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Aïla
Sur cette macabre déclaration, Aïla rompit la conversation. Le repas rapidement expédié, les mineur retournèrent au travail. En effet, au désespoir d'Aïla, ce n'était encore que le milieu de la journée, et le travail de l'après-midi fut aussi dur que le matin, aussi Aïla accueillit avec plaisir le repas du soir, immédiatement suivi par le coucher. L'occasion de discuter ne se représenta pas, à peine lui indiqua-t-on de ne pas essayer de se déplacer la nuit.
De toute façon, celà lui aurait été dénué d'intérêt. En effet, on ne fit pas remonter l'escalier de bois aux mineurs, on les dirigea juste vers un ancien front de taille reconverti en dortoir. Là encore, Aïla fut surprise par le "confort" des lieux. Non qu'ils soient luxueux, mais ce n'était pas l'idée qu'elle se faisait de l'esclavage : des lits de camps étaient disposés en rangs dans la pièce, une couverture sur chacun d'eux. En revanche, le dortoir était fermé par une solide porte de bois, et les outils avaient été rendus dans la salle de l'escalier, ce que vérifiaien deux gardes à l'entrée du dortoir.
La soirée passa rapidement pour Aïla, bien que les autres mineurs se réunissent pour bavarder, profitant de leur seul vrai moment libre. La créatrice, trop fatiguée, s'écroula sur son lit de camp, ne se réveillant qu'au coup de sifflet d'un garde qui, le lendemain, rouvrit la porte. La journée commença par la perception des outils, puis le travail commença ...
Thorgen
Son escorte mena le barbare dans les couloirs. Le trajet fut rapide, conduisant rapidement le petit groupe à une ouverture donnant sur une vaste caverne vivement éclairée par des torches, creusée à même la roche. L'ouverture s'ouvrait au-dessus du sol, que l'on atteignait en empruntant un escalier en bois descendant en ligne droite. Le barbare, bien que peu féru de tactique ou de stratégie, comprit pourtant vite que quelques homme auraient pu tenir cet escalier contre une petite armée, et encore leur serait-il possible de le détruire au besoin. Et ces quelques hommes, se trouvaient au nombre de quatre en haut de l'escalier, montant la garde.
Suivant ses instruction, Thogen descendit dans la caverne reconvertie en entrepot et atelier, où étaient rangés des outils qu'il connaissait bien, pioche, barre à mine et autres pic, ainsi que tout le nécessaire à boiseries, et des quantités phénoménales de sacs vides. Deux hommes s'y trouvaient, réparant des outils, et l'un d'eux fixa des fers autour de ses chevilles. Alors que Thorgen tentait de maitriser se répugnance, il fut rejoint par un garde, prévenu par un coup de sifflet. Avec un regard pour sa carrure, l'homme le guida dans les galeries jusqu'à un front de taille assez actif, où travaillaient une douzaine d'hommes et une femme qu'il connaissait bien ...
Commun
Aïla peinait à attaquer le rocher à coups de pic lorsqu'elle entendit une voix crier.
- Brat ! entendit-elle, la suite étant couverte par les coups sur la pierre. Un coup d'oeil lui permit toutefois de reconnaitre le nouvel arrivant : Thorgen l'avait finalement rejointe. Lui entendit toute la conversation.
- T'avais besoin d'un costaud, en v'là un. Fais juste gaffe un jour ou deux, l'est amoché, déclara le garde avant de repartir.
Le dénommé Brat, avec un coup d'oeil appréciateur pour la musculature du barbare, lui demanda :
- T'es en état de piocher ou t'es encore fragile ?
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