Commun, Shaaran, Aquatique.
Venant d’une tribu non civilisée, Sable est incapable de lire ou d’écrire, puisque son peuple utilise traditionnellement le bouche à oreille.
Description physiqueBéni des eaux, enfant des esprits, telles étaient les divers sobriquets donnés à Sable par son clan. En effet, Sable était un Genasi d’eau, et en cette qualité, il était une sorte de demi-esprit, dont le corps familier aux humains se détachait d’eux par quelques caractères aquatiques, reliquats de ses aïeux affiliés au plan élémentaire de l’eau. Ainsi donc, ses doigts ainsi que ses orteils étaient palmés et la couleur des ses yeux évoquaient l’océan, contrairement à ses camarades. Mis à part cela, le Shaar lui avait donné une apparence proche des autres Shaariens : des cheveux châtains coupés courts, une peau fortement hâlée, un corps athlétique et svelte, de taille modeste. Il était également muni d’une pilosité faciale nulle, et réduite sur le reste de son corps, sans doute dû à son lignage élémentaire aqueux. Enfin, le tout était harmonieusement proportionné, de manière à ce qu’il se trouve lui-même attirant, rendant le personnage sensiblement narcissique.
Sable porte les mêmes habits qu’il avait lorsqu’il vécut dans le Shaar : des habits chauds mais nécessaires dans une contrée extrême : une tunique laineuse à l’aspect grossier et large, afin qu’elle protège du froid la nuit, tandis que le jour, humidifiée, elle le protège du soleil et des vents secs. Au-dessus de celle-ci se trouvait autrefois une armure de cuir à l’aspect souple et légère, qu’il a remplacé depuis par une armure en peau de requin, composée d’un plastron, de bracelets et de jambières, dotées de dents tranchantes placés intelligemment afin qu’il ne se blesse pas.
Il porte attaché à son bras gauche un morceau de tissu attaché par un nœud. Ce tissu se trouve être en vérité une fronde, qu’il garde ainsi au cas où il devrait se trouver désarmé. De plus il porte une lance attachée au dos, de très bonne facture avec une pointe en os taillée par l’un des siens. Enfin, il porte également un arc court de maître à son dos également, non loin d’un carquois de vingt flèches.
Description psychologiqueSable est narcissique. Non pas de manière obsessionnelle, mais suffisamment pour qu’il prenne de haut les autres personnes n’ayant pas eu la chance d’être doté des ses attributs de genasi. Sable est fier de ses ancêtres inconnus, qui le rendent si unique, si performant, si utile en comparaison avec le reste du monde. Toutefois, malgré ce trait de caractère tourné vers lui-même, et ses tendances héréditaires d’autosatisfaction dans une certaine solitude, le Shaar lui a appris à vivre en communauté et à se soucier de son prochain, pour la survie et la richesse (autant spirituelle que matérielle) que pourrait lui apporter les gens qui l’entourent. Passé ce premier abord légèrement opportuniste, il cache un cœur en or, une sympathie certaine qui le rend incapable de nuire à autrui. Peut-être ne se reconnaît-il pas comme un individu qu’on pourrait rattaché à une race de Toril, mais cela ne l’empêche nullement de se sentir toucher par un regard d’un homme en détresse.
Cela ne rend pas pour autant Sable esclave des autres. Il n’aidera une personne que si elle en aura vraiment besoin, qu’elle l’admette ou non, et refuse de servir une personne pour son confort personnel, à moins qu’il s’agisse d’un échange de bon procédés. Le genasi aquatique tiens très fortement à sa liberté, et il n’accepterait pas qu’on l’entrave d’une manière ou d’une autre. De fait, les serments, les paroles d’honneur, les lois et autres protocoles de sociétés ne sont pour lui que des concepts visant à contrôler les gens tels des pantins rattachés à des fils invisible appelés peur, loyauté, honneur : des concepts étrangers à la nature profonde du monde.
