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 Sujet du message: retour au pays
MessageMessage posté...: Mer 18 Juin 2014, 23:09 
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Elifern sentit comme une impression de 'normalité', chose qu'elle n'avait pas connue depuis un long moment ... Depuis sa sortie de la cave aux 'Trésors' de maître Coccinus à y bien réfléchir.

A peine eut elle ouvert les yeux qu'elle vit une petite silhouette devant elle, sorte de gnome encapuchonné, ou un humanoïde de cette taille. Mais impossible de savoir quoi tellement ... tellement quoi ? tellement c'était noir et poilu ...
La créature était là et semblait attendre. La seule chose qu'Elifern était sur de distinguer était le symbole de Malar, le seigneur des bêtes, déssiné au sang séché sur sa cape de peau de worg.

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 Sujet du message: Re: retour au pays
MessageMessage posté...: Jeu 19 Juin 2014, 18:55 
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La douleur était atroce, foudroyante. Elle avait senti son corps se tétaniser dans une contraction globale, déchirant ses muscles de l'intérieur et appuyant sur les plaies ouvertes par la hallebarde. Puis l'inconscience avait succédé à la souffrance. ça n'était pas plus mal ; contrairement à la dernière fois, elle n'avait eu à goûter les joies des nausées dues à la téléportation.

Le Prince Diable, qu'elle avait appelé "maître" l'avait finalement relâché. Durant le temps où on la traîna à travers le palais jusqu'à la salle des glyphes, les mots du cornu résonnaient dans le crâne pas bien rempli de la femme-bête qui en prenait la mesure : quelqu'un, de très influent, avait fait en sorte qu'on lui rende sa liberté. Elle avait compris immédiatement de qui il pouvait bien s'agir...

Elle inspira profondément en ouvrant les yeux. Rêvait-elle ? Elle savait que ce n'était pas le cas. Une sensation nouvelle était portée par cet air frais, riche en arômes de verdure. Elle n'avait pas respiré de telles effluves depuis plus de deux années. Le choc fit monter en elle l'émotion ; elle connaissait cet atmosphère. Elle était revenue ! Après l'enfer, les milles morts et les immondices, elle était de retour !

Couchée sur le dos, elle conserva l'immobilité dans son corps meurtri un petit moment n'osant par le moindre mouvement, de peur de briser le charme, mettre un terme à la félicité. Qu'il était bon de sentir son monde. L'Incarnum en elle et autour d'elle s'était fait plus discret et plus ferme à la fois. Ses yeux que le trépas avait éveillés à cette dimension de l'invisible, percevaient le flux de la Mer des Âmes s'écoulant sur un rythme différent, non cyclique. Il était comme une rivière fraîche et bondissante, riche et imprévisible, pleine de jeunesse et de promesses. En comparaison le monde de Prince diable lui était apparu comme redondant et fermé. Une écœurante sensation de tourner en rond sans échappatoire. Dans ce plan proche de la folie les âmes périclitaient, s'enlisaient, mangées par leurs propres vicissitudes. C'était une renaissance pour la barbare !

En redressant la tête, elle aperçut la créature. Elle n'était pas versée dans tous ces signes qui servaient aux êtres pensant à gribouiller sur du parchemin. Elle n'y connaissait rien en religion et en spécificité des cultes. Mais ce dessin, ce symbole là, elle ne pouvait manquer de le reconnaître. Ainsi la patte griffue écarlate de son dieu était venue la ramener à bon port comme elle s'en était doutée. Et son intermédiaire, sorte de boule de poils noirs comme la nuit, se tenait là pour l'accueillir...


_ Frère, commença-t-elle, sans trop savoir comment l'appeler autrement, d'une voix éraillée qui n'avait plus vocalisé depuis quelques temps. Où sommes-nous ?

Une entrée en matière simpliste, à son image. Elle se redressa avec difficultés assise sur son séant en contemplant le paysage qui s'étendait autour d'elle. Elle tâta son abdomen pour évaluer l'état de ses blessures...

