Heures au format UTC + 1 heure


Nous sommes le Sam 25 Nov 2017, 10:19


Règles du forum


Image


Forum verrouillé Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer de messages ou poster d’autres réponses.  [ 1 message ] 
Auteur Message
 Sujet du message: Cerissilius NoirCrin
MessageMessage posté...: Dim 01 Mai 2011, 22:46 
Aventurier vétéran
Avatar de l’utilisateur
Hors ligne

Inscription: Dim 01 Mai 2011, 17:59
Messages: 174
PX: 2638
Citation:
Maitre de Jeu : Valend Arabani


Citation:
Nom : Cerissilius NoirCrin, a.k.a Ceriss au Deux lames
Alignement : Neutre Mauvais
Race : Humain d'Eauprofonde (Téthyrien)
Age : 19 ans
Poids : 1.80m
Taille : 75 kg
Sexe : Masculin
Dextrie : Droitier
Classe : Spadassin/roublard
Divinité : Sans être affilié à une divinité particulière, il est plus commun de voir Ceriss adressé une prière à Mask, car il est le dieu des voleurs et des ombres, et à Cyric, car il représente les mensonges, la tricherie et toutes ces choses qui représente Ceris. Il n'est cependant fanatique d'aucun de ces dieux.
Vitesse : 9m

Expérience : 1035 / 3000 (niv : 2)

Caractéristiques :

For (12) (+1)
Dex (16) (+3)
Con (10) (+/-0)
Int (12) (+1)
Sag (12) (+1)
Cha (14) (+2)


Citation:
Points de vie : 16 = 10+6(1d6) roublard

Classe d’armure (CA) : 16 = 10 + 3 + 3
(18 contre un adversaire grâce à Épées jumelles)

Classe d’armure de contact : 13 = 10 + 3

Classe d’armure pris au dépourvu : 13 = 10 + 3
Dextérité Armure

Initiative : + 3 = 3+ 0
Dextérité

Jet d’attaque au corps à corps :
+2 = 1 + 1
ou +4 = 3 + 1 (Attaque en finesse)
BBA Dextérité Force
  • Rapière de maître (seul) : +3 ou +5 (AeF) / 1d6+1 / 18-20/x2
  • Rapière de maître(main droite/Combat à 2 armes) : +1ou +3 (AeF) / 1d6+1 / 18-20/x2
  • Epée courte (seul) : +2 ou +4 (AeF) / 1d6+1 / 19-20/x2
  • Epée courte (main gauche/Cà2A) : +0 ou +2 (AeF) / 1d6 / 19-20/x2
  • Dague (seul) : +2 ou +4 (AeF) / 1d4+1 / 19-20/x2
  • Dague (main gauche/Cà2A) : +0 ou +2 (AeF) / 1d4 / 19-20/x2
Jet d’attaque à distance : +4 = 3 + 1
BBA Dextérité
  • Arc court composite de maître (bonus de force +1) : +5(+4+1(arme de maître))/1d6+1/x3/21mètres ou +5/1d3+1(for)+1(feu)/x3/21mètres(si flèche souffle dragon)
  • Dague : +4 / 1d4+1 / 19-20/x2 / 3 mètres


Citation:
Jet de vigueur : +2 = 2 + 0
Jet de réflexes : +5 = 2(roublard niv1) + 3
Jet de volonté : +1 = 0 + 1
Bonus de Base Dextérité Sagesse Constitution

Langues connus :
  • Commun
  • Chondathan
  • Elfique



Citation:


Citation:
Dons :

Caractéristiques raciales :
  • Taille M
  • Un don supplémentaires au niveau 1
  • Quatre points de compétences supplémentaires au niveau 1, ainsi qu'un point supplémentaire par niveau
  • Classe de prédilection : Spéciale (la classe de plus haut niveau)



Citation:
Compétences :

Total = DM + bonus carac + autres

Dépendant de la Force :

Escalade (For)* : 3 = 2 + 1 - 0 (malus armure)
Natation (For)* : 3 = 2 + 1 - 0 (malus armure)
Saut (For)* : 3 = 2 + 1 - 0 (malus armure)

Dépendant de la Dextérité :

