L'ensorceleur accueillit la proposition de Gäyana avec un sourire ravi. Le simple fait qu'elle propose d'elle-même de ne pas tuer les lutins, malgré leurs méfaits et leur vilenie reconnue, était un signe sûr qu'elle et lui étaient sur la même longueur d'onde. Il n'aurait pas été à l'aise avec un compagnon sanguinaire. Bien sûr qu'un incendie qui n'avait pas fait de victimes et le vol d'un bouc, aussi précieux soit-il, ne méritait pas une peine capitale. De plus, malgré les dires de Daski, Printemps s'imaginait plus facilement les pugwampis comme de petites créatures soumises au joug des gnolls que comme des êtres purement malveillants.
Dommage qu'il n'y ait à disposition aucun filet ou aucun autre dispositif de capture dans le camp, songea-t-il en suivant les pas de leur guide. Plus il en apprenait, et plus Printemps trouvait le rôdeur intrigant. Élevé par des gnolls, ce devait avoir été une expérience terrible. Il espérait pouvoir en apprendre plus dans le futur. Entre la fille venue d'un autre plan et la femme à l'étrange collier, l'adolescent sentait qu'il était entouré d'individus hors-normes… et il n'aurait pas pu en être plus heureux.
Se rapprochant un peu de Gäyana pour participer à la discussion qu'elle avait initiée, il exprima son opinion :
Oui, ça ressemble un peu à une embuscade… mais pauvre bête, il faut faire vite ! Je vais tâcher de vérifier si le terrain est magiquement sûr, ce sera bref.Faisant face à l'animal, sans trop s'approcher, Printemps récita la même incantation aux sonorités douces que quelques minutes plus tôt. Ondulant, il supporta néanmoins cette de garder son manteau sur les épaules. De nouveau, sa vision devait scruter les fils de la toile, à la recherche d'auras mystiques.

, et éventuellement déplacement de façon à englober le bouc dans la zone d'effet, (mais si la carte est exacte ça ne devrait pas être nécessaire).