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 Sujet du message: Re: retour au pays
MessageMessage posté...: Dim 22 Juin 2014, 11:20 
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La créature retourna son visage vers Elifern et lui sourit. La femme-Bête pu voir une sorte de gobelin très velu, avec de grandes dents jaunes dont une qui paraissait en or, ou autre métal précieux.Des bras démesurément longs et une puissance physique indéniable. Un érudit aurait appelé ça des "gobelins forestin", mais là n'importe qu'elle nom aurait fait l'affaire. La créature répondit à Elifern :

-Moi pas frère, moi sœur, moi femelle comme toi. Moi prêtresse du seigneur de la bête, moi attendre toi selon ordre de notre seigneur. Tiens ça pour toi.

La femelle jeta à Elifern un cerf mort encore tout chaud, visiblement tué du matin même.

-Moi Azza la dent d'or, mange, et je t'emmènerait là où tu dois aller.

Puis la créature incanta, ce qui remis Elifern sur pied en quelques minutes. Une puissante magie curative avait rendue à Elifern toutes ses capacités. Y a pas à dire, la magie c'est très pratique.
Une fois toutes ces formalités remplies, Azza emmena Elifern dans une caverne où se dressait une sorte de statue de griffe en pierre, sculptée à même la roche. Des runes magiques entouraient l'entrée de la grotte, de toute évidence un lieu de culte de Malar. La forestine gobeline se mit à genoux et se mit à prier en silence. Tout autour, plus aucun bruit, apparemment même les insectes avaient peurs de se manifester ...

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 Sujet du message: Re: retour au pays
MessageMessage posté...: Dim 22 Juin 2014, 20:10 
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Drôle de bestiole, songeait Elifern qui ne reconnaissait pas l'engeance à laquelle appartenait la prêtresse. En tout cas, elle était entre de bonnes mains. Quelque chose de familier, de fraternel se dégageait de la boule de poils, presque une sensation de parenté... La barbare se sentait en sécurité et détendue en sa présence. Était-ce l'effet de leur dieu ?

_ Merci Azza, ma sœur. Moi, c'est Elifern. Et elle lui sourit en retour.

La magie fit des merveilles. En quelques instants, elle sentit ses plaies se refermer et la vigueur inonder à nouveau son corps. Immédiatement, l'appétit la submergea. Depuis combien de temps n'avait-elle pas mangé quelque chose d'aussi sain et frais ? L'odeur du sang éveilla chez elle les instincts les plus puissants : elle fit le geste de chercher son couteau par automatisme, ce couteau avec lequel elle avait abattu sa famille humaine. C'était tout de même commode pour découper proprement la viande fraîche. Elle se souvint qu'il était resté sur sa dépouille. Raviver ce mauvais souvenir lui fit un pincement au cœur durant un instant.

_ Tu ne manges pas ?

La question semblait rhétorique : c'était un présent uniquement destiné à elle, semblait-il. Qu'importe la dague ! N'avait-elle point aujourd'hui quatre pattes pleines de griffes acérées ? Elle se jeta sur la dépouille du cerf et mangea comme une bête en remerciant silencieusement Malar pour ce bienfait et Azza à voix haute entre deux bouchées. Que c'était exquis ! Rarement manger avait été si jouissif ! Elle dévora les organes vitaux les plus tendres en commençant par le cœur et en terminant par la cervelle. Et elle rongea une épaule entière dans le même élan poussant son estomac à ses limites. Elle trancha le reste, ce qui pouvait être conservé aisément, les trois autres pattes et se déclara prête à partir. L'avantage d'avoir quatre bras est que c'est commode pour porter diverses choses...