Acrobaties (Dex) : 4 = 1 + 3 - 0 (malus armure)
Crochetage (Dex) : 1 = 1 + 0
Déplacement silencieux (Dex)* : 3 = 0 + 3 - 0 (malus armure)
Discrétion (Dex)* : 7 = 4 + 3 - 0 (malus armure)
Équilibre (Dex)* : 3 = 0 + 3 - 0(malus armure)
Equitation (Dex)* : 3 = 0 + 3
Escamotage / Vol à la tire (Dex) : 0 = + - (malus armure)
Evasion (Dex)* : 3 = 0 + 3 - 0 (malus armure)
Maîtrise des cordes (Dex)* : 4 = 1 + 3

Dépendant de la Constitution :

Concentration (Con)* : 0 = +

Dépendant de l'Intelligence :

Art de la magie/Connaissance des sorts (Int) : = +
Artisanat (fabrication de poison) (Int) : 6 = 5 + 1
Connaissances () (Int) : 0 = +
Contrefaçon (Int)* : 1 = 0 + 1
Décryptage (Int) : 0 = +
Désamorçage/sabotage (Int) : 0 = +
Estimation (Int)* : 1 = 0 + 1
Fouille (Int)* : 1 = 0 + 1

Dépendant de la Sagesse :

Détection (Sag)* : 1 = 0 + 1
Perception auditive (Sag)* : 1 = 0 + 1
Premiers secours (Sag)* : 1 = 0 + 1
Profession (Sag) : 1 = 0 + 1
Psychologie (Sag)* : 6 = 5 + 1
Survie (Sag)* : 1 = 0 + 1

Dépendant du Charisme :

Bluff (Cha)* : 7 = 5 + 2
Déguisement (Cha)* : 2 = 0 + 2
Diplomatie (Cha)* : 7 = 5 + 2
Dressage (Cha) : 0 = +
Intimidation / Persuasion (Cha)* : 2 = 0 + 2
Renseignements (Cha)* : 2 = 0 + 2
Représentation (Cha)* : 2 = 0 + 2
Utilisation d'objets magiques (Cha) : 0 = +

En gras les compétences de classe et avec une astérisque les compétences innées (utilisables même avec un degré de maîtrise égal à 0)


Citation:
Équipement :
  • Rapière de maître (320 po) (1 kg) : forgée par Kurgan (quête)
  • Épée courte (10 po) (1 kg)
  • Dagues x 2 (2 po x 2) (0.5 kg x 2)
  • Tenue de voyage (0 po) (2,5 kg, 0 quand portée)
  • Corde en soie, 15 m (10 po) (2,5 kg)
  • Sacoche de ceinture x 2 (1 po x 2) (0.5 kg x 2)
  • Arc court composite de maître+1(bonus for) (450po)(1kg) :donné par Kurgan (quête)
  • Flèches(35) (1po)(3kg) : donné par Kurgan (quête)
  • Flèches souffle de dragon (9) (25po)(0.75kg) : donné par Kurgan (quête)
  • Fiole de liquide noir(inconnu) : trouvé (quête)
  • Fiole de pollen de Cybella (hallucinogène) 320po : trouvé dans cadavre mage (quête)
  • bâton 1kg : trouvé quête
  • Parchemin non identifié : trouvé quête
  • Armure de cuir +1 (en peau humaine)/équipée(trouvée quête)
  • Potion d'invisibilité (1) 0.25kg
  • Potion de soins légers (2) 0.5kg


Or : 333po 8pc= 100 po (départ) - 56 po (achat)+7po 8pc+42 po +350po-100po+5po

Charge :
  • Légère : 21.5 kg
  • Intermédiaire : 43 kg
  • Lourde : 65 kg
  • Actuelle : 20.5 kg : légère


Citation:
Augmentation de niveaux : +1 niv roublard
+6pv(1d6)
JS : +2 réflexes (roublard niveau 1)
Compétences : +1 Bluff; +1 Diplomatie; +1 Psychologie; +1 Artisanat (poison); +4 Discrétion; +1 Crochetage.
Aptitudes de classe : Attaque sournoise (+1d6) et Recherche de piège.


