bougent au gré de ses paroles.

Il porte en permanence une cape d’un blanc nacré, un marteau argenté, ainsi qu’un immense pavois argenté ressemblant à une aile d’ange blanche et orné de symboles saints. Au-dessus de sa tête flotte une couronne dorée finement ciselée et ouvragée, ressemblant à une auréole. À son cou trône un symbole doré de Moradin. Il porte également un masque blanc ornés de traits rouges, notamment symbolisant des yeux.
Psychologique :
Eir est un être vivant mécanique, et cela se ressent au quotidien. On pourrait le croire sans émotions, et l’on se tromperait, mais légitimement. Sans le connaître, il est en effet difficile de percevoir son humeur, du fait de l’absence d’expressions sur son visage, ainsi que de sa propension à son mutisme.
Eir est très pieux, franc, direct, sans détours. Il ne discutera que si la situation le requiert, et agira quand il le faudra, sans prononcer un mot. Lors de discussions, même s’il restera diplomatique, il ne s’embarrassera pas de détours et ronds de jambes. Il dira ce qu’il estime être la vérité, sans lissage. Il est aussi très terre-à-terre, estimant que ce qui ne permet pas de remplir sa mission est superflu, et donc inutile. Eir est très loyal, et tiendra sa parole à tout prix. Enfin, il est très protecteur, et n’hésitera pas à aller porter secours à la veuve et à l’orphelin, surtout s’ils sont nains — après tout, c’est son métier depuis plus de deux-cents ans.
Si l’on excepte la défense de la cité et des nains, et son culte à Moradin, il n’a qu’une seule obsession : savoir s’il a une âme. Mais cette question est l’un de ses plus profonds secrets, et rares sont ceux avec qui il le partage.
Réputation :
En dehors de la citadelle d’Adbar, c’est un quasi-inconnu. Quelques nains ont pu entendre parler de lui, ou même le voir à la cité, mais pour le reste du monde, il n’existe tout simplement pas. Les quelques rares non-nains qui l’ont déjà vu le connaissent comme « le chevalier de 2m de haut qui protège le roi d’Adbar », autrement dit quelqu’un d’oubliable.

À l’intérieur de la citadelle, par contre, son existence est une évidence connue de tous les nains. Apprécié de tous, surnommé comme « l’Ange de platine » (peu de nains d’Adbar connaissent son vrai nom), ses exploits de sauveteur dans les pires moments de la cité font partie intégrante de l’histoire elle-même. De défenseur et protecteur, il est devenu gardien du roi, et personne à Adbar ne parierait sur quiconque voudrait s’en prendre au roi avec lui dans les parages.

_________________
Fiche d’Eir et sorts préparés (Guerrier 2 / Sonnlinor 18 ; LB)
Chroniques sacrées

Vous ne pouvez gagner, et je ne peux perdre.

Renvois : 13/15
Brassard de quintessence des soins : 2/3 Thundaril : 1/1 Botte de transposition : 1/1

Stats : 243/245 pv
Sorts actifs : (jour 1/19 ; couronne)
Notes : sorts de guérison ½ effet

Carte de la grotte

Joué par Ætherion
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 Sujet du message: Re: [Mlantrobic, La grotte mystérieuse] Eir
MessageMessage posté...: Jeu 12 Oct 2017, 17:00 
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Description de la magie

Sorts de Sonnlinor :
    Liste complète des sorts
    Liste des sorts de Bien
    Liste des sorts de Protection

    Les DD des jets de sauvegarde sont basés sur la sagesse : DD = 10 + le niveau du sort + le modificateur de sagesse du prêtre (+8) ; NLS 18 (+1 pour les sorts de bien [domaine de bien] et d’abjuration [glyphe de protection])

    Renvoi des morts-vivants :
      Voir les détails ici

      Nombre de renvois : 15/jour (3 + 4 (emprise) + 4 (charisme) + 4 (canne de nuit))
      Niveau : 18
      Test de renvoi : 1d20 + 4 (Charisme) + 2 (Synergie ; Connaissances [Religion])
      DV affectés : 2d6 + 18 (prêtre) + 4 (charisme)

    Pouvoirs divins :
      Spontanéité de domaine : 1 renvoi + 1 sort de NS égal ou supérieur ; Incantation spontanée des sorts de Protection ou de Bien
      Bouclier divin : 1 renvoi ; +4 (Charisme) de sainteté au bouclier ; 10 rounds
      Renforcement saint : 1 renvoi ; (soins) sur 18m ; 1 round

    Sorts interdits : sorts de Chaos ; sorts de Mal

    Nombre de sorts par jour : 6/7+1/7+1/7+1/7+1/5+1/5+1/4+1/4+1/2+1


Liste des sorts préparés du second jour de la de la dernière chevauchée, Kythorn, 1375 :

Lien du post de préparation

Niveau 0 (6) :
Niveau 1 (7+1) :
  1. Sort de domaine (Protection) :
Niveau 2 (7+1) :
  1. Sort de domaine (Bien) :
Niveau 3 (7+1) :
  1. Sort de domaine (Protection) :
Niveau 4 (7+1) :
  1. (soins)
  2. Sort de domaine (Bien) :
Niveau 5 (5+1) :
  1. (soin)
  2. (résistance à la magie)
  3. Sort de domaine (Bien) :
Niveau 6 (5+1) :
  1. Sort de domaine (Protection) :
Niveau 7 (4+1) :
  1. Sort de domaine (Bien) :
Niveau 8 (4+1) :
  1. Sort de domaine (Bien) :
Niveau 9 (2+1) :
  1. Sort de domaine (Protection) :

_________________
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