La liberté ! Ô grisante liberté ! Elifern goutait avec euphorie toutes ces nouvelles sensations et les embrassait à bras le corps comme un enfant découvrant un jardin de merveilles. La terre et l'herbe sous ses pieds nus, le vent frais sur sa peau, les arbustes et leurs odeurs, le ciel qui s'étendait à perte de vue, la satiété en creux de son ventre... Elle exultait. Toutes ces couleurs et cette ballade dans son corps empli d'une vigueur nouvelle la firent frémir de joie.

C'est dans cet état d'esprit extatique qu'elle arriva au lieu de culte. C'était la seconde fois de sa vie qu'elle en foulait un. Auparavant, aux abords de l'Impiltur lorsqu'elle avait entamé sa grande traversée du continent de Faerun, elle avait rencontré un prêtre du Seigneur Bestial. Elle avait passé quelques jours avec lui. C'était cet homme qui lui avait révélé l'origine de son tatouage, de ses yeux iridescents et de ses dons pour la manipulation de l'Incarnum. Et c'était encore lui qui l'avait présentée devant l'autel de Malar et accueilli dans la fraternité de la meute. A l'époque, elle n'avait pas tout compris. Prier un dieu était loin d'être une priorité pour Elifern. Mais le prêtre lui avait patiemment expliqué le rapport étroit entre les forces qui poussaient instinctivement la jeune femme et les attributions du Seigneur Bestial. Elle avait finalement compris qu'il ne s'agissait pas d'un dieu parmi d'autres mais bien du seul qu'elle put vénérer. Et c'était pour officialiser son baptême qu'il l'avait conduite dans un bois profond jusqu'à un cercle de pierres levées autour d'un autel. Le frère loup l'y avait couverte de sang en baragouinant et ils avaient mené une chasse tous les deux en l'honneur de Malar. Après cela, il lui avait ordonné de partir vers l'ouest jusqu'à ce qu'elle ne voit plus de terre. C'était un ordre de son dieu, avait-il affirmé...

La grotte était sensiblement différente du cercle de pierres levées qu'elle avait connu mais elle reconnut immédiatement l'ambiance générale : elle sentait la patte et le regard de son dieu. Sans préméditation, elle s'écroula sur ses deux genoux et joignit ses quatre mains griffues en posture de prière. Elle avait les larmes aux yeux. Tant d'émotions semblaient surgir à présent qu'elle était libre. Elle les laissa parler pour elle-même ne sachant trop que dire dans sa supplique. Elle ne priait pas souvent ni jamais longtemps, adressant volontiers ses actes et ses pensées à Malar sans formalisme. Cette fois elle s' élança tant bien que mal, d'abord hésitante avant de prendre confiance en elle :


¤ Maître, Seigneur, reçois ma prière et ma ferveur, fit-elle dans le silence de ses pensées, en tuigan, sa langue maternelle dont elle maîtrisait davantage les subtilités. Je suis ton humble serviteur à jamais. Merci pour tout. Merci de m'avoir guidée vers la sortie. Merci de prendre soin de moi, de m'avoir permise d'affronter les épreuves de ton émissaire, de m'avoir mis sur la route d'Azza. Merci de m'avoir donné des griffes, des armes et un sens à ma vie. Montre-moi la voie que tu veux que j'emprunte. Je poursuivrais sans faillir en ton honneur, pour ta gloire. J'apporterais ton nom et ton règne partout où tu m'ordonneras de me rendre. Par le Sang et le Combat, je ferais connaître à tous ta puissance ! Louanges à toi, Malar, le Seigneur Bestial, mon dieu... ¤

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 Sujet du message: Re: retour au pays
MessageMessage posté...: Mar 24 Juin 2014, 22:57 
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Evidemment comme dans toutes prières : pas de réponses. C'était là toute la puissance des divins : ne rien dire, ça évitait les discussions ...

Et c'est donc Azza qui prit la parole :


-Le Maître dis que tu ne l'entend pas. Il dit "Si tu veux me servir tu dois t’élever : ne te trompe pas de colère Elifern", toi comprendre ?