Role Play


Description physique a écrit:
Le teint pâle et grisâtre, ce jeune homme aux oreilles pointus pourrait très bien être un demi-drow, si sa pilosité n'était pas d'un noir aussi profond.
Son bouc et sa coupe de cheveux, laissant apparaître un début de calvitie sur le dessus de son front, lui donnent un air de satyre.
Il a la carrure d'un aventurier dextre et abile avec son corps.
Il porte une tenue de voyage noire lui permettant de passer inaperçu dans l'ombre en cas de besoin. Cette tenue comporte une lourde cape de voyage avec une large capuche pouvant cacher son visage si le besoin en est. A sa ceinture, deux sacoches sont accrochés, dans lesquels il peut ranger tous ce dont il a besoin pour commettre ses méfaits, ainsi qu'une dague. Il cache toujours une autre dague dans sa botte gauche afin de ne jamais être prit dans un affrontement sans armes. Sa rapière et son épée courte son toutes deux dans des fourreaux à portés de mains.


Description psychologique a écrit:
Manipulateur et beau parleur au possible, il essaiera toujours de vous embobiner afin d'obtenir ce qu'il veut et de finir dans la situation qui l'avantage le plus. Il n'hésite pas à tuer quand cela devient nécessaire, mais il tue aussi par plaisir ou pour s'enrichir.
Bien qu'il soit mauvais, il ne le semble pas et est toujours courtois et galant avec la gente féminine. Il sait garder son calme même quand on l'énerve, pour pousser son adversaire à commetre une faute, ce qui lui donne souvent une excuse pour verser le sang, et la plupart de ses actions son réfléchie.
Il n'en reste que très rarement malfaisant et agit pour la bonne cause si cela peut lui être bénéfique.


Background a écrit:
Né de père marin et de mère ivrogne, Cerissilius n'avait dans sa famille qu'un seul appui, son frère ainné qui le défendait et le protégeait dans les bas quartiers d'Eauprofonde. Sa vie était dure, il n'avait pas beaucoup d'amis et vivait dans une vieille bâtisse qui avait surement été une chambre de bonne dans le temps, mais abandonnée depuis plusieurs années et louée par des gens sans foi ni loi.
Sa famille survivait grâce au payes que ramenait son père après plusieurs mois passés en mer, cette somme dérisoire permettait au moins de se nourrir de pain et d'eau en attendant la nouvelle paye.

Mais un jour, le bâteau de son père devant revenir, Cerissilius couru au port pour le retrouver. Mais il trouva un équipage décimé par une tempète ayant emporté plusieurs marins. Le capitaine du bâteau voyant l'enfant dans la foule s'approcha de lui, le serra dans ses bras et lui dit ne pas pleurer, que son père dormait maintenant dans les bras de Valkur et lui demanda de l'accompagner jusqu'à chez lui. Son père étant un très bon marin, il souhaitait s'entretenir avec sa mère. Une fois chez lui, le capitaine ôta son chapeau et souhaita toutes ses condoléances à la femme du marin qui fondit en larmes.
Le capitaine prit une chaise et assura à la mère de Cerissilius qu'il ferait de son mieux pour les aider à vivre, mais qu'il ne pourrait pas leur fournir toute la paye de son mari sans service. Ne voulant pas s'imposer dans une famille au bord des larmes, le capitaine se leva, déposa une bourse bien plus garnie qu'à son habitude et s'en alla sans dire mot.

Après être rentré et avoir appris la nouvelle, le frère du jeune garçon s'assit et réfléchit.
Il regardait la table, le regard vide, quand tout à coup, il leva la tête et déclara :
« je vais m'engager dans l'armée, je serai nourri, logé et j'aurai la santé. Je vous ferai livrer mes soldes chaque mois et quand je serai assez haut gradé pour pouvoir vivre ici, je rentrerai et nous vivrons bien mieux qu'aujourd'hui ! »
Ne croyant lui même pas à ses promesses, il regarda sa mère qui le dévisageait, le visage plein de larmes et marqué par la tritesse. Elle tenta de parler mais ne sut que dire, alors elle se tut, elle s'approcha de son fils ainé et le gifla.
Le lendemain, une lettre gisait sur la table de la pièce centrale de la petite chambre. L'ainé s'excusait à Cerissilius et sa mère de n'avoir pas pu leur dire aurevoir. Il était parti s'engager dans l'armée d'Eauprofonde et partit en campagne, jamais plus il ne reviendrait dans la ville.