Enfin, Sable n’est pas de ceux qui cherchent un sens à leur vie. Il vit du mieux qu’il peut, dans l’opulence s’il le peut, quitte à se ruiner en une journée car cela fait partie des plaisirs de la vie. Il vit son existence avec passion, sans craindre la pauvreté.
En bref, tel est Sable : narcissique solitaire pourtant sympathique, opportuniste généreux, fataliste et malgré tout passionné forment une nuance de caractères à priori incompatible, mais qui font de lui ce qu’il est.
Description de l’Esprit-guideD’apparence toujours placide, tantôt tortue terrestre, tantôt tortue marine selon les circonstances, Maji, l’Esprit-guide du genasi est un esprit aimant et attentif envers ce dernier. Discrète, Maji la tortue n’apparaît jamais lorsque Sable est accompagné, afin de ne pas le déranger ou bien d’attirer son attention futilement. Confidente muette, elle écoute les paroles et pensées de son protégé, essayant de se faire comprendre par son regard posé et ses mouvements harmonieux.
Sable y est très fortement attaché, car elle connaît l’équilibre parfait entre son amour inconditionnel et le besoin de liberté du genasi d’eau.
BackgroundLe destin d’une personne poursuit toujours son cours, tel un ruisseau, débutant sans aucune prétention, mince et discret. Parfois il prend de l’ampleur, d’autres fois il se tarit. Qu’il forme méandres, mares stagnantes, il ne ressemble à nul autre. Quelques fois serein tel un lac, d’autres fois tumultueux comme les flots d’un torrent. Jamais linéaire, se noyant parfois dans un autre cours, pour en former un plus grand, ou parfois même se séparant afin de former deux voies différentes, il fraie son chemin dans l’univers, créant ainsi un maillage éternel dans l’Histoire. Pourtant, malgré le caractère unique de chaque destinée, celles-ci donnent aux différents êtres les mêmes sentiments : attentes, espoirs, déceptions, fatalisme, optimisme…
Plongé dans ses pensées, Sable imaginait sa vie comme un cours d’eau paisible, qui l’avait conduit avec la bienveillance des Nixes à ce qu’il chérissait le plus, une existence idéale. Il était parfois arrivé qu’il échoue quelque fois ou qu’il chavire, mais il avait toujours fini par se dépêtrer, et de se laisser porter par le courant, évitant parfois de peu la dérive.
Une vie paisible… Pour un être qui ne connaissait de l’existence que la survie, les traques et les rassemblements, les sécheresses et les bonnes saisons. Car Sable vivait dans les plaines torrides de l’implacable Shaar, parmi le peuple humain de la Tribu du Lion, dont le territoire s’étendait du lac Lhespen jusqu’à l’Escarpe, vivant au sud du fleuve éponyme à la contrée sauvage.
L’histoire contée ne parlera pas de la naissance de Sable, inconnue. Elle ne consistera pas non plus à décrire la découverte du bébé par le clan, tandis que son berceau rudimentaire échouait dans un méandre du fleuve quasi asséché par la saison sèche. Son enfance au sein de la tribu ne sera pas non plus décrite, pas plus que son adolescence, périodes où il fit ses armes dans un monde hostile, où malgré ses différences, il sera intégré parmi les autres de sa génération, soudés par les épreuves du soleil et des prédateurs. Epoques où il apprit d’ailleurs la magie des esprits, qui lui permettraient de renouer un lien avec sa nature élémentaire. En vérité, seuls les derniers moments qu’il vivra au sein de son clan seront relatés.
Sable était donc au bord de l’Escarpe, accompagné par son maître, Yollak, un homme sage, mais dont le manque d’originalité flagrante l’avait nommé ainsi, parce qu’il avait été trouvé sur un banc de sable encore imprégné par l’eau du Shaar, ainsi que deux guerriers de la Tribu. Leurs chevaux paissaient à quelque mètres plus loin les hautes herbes jaunies par un soleil redoutable. Ses braves bêtes étaient la fierté des Shaariens, et comme les autres membres de leur espèce, elles cachaient derrière leur air placides et dociles une vigilance à toute épreuve.