Il essaie de te dire "Tous les combats ne se gagnent pas par le sang : regarde ton périple, tu en ressorts nue et dépossédée de tout, est-ce une victoire ? est-ce ça servir le maître ? Ta fierté est elle un trésor pour la meute ? Mange t'on de la fierté ? " toi comprendre ?


Azza penchait la tête, et essayait de voir les réactions d'Elifern. Visiblement la question que son maître se posait, ou qu'elle se posait en faisant croire que c'était son maître ou un peu des deux, était :

"y a t'il un cerveau là dedans ? et si oui de quelle taille était-il ?"

ce qu pouvait aussi sous entendre, mais ça Elifern ne pouvait le comprendre :

"que peut on faire de toi ?"

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 Sujet du message: Re: retour au pays
MessageMessage posté...: Mer 25 Juin 2014, 10:18 
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Dans un tel lieu, elle s'était attendue à un signe de la part de son dieu ; il fallait croire qu'on ne badinait pas facilement avec ces engeances là. Curieusement, elle jouissait, elle en avait conscience, d'un statut privilégié au cœur de ses nuits de rêveuse aguerrie, et pourtant elle était incapable d'entendre la voix de son divin maître alors que la boule de poil devant elle semblait converser aisément avec Lui. Elle en concevait une pointe de jalousie mesquine...

Concernant son attitude, elle avait eu le temps d'y réfléchir et d'en prendre la mesure durant ses deux années de servitude : elle avait bien compris là où elle avait péché par excès d'orgueil ou de brutalité gratuite. Elle avait confondu sauvagerie et stratégie. Dans la meute des humanoïdes, effectivement, il fallait faire preuve de davantage de retenue. Devant une brute toute puissante comme le diable, il fallait aussi savoir la mettre en veilleuse. Était-ce cela que voulait souligner la divinité ? Elifern l'avait saisi. De la manière la plus dure et la plus terrible et en avait payé le prix. Et elle en conserverait le souvenir durant son existence dans cette nouvelle vie, c'était une certitude.

Quant aux élucubrations sur la fierté et la meute, Elifern avait du mal à suivre. Il ne fallait pas trop lui en demander non plus... La sœur Azza commençait à l'agacer avec ces sous-entendus dispendieux en palabres. Selon la barbare, elle s'était faite avoir par sa grande gueule et par des traîtres à la meute. Elle espérait qu'il avaient tous finis embrochés dans le désert, affaiblis par sa disparition, trahis par les espèces de monstres dont la survie avait été payée de sa mort à elle. Elle n'avait pas trahi l'esprit de la meute ni les préceptes fondamentaux de son dieu, à savoir la sauvagerie et la bestialité. Certes, elle avait manqué de subtilité. Mais était-ce vraiment ce que prônait son divin maître ?

Bien que ne comprenant pas tout, elle doutait de l'exactitude des interprétations de la prêtresse. Elle aurait préféré se l'entendre souffler par Malar plutôt que de supporter les niaiseries de la petite. Mais elle avait appris la patience et la soumission dans les geôles du diable : hormis une crispation discrète du visage, il eut été délicat même pour un fin psychologue de distinguer les émotions qui l'agitaient en cet instant. C'était fou ce que l'on pouvait coffrer comme sentiment au fond de soi avec de l'entraînement !


_ J'ai pas été éduqué dans l'église de Malar, tu sais... Contrairement à toi, Azza. J'me suis faite toute seule comme une grande. J'ai fait quelques erreurs et je suis tombée sur des os. Et des gros ! Je l'ai payé cher. Très cher ! Mais jamais je n'ai trahi notre Seigneur ! ça non ! Fit-elle avec conviction sur un ton neutre.