Les jours passèrent, les semaines et les mois avec, mais il ne revint pas. Ceriss désespérait de le revoir. Mais un jour, on frappa à la porte de sa maison, son frère était là, dans une armure rutilante, portant une longue épée à la ceinture, arborant les couleurs de la cité sur un tabard, il était changé, ses cheveux était soyeux, il était rasé à la perfection et on pouvait entendre son cheval hénir en bas de la bâtisse. Ceriss les yeux émerveillé courut vers lui et lui sauta au coup. Mais il disparut et il glissa dans les escaliers, il les dévala et se ressaisissant, il vit son frère, un regard diabolique, levant son épée :
« Je vous ai abandonné, j'ai fuit et je suis revenu me séparer de ma famille ! »
Il laissa tombait sa lame ...

... Et Ceriss se révailla dans un cri de panique.
Il n'avait reçu de courrier de lui depuis des mois et ça dernière paye dâtée de la dernière lettre. La famille survivait sur les fonds d'économies de sa mère.
Après moult recherches auprès des services armées d'Eauprofonde, sa mère apprit qu'il était courant de voir des enfants s'engager pour sauver leurs familles, puis finalement les laisser sans nouvelles en essayant de l'oublier, pour essayer de survivre eux même.

La mère de Ceriss dû se résignait à prendre plusieurs emploies, la forçant à travailler nuit et jour, elle ne rentrait que très peu, pour dormir, et pour donner de l'argent à son fils pour qu'il puisse manger autre chose que les blates qui courraient le long du parquet.
Un jour, elle revint avec un homme à son bras, un grand gaillard qu'elle avait rencontré dans une auberge où elle travaillait en tant que serveuse et qui lui avait promit de subvenir aux besoins de sa famille si elle l'épousait. Ceriss se sentit trahit, comme il sentit son père trahit par la même occasion et le jour du mariage venu, il fuit de sa maison pour ne pas être témoin de cet acte de haute trahison envers son père.

Pleurant en repensant au marin, il marcha pendant plusieurs heures dans Eauprofonde, mais décida de retourner chez lui, minuit passée. Quand il rentré, l'homme l'attendait, un martinet à la main, pour lui faire comprendre qu'il avait mal choisit. Et ce rituel fut reprit à chaque fois que l'homme pensait qu'il était aller de travers ou qu'il avait envie d'assouvir sa vengeance, sous les yeux impuissants de sa mère. Quand il se faisait fouetter, Ceriss, ignorant tout de la fuite de son frère, criait à l'homme que son ainé reviendrait et le tuerait, cela faisait rire l'homme qui reprenait ses coups de plus bel.

Ceriss grandit, le dos marquait de cicatrices, la ranqueur et la haine grandissant au fond de son coeur. Il se vengerait un jour et se jour approchait plus vite que l'homme pouvait l'imaginer.
Ayant réaliser ce qu'avait fait son frère, la haine de Ceriss n'en avait été que plus grande et ne demandait qu'à sortir, le poussant à préparer l'irréparable.
C'est le jour de l'anniversaire du mari de sa mère que Ceriss agit. S'approchant de l'homme, assit dans un fauteuil en arborant un visage orgeuilleux et un sourire malsain aux lèvres, Ceriss serrait contre lui son « cadeau », il se mit près de l'homme qui lui demanda :
« Alors mon petit Cerissilius, que vas tu m'offrir, un sourire ? Un merci pour mon apprentissage et mon travail pour que tu ne meurs pas ? » L'homme rit de sa blague, Ceriss en sourit et, le regardant, répondit :
« Non, je vais t'offrir le plus beau cadeau que tu mérites ! »
« De l'or ? Un bijou ? Tu ne l'as pas volé au moins ? » demanda le père, ne se doutant de rien et croyant qu'il avait enfin dominer la bête.
« Rien de tout ça, je t'offre la libération et le pardon pour tes péchés ! » Il termina sa phrase en plantant un poignard trouvé un jour dans une ruelle dans le cou de l'homme. Il éprouva un plaisir malsain à voir l'homme convulsé, palir et expirer son dernier souffle. Sa mère cuisinant un « repas de fête » à ce moment là se retourna, intriguée par le silence, et vit la la garde de l'arme planter dans son mari. Effrayé, elle vit son fils et fut prit d'une colère furieuse, elle le saisit par le col et le traina hors de la maison, en criant des insultes incompréhensible. Se débattant, Ceriss la fit basculer alors qu'elle descendait les escaliers ...