Les quatre gens de la Tribu du Lion revenaient des Collines du Conseil, où Yollak et lui avaient assisté au rassemblement de quelques émissaires des onze autres tribus afin de connaître les nouvelles alliances, les guerres tribales probables et les évènements liés aux autres races. Il avait appris de nombreuses choses, de la bouche de son mentor, à propos des Gnoll sévissant dans leur territoire, des nouvelles et rumeurs des autres tribus, mais également du Conseil lui-même. Un jour viendrait où il devrait remplacer Yollak, et il n’était pas pressé de voir la santé du vieil homme se détériorer suffisamment pour qu’il soit incapable de se rendre au sommet des collines.
A première vue, la plaine était déserte. Mais la scrutation demandait du temps. Les embuscades étaient monnaies courantes dans la région, et on ne badinait pas avec la survie.
Cependant, à peine avait-il eu le temps d’observer la moitié du panorama qui s’offrait devant et sous lui, Yollak s’était déjà tourné vers lui en l’attente d’une réponse. Le chaman le testait déjà. Mais il connaissait que trop bien cette épreuve. Malgré la vitesse supérieure de l’homme expérimenté, il devait garder sa concentration et donner une réponse après s’être assuré de ce qu’il avait scruté. Evidemment, les premières fois il était tombé dans le panneau. Il répondait pour avoir la bonne réponse, alors que la clef de tout ceci était bien plus sérieux. Il s’agissait de leur vie.
La survie était le maître mot, dans un pays aussi hostile. Ainsi, lui qui avait été jadis d’humeur taiseuse et timide avait du développer son caractère, qu’il soit bien trempé et fort, afin de se faire entendre. En tant que Chaman, il devait non seulement faire preuve d’écoute et d’empathie, mais également de force de caractère. Et bien que cette tâche qui lui avait été confiée en tant qu’apprenti parmi d’autres, qui devait sans doute gérer les problèmes du clan pendant leur absence, il remerciait l’homme de l’avoir choisi parmi d’autres qui auraient pu se montrer peut-être plus talentueux que lui au premier abord. Il rêvait de maîtriser la magie des éléments et des esprits, afin de se rapprocher de son ascendance élémentaire et voilà que Yollak lui permettait de réaliser ce vœu. Malgré ses airs sévères, le vieil homme avait était bon et appréciait beaucoup Sable, ce qui était d’une part logique puisqu’il l’avait pris sous son aile dès son arrivée dans le clan, tout juvénile qu’il était.
« Il y a deux rhinocéros, près du gros rocher » Dit-il.
Le vieil homme esquissa un mince sourire. Les deux pachydermes étaient suffisamment éloignés et paisibles pour qu’un œil non averti puisse les confondre avec quelques rochers. Ceux-ci se trouvaient être un danger de la savane qui s’étendait devant eux jusqu’à l’horizon : il suffisait qu’ils se sentent inquiets pour qu’ils se montrent agressifs.
Les quatre hommes et leurs montures descendirent les marches que formaient des falaises effondrées d’un pas sûr. Le soleil venait de quitter le zénith, ce qui présageait leur retour pour le crépuscule. Ils retrouveraient ensuite un campement non loin du Bois de Shaar, séparé de celui-ci par le fleuve, comme ils l’avaient prévu avant de partir dix jours plutôt. Ils n’étaient ni en retard, ni en avance. Ils étaient juste dans les temps, en espérant ne pas avoir d’ennuis avec les Gnoll. Une fois en bas de l’Escarpe, ils tracèrent avec leur monture, bifurquant légèrement pour ne pas angoisser les deux rhinocéros. Les chevaux s’étaient reposés, ils avaient suffisamment manger sans faire bombance afin de rester sur le qui-vive. De fait, ils restèrent en éveil dans cet océan de paille balayée par les vents, ondulant doucement comme animée par d’harmonieuses vagues, et évitèrent quelques lionnes à l’affût dans les hautes herbes.
