Les fey'ris sont le résultat de l'union de quatre nobles maisons des elfes du soleil avec des démons, dans le but de raffermir leur lignée. Ils sont différents de la plupart des planaires, dans la mesure où ils prolongent essentiellement la lignée en restant entre eux. Marqués par le sang fiélon, ils restent uniques en leur genre parce qu'ils évoluent et grandissent au sein d'une communauté autarcique. C'est pourquoi les jeunes fey'ris ne souffrent pas de l'ostracisme que peuvent ressentir les autres planaires, même s'ils passent de l'enfance à l'âge adulte au beau milieu de créatures fortement mâtinées de fiélon. La plupart des fey'ris sont maléfiques, mais quelques individus arrivent à se débarrasser de l'influence de la souillure des fiélons sur leur comportement et retrouvent ainsi une parcelle de là nature bienveillante des elfes.
Les fey'ris descendent d'elfes du soleil et de démons (généralement des ¦succubes sous forme mâle ou femelle). Ayant procréé avec ces démons et ceux de leur propre race, les fey'ris constituent une' race à part entière qui partage les mêmes caractéristiques fiélons. D'aspect général, ils ressemblent aux elfes du soleil, mais portent tous de grandes ailes de chauve-souris. Ils présentent tous un ou plusieurs traits physiques qui trahissent leur hérédité fiélon, dont voici quelques exemples :
Les fey'ris sont de toute évidence différents des elfes normaux et risquent fort d'être rapidement tués par ceux-ci si jamais ils sont découverts. Heureusement pour eux, leur ascendance démoniaque leur confère plusieurs pouvoirs, dont celui de changer de forme. Ainsi, ils peuvent évoluer librement au milieu d'autres créatures sans provoquer le moindre émoi.
Il pourrait théoriquement exister d'autres fey'ris à Faerûn, en dehors de ceux de la maison Dlardrageth, mais vu que les probabilités d'un croisement entre un elfe et un démon sont très faibles, l'individu qui en résulterait ne serait pas loin d'être l'unique représentant de la race ne provenant pas de l'une de ces quatre maisons nobles. Le reste de cette rubrique part du principe que l'on ne traite que des fey'ris Dlardrageth.
Les fey'ris ont la même espérance de vie et les mêmes classes d'âge que les elfes du soleil.
Il y a quatre mille ans, les elfes du soleil de la maison Dlardrageth (qui évoluaient dans ce qui est aujourd'hui la forêt de Cormanthor) s'accouplèrent en secret avec des succubes pour revigorer leur lignée; Bien qu'ils furent au bout du compte découverts et emprisonnés dans une succession de cavernes, ils s'allièrent avant leur détention avec trois maisons nobles mineures de la nation elfique de Siluvanede dans la Haute-Forêt. Ces aristocrates reçurent des objets magiques conservés précieusement par les Dlardrageth et procréèrent également avec les démons. Ils se servirent ensuite de ces objets et de leurs pouvoirs fiélons pour frapper leurs ennemis. Ils furent vaincus et écroués par magie dans les cavernes confinées des Dlardrageth.
Trois demi-fiélons Dlardrageth furent libérés par accident quand le fort des portes de l'Enfer se trouva détruit en 1369 CV. Lorsqu'ils brisèrent les scellés magiques qui bloquaient leur arsenal, ils découvrirent avec surprise que les descendants de leurs alliés de Siluvanede étaient à l'intérieur. Enfin libres, les elfes planaires se joignirent à leurs alliés d'antan et commencèrent à mettre à exécution leurs plans longuement ressassés.
Au départ, les fey'ris affiliés à la maison Dlardrageth étaient moins de 60. Depuis qu'ils ont été libérés, certains d'entre eux ont abandonné leur famille pour tenter de trouver un endroit de ce monde où ils pourraient vivre, après des années de séquestration magique.
La plupart des fey'ris vivent avec un besoin de vengeance. Ils estiment que les autres elfes leur ont fait grand tort, en particulier les elfes de la lune, et se perçoivent comme supérieurs à toutes les autres races (comme il convient à leur ascendance, qui les lie aux anciens royaumes elfes qui précédèrent largement la civilisation humaine). En même temps que se déploie leur désir de vengeance, ils cherchent à faire renaître la gloire des empires elfiques d'an-tan, dont les rênes leur reviendraient. Ils ne réalisent pas que la souillure fiélon qui les accable a corrompu cette majesté des elfes du soleil qu'ils chérissent par-dessus tout. Les fey'ris, en tant qu'individus, se conforment à ces objectifs, bien conscients que leurs dirigeants demi-fiélons sont trop puissants pour être défiés et toujours meurtris par la punition injuste que les elfes de la lune leur ont infligée par cette trop longue détention magique. Les fey'ris souffrent par ailleurs d'un ' manque de familiarité avec les changements intervenus dans le monde et sont toujours en phase d'apprentissage de ce point de vue. Ils sont patients, calculateurs et méfiants, mais leur sang fiélon les rend prompts aux actes gratuits les plus cruels et frénétiques.