... Il se releva difficilement après avoir glisser lui aussi. En se relevant, il vit le corps mou et sanglant de sa mère, elle gisait, là, devant lui, et ne bougeait pas. Elle ne respirait plus.
Ceriss fut étonné de sentir le même plaisir que fasse au cadavre de l'homme en regardant le cadavre de la femme étalé devant lui.
Ne sachant que faire, il fuit, quelques piécettes en poche dans les ruelles d'Eauprofonde, là où la lumière était plus sombre que l'ombre, là où on ne le trouverait pas.

Errant depuis plusieurs jours comme un vagabond, affamé et épuisé, Ceriss s'assit sur un tas d'ordures, il tenta de se ressaisir quand une forte voix l'interpela :
« C'est toi le gamin qui a disparu après avoir zigouillé ses parents ? »
Ceriss releva les yeux et vit un colosse au visage souriant le regarder. Il répondit :
« L'homme n'était pas mon père et j'n'ai pas tué ma mère ... » Après un arrêt, il reprit :
« ... Ou du moins, je ne l'ai pas voulu ... »
L'homme le regarda et en tendant la main lui dit :
« Vient avec moi, je vais te protéger des gardes ... Et je vais te laver et te nourrir aussi ... » Il marcha un peu se retourna et vit Ceriss le suivre d'un pas hésitant, ne sachant pas s'il pourrait lui faire confiance, mais il remarqua qu'il ne savait pas si il pouvait se faire confiance à lui même.
En s'éloignant l'homme dit :
« On en profitera pour changer tes habits et pour t'apprendre les bases de la vie »

Arrivé à la lumière des lampes des rues plus éclairés, Ceriss vit que l'homme n'avait rien d'un de ces mendiants qu'il avait rencontré ces derniers jours, il était vétu d'une tenue de serviteur assez riche et propre, il portait une barbe bien taillée et sa coupe de cheveux était coupée nette.
Ceriss leva les yeux et demanda :
« Où on va ? »
« Chez mon maître » Répondit l'homme en désignant les quartiers riches du doigt.
Anxieu le jeune garçon ne se doutait pas de ce qui allait se passer.

Ils arrivèrent en fin devant les lourdes portes de la maison de nouvel hôte de Ceriss. L'habitation semblait appartenir à un bourgeois très aisé ou à un noble, mais ne voyant pas de blason, Ceriss pencha pour la première solution. Les portes de chène avaient été sculpté par un fin artisan, surement expert dans son métier.

En entrant dans la maison, l'intérieur se révéla plus luxueux encore que l'extérieur. Ceriss vit un homme vétu d'habits de majordome s'approcher du colosse qui l'accompagnait en lui demandant :
« C'est lui ? »
« Oui. » Acquiesça l'autre.
« Bien, je vais l'emmener à monsieur » Dit-il en adressant un sourire au garçon et en lui tendant la main.

