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*Vogue vogue petit bateau Vol Vol mon bel oiseau Vogue vogue petit bateau Vol Vol mon bel oiseau *
Le sentiment de liberté qu’éprouver Inuik était très fort. A cela venait se mêler un brin de nostalgie, c’était la première fois qu’il se retrouvait ainsi seul. La séparation avec ses frères avait été très émouvante. Dans son ensemble, le voyage s’était bien déroulé, mise à part le classique mal de mer, l’air étant plutôt l’élément de prédilection du jeune guerrier. De nature jovial, le nain polaire avait fait la connaissance d’un peu tout le monde dans le bateau, attirant aussi bien la curiosité que certains regards emplis de convoitises concernant sa monture.
Sa bonne humeur faisait plaisir à voir, il se sentait bien. Il était bien conscient qu’il ne passait pas inaperçu. Pour l’instant cela ne le dérangé guère, chaque discussion allait bon train et tout le monde voulait donner un petit quelque chose à manger au rapace. Mais l’habitant du Grand Glacier veillait et ne laissait pas faire de telle chose sinon à la fin de la traversé, l’aigle polaire ne pourrait plus décoller tellement il aurait boulotté.
*Non Ma Belle ne se transformera pas en une grosse dinde !* Pensa avec amusement Inuik alors qu’il commençait au loin à apercevoir la pointe du Mont Crystal. Elle était l’une des premières choses qu’aperçu l’Inugaakalikurits, quoi de plus normal quand il s’agit d’un sommet de plus de 7500 métres de haut. Majestueuse pointe, elle grandissait au fur et à mesure que le bateau avancer en direction de la zone portuaire. Ce mont était si haut, si impressionnant. Ma belle était silencieuse. Elle avait le regard fixé droit devant sur le mont. Ses yeux jaunes étaient magnifiques, si perçants aussi perçants que les yeux bleus d’Inuik.
Le voyage avait était long et l’impatience du volatile se faisait ressentir. Ma Belle avait envie de prendre son envol cela se caractériser par des petits pas sur une patte puis sur l’autre. Elle dandinait ainsi signifiant son agacement. Elle glatissait de plus en plus suscitant à nouveau la curiosité des voyageurs. L’impatience gagna aussi le nain polaire.
Arrivé à pied accompagné d’un aigle dans un port ou dans une ville n’était pas la meilleure approche qui soit. Le nain s’en était mainte fois rendu compte lors de son voyage avec ses frères. Inuik ne voulait pas trop attirer l’attention et tout un tas de question. Il gratta, de ses petits doigts rondelets, la cire de Ma Belle, juste à la base de son bec, lui montrant ainsi qu’il l’avait comprit. Elle lui tira sa petite langue en ouvrant son claquoir. Il décida donc de prendre son envol dés qu’il apercevrait un bout de terre ferme espérant que des courants d’air ascendants pour lui permettre de s’élever. Il monta à califourchon sur ma Belle et s’envola en direction de la zone portuaire.
Cela faisait maintenant vingt ans que le duo était établi, le nain polaire considérait Ma belle comme sa fille depuis le jour où il l’avait récupéré aiglon. Il se souvenait de ces petits cris, des kiup kiup kiup caractéristiques des premiers temps lorsqu’elle réclamait à manger. Il se plaisait à croire qu’elle le considérait comme un parent, une mère ou un père, il ne savait pas trop. Dans les airs tous était différents, le sentiment de liberté s’accentuait. C’est dans ces instants qu’il aimait lui parlé d’une voix calme et rassurante, cheveux et barbe au vent :
- Alors Ma belle, c’est ici que l’on va …ca te plait ? Regardes comme c’est beau…Je vais te dire une chose aujourd’hui que je ne t’ai jamais dites auparavant… Je t'aime tant …Je te considère comme ma fille. Je t ai recueilli et élevé au même titre mais tu n’es pas ma fille, enfin si tu es ma fille de cœur et non de sang... Tu sais un jour, je te rendrais ta liberté et tu pourras fonder ta propre famille, regardes, regardes… ici cela pourrait être l’idéal pour toi …tu aimes ce paysage ?
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