Ils atteignirent le campement dans la soirée, sans qu’aucun incident majeur ne se déroula. Le retour du chaman et de son élève semblait apporter un second souffle au clan dont la vigueur avait déclinée avec le soleil. De fait, une partie de la nuit fut consacrée à la fête, jusqu’à ce que les hommes et femmes soient fourbus par les danses et que leur fatigue soit plus forte que leur entrain.
Un grand feu avait été allumé, grâce au bois mort récupéré dans la savane durant les trajets de l’assemblée des Shaariens présents. En réalité, les excursions isolées des Chaman étaient quelque chose de relativement rare, et plus encore lorsqu’il s’agissait de traverser l’hostile savane afin de rejoindre les collines du conseil. Toutefois, la Tribu du Lion était sur le pied de guerre contre les Gnoll, qui avaient commencé une guérilla pour les ressources du territoire appartenant à la Tribu, ce qui avait précipité ce départ, sans plus d’aide que deux hommes aguerris du clan, afin de ne pas affaiblir le clan.
Quoiqu’il en soit, ils étaient revenus, et l’heure était à la fête, malgré les malheurs quotidiens, malgré les tensions continuelles et malgré les armes affûtées prêtes à être dressée contre un ennemi potentiel, caché dans les ténèbres profondes de la nuit. Les deux autres apprentis qui avait du veillé sur les hommes et femmes restant étaient venu saluer l’ancêtre. Thaeg et Derin étaient moins avancé dans la voie des esprits que Sable, qui avait une petite avance de trois années.
Le maître, entouré de ses trois élèves, semblait serein, tantôt discutant, tantôt écoutant. Enfin, celui-ci prit en aparté le genasi, s’éloignant du feu pour rejoindre sa tente. Yollak s’assit alors, conviant son apprenti à faire de même. Une certaine lassitude s’était emparée du chaman, sans doute due à leur longue chevauchée. Du moins, Sable le voyait ainsi : son maître était un dur à cuir, et en avait encore pour lui de belles années.
Yollak alluma alors un petit foyer au centre de la hutte, tandis qu’il brûlait quelques herbes aromatiques, pour apaiser leurs esprits. Et peut-être n’était-ce que le doux contraste des flammèches malicieuses, dévorant les herbes et jouant avec les ombres, mais l’humain eut réellement l’air sévère et las, comme s’il avait une importante confidence à faire.
Quelques jours s’écoulèrent. Le clan se déplaçait en direction du lac Lhespen, afin de se rassembler avec quelques autres clans de la Tribu du Lion, dans le but de bouter les Gnoll hors de la région. Là, il serait prévu que Sable quitte la Tribu.
En effet, il était temps pour lui de voler de ses propres ailes. Son voyage initiatique débuterai, et il ne pourrait revenir que lorsqu’il aura rencontrer les différents esprits élémentaires, les esprits des bois ainsi que ceux des morts, afin de connaître les différentes facettes du monde. Ainsi, son pouvoir serait fortifié, il serait en paix avec lui-même en renouant avec ses racines profondes et reviendrait au Shaar chevaucher parmi les puissants. Telle était sa mission, son destin. Cependant, ce destin se montrait pénible pour un Shaarien : Il devrait abandonner son clan, laisser tomber les magnifiques savanes de sa région, quitter les chevaux du Shaar, fierté et patrimoine des siens… Elle l’était encore plus pour le demi-élémentaire, qui savait qu’il ne reverrait plus son maître.