Les fey'ris qui ont choisi d'abandonner la bannière de la maison Dlardrageth méritent une mention spéciale. Les membres de la maison ont perçu ces renégats comme un grand danger pour leurs plans, car les nobles Dlardrageth savent bien que leurs effectifs sont trop réduits pour faire face à un éventuel effort concerté en vue de leur éradication ; ils se doivent d'agir avec la plus grande discrétion, sous peine d'être découverts et exterminés. C'est pourquoi tout fey'ri renégat est sous le coup d'une condamnation à mort prononcée par toute la maison. Dans la mesure où Sarya Dlardrageth (CM, femme demi-fiélon/elfe du soleil, ensorceleuse 18) est une puissante mage, ces renégats ont intérêt à se montrer encore plus prudents que leurs congénères retranchés. .
Les fey'ris sont généralement d'alignement chaotique mauvais. Certains d'entre eux ressentent l'appel de leur héritage elfique et sont chaotiques neutres, voire totalement neutres pour une petite poignée. On ne connaît pas encore le moindre cas de fey'ri loyal ou bon.
Une majorité de fey'ri se font roublards ou guerriers, bien qu'un nombre conséquent d'entre eux donne des ensorceleurs/roublards et des ensorceleurs/guerriers.
La lignée démoniaque des fey'ris et leur formation magique les poussent à s'établirent comme ensorceleurs plutôt que magiciens (qui reste la voie magique de prédilection des véritables elfes du soleil).
Les ensorceleurs fey'ris aspirent parfois à. devenir archimages, tandis que ceux qui ont un penchant plus martial se tournent vers les carrières de rôdeur/chevalier noir ou roublard/assassin. Dans la mesure où ils ont du sang elfique, la classe de prestige d'archer-mage leur est également accessible.
La société des fey'ris est très étroitement liée. Etant très proches les uns des autres, chaque fey'ri sait précisément comment chacun des membres de sa famille va réagir à une situation donnée. Cela n'empêche pas une légère aversion qu'ils éprouvent les uns pour les autres, à la fois parce que leur nature elfique refuse la souillure qui les accable et parce que leur ascendance démoniaque est tellement chaotique et rebelle dans l'âme qu'ils ont du mal a travailler de concert. C'est pourquoi la société fey'ri est fondée sur la puissance et la crainte : la puissance, qui fait que l'on obéit à vos ordres, et la crainte que vos supérieurs ne vous détruisent si vous n'êtes pas capable de vous conformer. La maison Dlar'drageth ne peut se permettre de passer l'épreuve du temps et la seule raison pour laquelle elle a perduré aussi longtemps se résume à la magie qui a séquestré ses membres pendant des siècles. Dans les cent prochaines années, il y a fort à parier que les fey'ris vont se disperser à travers Faerûn, créant leurs propres bastions du Mal, probablement accompagnés de leur rejetons presque, adultes. Avant d'en arriver là, ce groupe d'elfes, à la fois imprégnés du Mal et d'une grande puissance magique, a de quoi provoquer des ravages chez ses ennemis.
Le sang fey'ri déborde pratiquement de puissance magique, c'est pourquoi ils sont si nombreux à devenir ensorceleurs. Ceux qui choisissent une autre
Les fey'ris parlent le commun, l'elfique et l'abyssal. Il leur arrive aussi souvent d'apprendre le gnoll, le gobelin et le sylvestre à cause des créatures qui vivaient et vivent encore dans la Haute-Forêt. Leurs lanceurs de sorts pratiquent généralement le draconien pour puiser la magie des sources anciennes.
Tous les fey'ris savent lire et écrire (il n'y a pas de barbares chez les démons-feys).
Les fey'ris puisent dans le savoir ancestral des elfes du soleil. Ils ont trois écoles de prédilection principales : l'Évocation, l'Invocation et la Transmutation.
Les fey'ris aiment recourir aux invocations pour convoquer des créatures fiélons qu'ils envoient combattre leurs ennemis. Leur connaissance de la langue abyssale leur permet de donner des instructions complexes à ces serviteurs. Le sort armure de mage est couramment connu des ensorceleurs fey'ris.
Les évocations sont en parfaite adéquation avec la nature destructrice et chaotique qui sourd dans le sang de tous les fey'ris. Ils restent néanmoins peu enclins à abîmer leur forêt natale, bien qu'ils sachent que cela pourrait leur permettre d'éliminer un grand nombre de leurs ennemis.
jurés elfes de la lune, c'est pourquoi ils recourent avec parcimonie aux sorts de zone quand des arbres sont à proximité. Les fey'ris sont friands de sorts de feu et d'électricité, car nombre de leurs congénères sont résistants à ces formes d'énergie, ce qui leur permet de ne pas trop se poser de questions lorsqu'ils ciblent des adversaires au corps à corps avec les leurs.