_ Aujourd'hui, j'en sais un peu plus sur ce qu'on doit attendre des salopes qui peuplent ce bas monde et les autres. Le couplet sur la fierté et tout, tu peux t'le garder ! Si je suis à poil aujourd'hui c'est parce que j'me suis battue pour les valeurs qui sont les nôtres j'te signale ! Et que j'me suis faites dézinguée. Ouais, bah c'est pas glorieux... Alors quoi ? Y fallait qu'j'la joue soumise et dominée face à des tafioles qui mentent et trichent ?

_ J'étais jeune, ouais. Regarde-moi ! Je suis passée par la mort et l'enfer. Des trucs que t'as pas idée, ma grande. Forcément, j'suis plus la même, fit-elle adoucie, presque lointaine. ça te change n'importe qui des choses pareilles. Et c'est pas tout le monde qui peut y survivre j'te f'rais dire. Si faut la jouer finaude je suis sûre que j'm'en sortirais mieux qu'avant, c'est certain, ouais. Si faut tabasser, je suis plus que prête. Alors quoi d'autre ?

Elle laissa sa question en suspens en regardant la prêtresse. Elle avait plus causé en une seule fois que durant ses deux dernières années réunies. C'était étourdissant. Elle ne savait plus trop quoi en penser. Elle se sentait complète et en harmonie au fond d'elle-même. Elle se savait prête à aller de l'avant et ne comprenait pas ce qu'Azza et son dieu attendaient d'elle à présent. Puis, plissant les paupières, elle renvoya la prêtresse à ses contradictions :

_ Ma sœur, si notre Seigneur m'a faite libérer des geôles où je récurais d'la merde et qu'il m'a mené jusqu'à toi c'est qu'il a des projets pour moi. J'me trompe ?

Elle savait qu'il n'en était rien : on ne déployait pas de tels efforts sans idée derrière la tête. Connaissant le diable, il avait du négocier à prix d'or la libération de la femme-bête. Surtout après le chaos qu'elle avait laissé dans la ménagerie de son altesse. Le Seigneur Bestial n'était pas réputé pour sa clémence envers les faibles. C'était un euphémisme ! Aussi, s'il avait jugé Elifern digne d'autant d'efforts, il devait y avoir quelque chose qu'elle était préposée à faire pour son Maître. Reprenant avant de laisser la gobeline répondre, elle ajouta :

_ Moi, j'demande qu'à servir notre Maître. S'il m'a fait venir c'est que je peux servir, non ? Maintenant faut m'dire c'que j'dois faire. J'peux pas dire si "j'm'élève" tant qu'on n'm'a pas mis à l'épreuve, non ? Fit-elle avec un sourire en coin qui se voulait souligner un simili de trait d'esprit ce qui n'aurait certes pas pu voir le jour dans la bouche de l'Elifern d'avant sa mort. Et tu m'as toujours pas dit où qu'on est, souligna-t-elle. J'ai bien vu la grande montagne mais ça me dit pas où qu'on est ça !

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 Sujet du message: Re: retour au pays
MessageMessage posté...: Mer 09 Juil 2014, 21:28 
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La gobeline ferma les yeux une seconde d'un air agacée. Puis elle lança mollement d'un air de dépit :

-Cette île ? On la nomme Gemmaline, ou "la griffe du dragon". Mais pourquoi cette question ? Le maître veut que tu participes à la plus grande chasse de l'île. Un très grand honneur ! Tu peux être fière de toi. Allez suis moi, je vais te montrer où c'est.

Elle se mit à courir par monts et par vaux. Ses grands bras l'aidaient à attraper des morceaux de branches, parfois des lianes, à rouler, à se balancer. Sa vitesse était exceptionnelle. Heureusement Elifern avait de ce coté là aussi de la ressource. Après une journée de course folle qui fit contourner le mont cristal le curieux duo arriva aux abords d'une citée peuplé de petites créatures pourvues d'écaille et d'un museau de chien. Pupille fendu et manière de petits filous, c'était manifestement des reptiles assez malins et non agressifs.


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