Le lac Lhespen sur des lieux, de façon à ce qu’il ne soit pas possible de voir l’autre bord à l’horizon. Quelques villages bordaient le lac, villages connus des nomades pour le troc de denrées périssables comme le poisson et d’autres ressources telles que les vêtements. Les marchés des villages visités s’animèrent soudainement, des marchands amateurs se hâtant d’ouvrir leur commerce, étendant leurs marchandises sur des étals abandonnés ou bien à même le sol, à peine protégé par une nappe usée. Les places des villages quasi déserte se changeaient soudainement en lieu colorés par les couleurs des tissus, des fruits, et les murmures du vents laissèrent place aux harangues des marchands.
Les villageois étaient habitués aux marchandages et trocs des nomades, vérifiant la qualité du cuir proposé, des ossements de terribles bêtes taillés en bijoux, colliers et outils utile pour une région pauvre en métaux travaillés, et même parfois de chitine provenant des ankheg. Il venait aussi des elfes aquatiques qui venaient échanger perles et autres matériaux provenant de la mer.
Tandis que les trocs avaient lieux, Sable vaquait, scrutant autour de lui les actes de ses camarades, nostalgique, afin de garder un souvenir le plus vivant qu’il puisse de sa fière tribu, sachant qu’il ne la verrait plus avant longtemps. Il aimait le Shaar, son ciel, sa terre, sa chaleur et ses nuits fraîches. Et tragiquement, il devait la quitter au nom de l’avenir, le sien, et celui de son clan.
Soudainement une poigne d’acier s’abattit sur son biceps, et tandis qu’il allait se débattre farouchement, il reconnut alors Thaeg.
« Viens, maître Yollak veut te voir. Tu ne comptes pas t’en aller comme ça, non ? »
Thaeg ne le regardait pas, comme s’il fuyait son regard. Sans doute était-ce une certaine jalousie, à moins que cela soit de la tristesse. Car Sable avait toujours était une sorte de rival modèle pour l’humain, et le genasi devait bien reconnaître qu’il était plutôt talentueux, apprenant parfois plus vite que lui.
Après quelques minutes de zigzag dans la foule, ils finirent par atteindre le chaman. Ce dernier semblait en plein marchandage avec un elfe aquatique à propos d’une armure d’un cuir étrange. Celle-ci semblait grisâtre, et décorée avec ce qui semblait être des pointes osseuses. Pourtant, ce qui étonnait le plus le genasi, ce n’était pas l’armure, mais le regard visiblement dégoûté de l’elfe aquatique lorsqu’il touchait l’armure, montrant le travail visible d’un maître. C’est par la suite qu’il appris qu’il s’agissait d’une des rares armures en peau de requin, que l’elfe avait récupéré suite à un raid contre quelques sahuagins isolés. Le requin était un animal de mauvaise réputation, lié à ces créatures malfaisantes. De fait, rares étaient les elfes aquatiques à en porter, trouvant la matière particulièrement répugnante. Il était clair que l’elfe désirait s’en débarrasser au plus vite, en espérant toutefois en tirer un bon prix… Du moins c’était sans compter les talents de Yollak.
Ayant fait acquisition de ce bien, le vieux chaman se tourna vers son ancien apprenti : « Tu auras besoin de cette armure pour tes futures pérégrinations. »
Sable était sans voix devant le présent du vieux maître, sans doute dû à l’émotion. Ce n’était pas l’objet en lui-même qui l’émut, mais plutôt le geste, car il s’agissait là d’un cadeau d’adieu. Et pour la première fois, il sera quelqu’un dans ses bras, remerciant chaudement Yollak tout en retenant ses larmes, pour ne pas rendre leurs adieux pathétiques.
A présent, il était prêt à partir à l’aventure, équipé d’objets de qualités, dont une lance muni d’une pointe en os et un arc créés spécialement pour lui.
Le village était à nouveau devenu paisible. Les villageois vaquaient à nouveau à leurs occupations. Sable est désormais seul et libre.