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les prisonniers étaient emmenés dans une sorte de grande salle emplie de ‘fauteuils’ de pierre. Chacun devait y prendre place : interdit de bouger, interdit de parler. Des gardes tournaient pour surveiller que chacun respect ces règles. Puis une cinquantaine de tentacules sortaient du plafond venant se fixer sur le crâne de chacun. Ryn et Malevil sentirent le contact froid et gluant des appendices qui venaient se poser sur leur nuque. Une douleur vive les transperça, puis plus rien. Une sorte d’inconfort et de mal de crâne les envahis. Ils se sentaient lentement vidés de leur pouvoir psionnique. Autour d’eux une cinquantaine d’humanoïde comme eux, attendant, soumis et immobiles. Apparemment il fallait y passer la journée … c’était très long, inconfortable et surtout inintéressant. Après ce n’était pas non plus très douloureux pour qui savait prendre un peu sur soit.
Restait à savoir quel genre d’avenir cela amenait.
Le soir, les gardes ramenèrent chacun dans sa cellule. Nos deux héros étaient fatigués, et vidés de tous pouvoir psionique. Le semi géant aveugle et le vieux gobelin ne disaient toujours rien.
***
Au milieu de la nuit, la cellule s’ouvrit et la jeune femme rousse suivie de trois gardes emmenèrent Malevil de force, il n’eut qu’à peine le temps de se réveiller. La surprise du moment et la force des geôliers, empêcha quiconque de réagir. D’ailleurs qu’auraient ils pus vraiment faire ?
La porte se referma et cette fois ci Ryn fut seul avec un gobelin boiteux et un semi géant aveugle … pas de quoi se réjouir. Chacun était réveillé. C’est ce moment que choisi l’ancien gobelin pour se rapprocher du guerrier psionnique et vint coller une main sur son front. Ryn entendit avec surprise une voix clair et précise, pas du tout celle d’un vieillard, mais qui pourtant devait venir de lui puisque son expression était sans équivoque lorsqu’il s’exprimait. Ryn entendait comme s’il lui parlait, le gobelin bleu, voici ce qui lui fut dit
-Cher ami, nous sommes prisonniers ici, et peu à peu ces vils créatures vont nous vider de notre psionique énergie pour repaitre un de leurs affreux monstres et lui permettre d’éclore. Je vais être rapide pour pas que notre conversation ait le temps d’être interceptée.
J’ai un plan pour m’évader, mais mon pauvre corps ne pourra suivre une fuite dans les tunnels de cette montagne. Aussi je te propose un marché vu que tu m’as l’air costaud, tu me porte et je t’aide à fuir en te cachant de leurs systèmes qui nous localise.
Je te préviens, dés que tu me lâche ils peuvent te retrouver et ils te tueront. Tu ne peux m’abandonner. Je voulais me servir de Paar le semi-géant mais ils lui on crevé les yeux pour le punir de la foi ou il s’était mis en colère.
Je reconnais que c’est hasardeux comme pari, mais je suis vieux, et il me faut passer à l’action rapidement. Alors es tu d’accord ? Hoche simplement la tête, ne dit rien.
La voix était pleine d’espoir, et en même temps posée et emplie de sagesse, tout le contraire de l’apparence physique du gobelinoïde. Mais dans quel mesure pouvait on porter du crédit à un vieux gobelin peut être déjà sénile à force de ses multiples lavages de cerveaux ? Il allait pourtant falloir donner une réponse, et rapidement.
_________________ "L'écriture est toujours une conséquence" (A. de St Exupery)
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