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Marceline faisait les cent pas dans l’auberge tentant d’en savoir plus sur cet engourdissement sur ses doigts et la cicatrice nouvelle sur sa poitrine. Elle gesticulait à tenter de comprendre, ce qui n’avait rien à comprendre, car elle se souvint des mots…*… il décide ce qui doit être brisé pour que le reste tienne debout…*
Cette phrase faisait son chemin en elle, chope après chope il semblait que tout devenait de plus en plus clair, mais pas assez pour saisir exactement quoi, puis vint le moment ou Syblime, la charmante serveuse annonçait qu’il fallait fermer et demandait à Marceline d’aller se coucher ou de rester dans la grande salle et entretenir la cheminée, à la condition de ne pas réveiller personne. Bien entendu, il n’y aurait plus rien à boire. Restait à Marceline de décider ce qu’elle ferait. Syblime lui fit un sourire radieux avec des traces de fatigue de cette journée fort achalandée.
Marceline se retrouvait seule dans la grande salle, la porte de l’auberge ayant été fermée à clé. La porte glissante du bar fut descendue, les portes fermées et le silence prirent place, ne restaient que les crépitements du feu. Une petite gorgée pour prendre son temps, la chevalière rouge regardait les flammes danser, puis soudainement, sans en être totalement certaine, un visage apparut, là dans les flammes puis…
*Ça va Marceline? Pas trop amoché avec toute cette indécente quantité d’hydromel? Va falloir te ressaisir ma grande, tu as accepté quelque chose de bien plus grand que toi et pas question de faire volte-face, je sais, je sais, toute c’est paraboles, allégories, métaphores rhétoriques de catachrèses aux similitudes symboliques nous virent le cerveau a tous, mais ne faut pas s’en prendre la tête, tu sais, il faut juste saisir l’important et l’importance est en toi, oui, oui, c’est toi qui ne décides pas rien d’autre et tes gestuelles ne feront rien de mieux que de te donner mauvaise prestance auprès des autres, mais cela toi tu t’en fout hein! Ha, ha, ha, pas facile la vie des autres, la tienne par contre elle est bien simple et bien emplit, pleine de promesses fluides, on boit, on s’lève, on cogne et hop on boit on s’lève, on cogne… Mais là Marceline c’est du sérieux, du gros sérieux comme tu ne l’as jamais imaginé et tu te demandes comment faire hein! C’est simple, la lance est en toi et tu es la lance, vous faite qu’uns, chouette n’est-ce pas, j’avoue que j’aimerais pas ça moi, mais c’est toi qui l’as décidé alors faut faire avec ma grande…ah oui, au fait, moi c’est Calcifer et faut pas me laisser m’éteindre hein, j’ai toujours besoin de comburant, mais toi t’as besoin de savoir hein, je sais, je sais j’y viens… alors comme j’te disais sert toi de toi pour avoir la lance, c’est simple non! Regarde comme c’est facile si je t’énerve et bien tu me tires dessus hop, comme ça, simplement… tu vois là tu l’sens dans ta main ce picotement, alors imagine la lance sortir de ta main, go, go, go, tire ma grande tu ne me feras pas de mal et j’te jure que je ne la boufferai pas ta lance, car elle va revenir en toi, vu que c’est toi qui es elle et elle toi et tu ne te brûleras pas non plus…à moins que… aller asseye, nous allons le savoir si tu vas te brûler! *
Marceline se demandait ce qu’il pouvait bien y avoir dans l’hydromel, possiblement des champignons Uthgardt. Quoiqu’il en fût, elle était seule, du moins physiquement et ce Calcifer lui demandait de lui tirer dessus.
Le silence était témoins de la scène et Marceline se demandait si cela en valait la peine ou pas. La décision lui revenait, et la diarrhée verbale de Calcifer devait cesser.
Marceline lance un test de volonté +2.
_________________ Seuls les morts ont vu la fin de la guerre, car tout le monde ne mérite pas une fin heureuse. Donc je ne suis pas là pour vous menacer. Je suis là pour vous tuer !
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