Les transmutations leur servent à améliorer leurs aptitudes au combat. Ils apprécient en particulier endurance de fours, force de taureau et grâce
féline qui mettent leurs forces en exergue ou minimisent leurs faiblesses. Des sorts tels que lenteur et rapidité restent aussi très avantageux.
Etant donné qu'ils descendent de familles elfes très anciennes, les fey'ris disposent d'objets magiques traditionnels elfes et du savoir requis pour les façonner. Les hottes d'elfe, les capes d'elfe, les armes acérées, les arcs du long serment et les cottes de mailles elfiques magiques sont tous des objets couramment utilisés par les fey'ris.
Suite à leur corruption et leur changement d'alignement, la plupart des fey'ris ne vénèrent plus les divinités bienveillantes de la Seldarine. Néanmoins, contrairement aux tieffelins, il est rare qu'ils révèrent des démons, préférant les véritables divinités aux puissants représentants de leur propre lignée fiélon.
L'abjecte créature connue sous le nom de Ghaunadaur s'est manifestée auprès de l'un des aînés de la maison Floshin il y a presque un siècle de cela. Depuis ce temps-là, le culte de Ghaunadaur n'a fait que croître et brasse aujourd'hui la majorité des fey'ris affiliés à la maison Dlardrageth. Le constat selon lequel la plupart de ces elfes du soleil vénèrent désormais une divinité drow montre à quel point ils sont corrompus.
Fenmarel Mestarine évolue en marge du panthéon elfique et, en tant que dieu des elfes bannis et de ceux qui vivent à l'écart des autres, il présente bien des attraits pour les quelques fey'ris neutres. Une poignée a commencé à le vénérer en secret, espérant par là apprendre les ficelles de la survie à Faerûn en ces temps modernes, sans s'attirer les foudres des membres de la famille que leur foi porte vers Ghaunadaur. Shevarash, cette divinité elfique rongée par l'amertume et la soif de vengeance contre les drows, aurait également de quoi attirer quelques fey'ris. Mais tandis que certains murmurent son nom en secret, il trouve de son côté les fey'ris aussi méprisables que les drows et ne récompense aucunement le dévouement qu'ils lui portent.
Les fey'ris de Dlardrageth aimeraient bien recruter davantage d'elfes du soleil dans leur programme de procréation, mais ils n'ont aucune tendresse pour les autres races elfiques, y compris les drows. Ils éprouvent le même mépris que les elfes du soleil vis-à-vis de toutes les autres races humanoïdes, quelles que soient leurs approches philosophiques ou politiques, et. considèrent en particulier les humains comme des opportunistes qui n'ont fait que s'approprier la civilisation sur les ruines des royaumes elfes. Les fey'ris n'ont aucun sentiment particulier à l'égard des genasi. Leur sang démoniaque ne peut que leur donner la nausée en présence des aasimars et de leur pollution céleste, aasimars qui restent leurs ennemis naturels. Ils voient les tieffelins comme des alliés potentiels intéressants, moins dignes de considération que les fey'ris ou les elfes du soleil, mais certainement plus que les humains à part entière.
Les fey'ri renégats se font leur propre opinion des autres races, mais -leur perception est forcément influencée par les préjugés que leur famille leur a inculqués, ce qui fait qu'ils ont du mal à s'entendre avec les elfes qui ne sont pas du soleil. Ainsi, quand on sort du cadre des elfes, c'est bien des tieffelins qu'ils se sentent le plus proches, car eux aussi connaissent l'influence du Mal et le désir de mener une vie qui ne soit pas déterminée par leur hérédité.
Les fey'ris préfèrent l'équipement traditionnel elfe et refusent souvent de se servir d'objets qui ne sont pas de facture elfique. Ils apprécient en particulier des chemises de mailles en mithral et les cottes de mailles elfiques, qui restent parmi les armures suffisamment légères pour être portées tout en volant.
La devise héraldique de la maison Dlardrageth affichait à l'origine un phénix à plumes, celle des Aelorothi un cygne, celle des Ealoeth deux pégases et celles des Floshin un griffon bicéphale. Il arrive que des fey'ris dressent ou enchantent des créatures fiélons correspondant à ces animaux ou bêtes fabuleuses, dont ils font des montures ou des compagnons animaux, bien qu'ils n'aient au départ pas d'affinités particulières avec elles.
| Région | Dons régionaux disponibles |
|---|---|
| Vallée du Delimbiyr | Racé Sang magique |
| Âge adulte | Âge mur | Grand âge | Âge vénérable | Âge max | |
|---|---|---|---|---|---|
| Fey'ri | 110 | 210 | 315 | 420 | +6d100 ans |