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Une brise légère laissait flotter un morceau de tissu blanc dans les airs, quand une grosse poigne bleue agrippa celle-ci à la volée. L’étoffe déchirée était parsemé de trace de sang et de boue, un seul coup d’œil suffit à l’aventurière pour comprendre que sa proie ne devait plus être loin d’elle. Après plusieurs jours à la traquer par tout temps, la barbare avait su gagner du terrain sur sa cible. Quelque temps auparavant Frissa avait été engagée afin de poursuivre un bandit qui avait enlevé une fille d’un chef de village. Avec son habitude d’arpenter les pics rocheux et sa résistance au climat montagnard, la Goliath avait su rattraper son retard. Celle-ci n’était plus qu’à quelques kilomètres du criminel, la jeune Ogolakanu allongea encore sa foulée et sortit son énorme épée à deux mains. La semi-géante se rendit compte de l’erreur que son fuyard avait réalisée, c’était de descendre trop rapidement un terrain aussi escarpé. La guerrière aperçue enfin le gredin qui avançait difficilement avec une fillette aux cheveux d’or sous le bras qui semblait avoir été battue à sang plusieurs fois durant leur périple. La témérité de la semi-géante la fit prendre une impulsion afin de sauter par-dessus l’homme qui ne put dégainer tant l’attaque porter à ses mains fut rapide et précise. Celui-ci ne pu que s’apercevoir que sa main droite était déjà à terre et qu’un flot de sang coulait de la plaie ouverte. La douleur monta finalement au centre nerveux du pauvre hère qui lâcha la gamine. Le manchot se tordit de douleur par terre, vociférant et jurant à tout va. Il n’eut pas le temps de voir le second coup qui fit virevolter sa caboche à plusieurs mètres. La grande bleue s’assit sur un rocher, se mit à nettoyer sa lame recouverte d’hémoglobine et de se calmer pour redescendre son adrénaline à un niveau normal. L’enfant se réveilla de son coma et vit l’horrible scène se trouva sous ses yeux horrifiés. Devant elle se dressée une géante couverte de sang polissant une arme encore plus grande qu’elle. La petite mit ses mains devant sa bouche et ravala son cri qui se perdit dans le vent qui venait de se lever. Lame-Gelée émit un grognement et s’expliqua.
- Il ne voulait plus se taire, j’ai du l’aider un peu. Ton père m’a chargé de te rapporter à lui. Prépare-toi petite nous partons dans l’instant.
L’enfant hocha de la tête incapable de faire plus que cela pour le moment. Une fois son épée redevenue aussi propre qu’à sa création, la bourrue l’a remit dans son fourreau et mit la gamine sur ses épaules pour repartir. Après quelques jours de voyage plutôt calmes elles rentrèrent à la ville et la môme fut remit à ses parents qui payèrent l’immense grise.
Le soir venue la mercenaire se rendit dans la taverne de la ville cherchant de quoi boire et d’éventuelles informations sur l’objet de toutes ses obsessions. N’ayant rien qui valait la peine, la chasseuse de prime prit part à une partie de dé. Le joueur en face d’elle la détroussa de plusieurs pièces d’or, mais malheureusement pour lui un geste un peu brusque de la mauvaise perdante dévoila la supercherie. L’alcool n’aidant en rien, la suite fut des plus déplaisantes pour le pauvre jeune qui eu les jambes brisés sous les coups de colère de la furieuse nigaude. Une troupe de plusieurs hommes lourdement armés intimèrent, en encerclant à la semi géante, d’arrêter son affaire. Un homme richement habillé avança de derrière et deux gardes s’écartèrent pour le laisser passer.
- He bien qu’avons-nous-la ? Tu as encore triché n’est ce pas Tyrdul, je t’avais prévenu de ce qu’il te pendait au nez ! Pensez bien très chère que votre mise vous sera restituer dans son intégralité. Mademoiselle ?
Un sourire carnassier se dessina sur les vieux traits de ce petit homme aux allures faussement sympathiques. Frissa resta en alerte de plus avec autant de lance et épées tirés elle n’était pas vraiment en état de pouvoir avoir le dessus dans cette affaire.
-Frissa Lame-Gelée… Qu'est ce que vous me voulez ?
L’homme qui avait un chapeau des plus luxueux se pencha en avant en faisant une révérence afin de se présenter de vive voix.
- Sebastian Von Rial, pour vous servir. Gentilhomme et marchand de produits rares, enchanté de faire votre connaissance ma chère. En effet, je vous veux bien quelque chose. Il s’avère que l’homme que vous venait de rosser, et qu’il le méritait, était un de mes gardes du corps personnel. Maintenant que vous venez de le rendre inutile, vous me privez d’une protection jusqu’à notre prochain point d’arrêt ce qui est très désagréable je dois vous le confier. Et comme vous êtes la personne qui est responsable de son état, je pense qu’il serait juste que vous preniez sa place afin de régler votre dette à mon égard, qu’en pensez-vous mon ami ?
Les persiflages de ce vieux serpent ne tentaient pas du tout la fougueuse aventurière mais elle voyait parfaitement qu’elle ne pourrait pas y couper. Elle émit un grognement et hocha la tête pour acquiescer silencieusement.
-Très bien c’est régler alors ! Nous partirons demain à l’aube pour nous rendre sur l’île de Gemmmaline, il parait qu’on peut y faire de belles affaires.
Après une mauvaise nuit passée dans une grange pleine de foin aux odeurs désagréables, avant le départ de la caravane la petiote vint apporter un cadeau à sa sauveuse, une paire de dé. Cela fit rire jaune la Lionne mais elle accepta le présent en remerciant d’une petite tape sur la tête de son interlocutrice. Le convoi traversa plusieurs endroits dangereux où les talents de la bretteuse furent mit plusieurs fois à contribution. La troupe arriva donc sans encombre à EauProfonde d’où ils prirent un galion pour la destination finale. La traversée fut terrible pour la Goliath qui fut prise de nausée et priant que cela se terminer vite. Après quelques temps, Gemmaline fut enfin en vu au petit jour ce qui n’était pas pour en déplaire à la grande grise, elle allait pouvoir dire au revoir à son pénible « patron ». Accoustant sur le port, elle fit ses adieux à la compagnie et s’élança à la recherche d’un endroit où se revigorer un peu après cette longue route. Le matin se levait et le soleil perçait derrière quelques petits nuages, cela annonçait forcément une bonne journée tant que c’était sur la terre ferme pour la barbare.
_________________ Mes ancêtres seront vengés !! Fiche de la barbare
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