Poussé par l'homme qui l'avait trouvé, Ceriss attrapa la main qui lui était tendu et fut tirer vers l'intérieur de la maison. Dans la maison, le froid extérieur ne se faisait plus sentir, cela détendit Ceriss qui se sentit déjà plus à son aise dans cette bâtisse.
Ils arrivèrent dans un salon meublé d'une cheminé, de lourds fauteuils et de meubles imposants. Un homme était assit sur un fauteuil et le majordome fit s'asseoir le jeune garçon sur un fauteuil adjacent.
Plusieurs minutes passèrent, pendant lesquels Ceriss réfléchit à ce qui c'était passé et à ce qu'il venait de faire, il ne pensait pas avoir fait plus de mal que l'ancien mari à sa mère et par dessus tout, il n'était pas triste d'avoir fait ce qu'il avait fait. La mort de sa mère ne le blessait pas, c'était sa faute si tout cela était arrivé !
Mais l'homme le coupa :
« Alors ? C'est bien toi le garçon qui a causé tant de trouble dans les quartiers pauvres de la ville ? »
« ... » Ne répondit pas Ceriss, géné.
« Ton silence t'accuse, jeune homme. Ne t'inquiète pas, je ne t'en veux pas pour ce que tu as fait, c'est même pour cela que tu es ici. »
« Que ... Que voules vous ? » Demanda Ceriss timidement.
« Je veux t'éduquer » Dit l'homme.
« M'éduquer ? Mais je suis chassé par la garde ? Ils me cherchent ! »
« Voilà la version des faits que les gardes ont : Un homme s'est introduit chez toi pour voler des biens, mais ton père - ou beau-père - l'a interrompu, l'intru l'a tué et s'est débarassé de ta mère en la poussant dans les escaliers. Il t'a kidnapé de peur de tuer un enfant et pour que tu ne puisses pas le dénoncer. Tu as disparu depuis ce jour. »
« Mais, c'est faux ! »
« Non, c'est la vérité, elle l'est devenu lorsque la majorité l'a cru. »
« Mais ... Oui, monsieur » Répondit Ceriss en comprenant les choses.
Quelques instants passèrent et l'homme reprit :
« Qu'as tu ressenti lorsque tu as tué cet homme ? »
Le jeune garçon hésita à dire la vérité, mais comprit en croisant le regard de l'homme qu'il connaissait déjà la réponse, il se décida à ne rien cacher.
« J'ai ... J'ai éprouvé un grand plaisir à voir ce chien mourir, j'ai libéré toute la haine en moi, et mon corps s'en est senti apaisé. Mais j'ai été troublé aussi ... J'ai aussi ressenti ce plaisir en voyant ma mère ... » Avoua-t-il avec honte ...
« Intéressant ... Sais tu pourquoi tu es là ? »
« Non monsieur. »
« J'ai besoin de quelqu'un comme toi, qui n'ai pas peur de tuer et qui en éprouve du plaisir. Je veux t'éduquer et t'entrainer afin de faire de toi la solution à mes problèmes. En « supprimant » mes problèmes, je t'offre l'hospitalité, l'éducation et tout le confort dont tu auras besoin. As-tu comprit ce que j'attends de toi ? »
« Oui, monsieur. »
« Bien, alors suis Bollaf, il va te montrer ta chambre et demain, il te présentera au maître d'armes et au précepteur »

Il quitta la salle et rejoint sa chambre, une salle plus grande que son ancienne maison, avec un lit mouelleux, un parquet ciré et sans insectes rampant à la surface. Le paradis pour l'enfant.

Dans la nuit, il fit des cauchemars, il relatait sa vie passée et lui montrait un futur avenir, glorieux.
Lorsqu'il se réveilla, le colosse l'attendait à la porte de sa chambre, il l'emmena à la salle d'armes où il lui présenta un homme armé d'une longue épée fine. L'homme lui lança une épée courte sans dire mot et se mit en garde.Ceriss ramassa l'arme et comprit le jeu de l'homme à la rapière. Prenant la courte lame à deux mains, il fonça sur l'homme gracieux qui l'esquiva en le faisant basculer avec le plat de sa lame.
« Trop précipité, revient me voir quand tu auras apprit à être patient. »
Et l'homme sortit de la salle.
Bollaf installa des manequins d'entrainement, bien trop grand pour Ceriss, et lui dit de s'entrainer jusqu'à ce que le maître d'armes revienne.
Il frappa les mannequins pendant plusieurs heures, puis finit par tomber de fatigue.
Le maître d'armes et Bollaf revinrent dans la salle. Le mastodonte prit l'enfant dans ses bras et l'homme à l'épée dit :
« Très bon potentiel, je n'ai que rarement vu des enfants aussi doués à un si jeune âge »

Les mois passèrent et Ceriss apprit la lecture, l'écriture, il apprit des principes basiques de réthorique et il prit quotidiennement des cours avec maître d'armes.
Après six longues années passées à s'entrainer et à grandir, Ceriss devint majeur. Il se éveilla le jour de ses quinzes ans, une boite avait été posé sur son bureau, une rapière et une épée courte avaient été déposé à côtés. Ceriss ouvrit la boite et y trouva un mot :

« Vernon Mainforte sera au croisement de la grand avenue et de la rue des dragons à 13h. Tue le. »

Comprenant que son premier contrat était là, Ceriss s'équipa de ses armes et sorti de la maison, sans croiser personne.

Quand il arriva sur l'avenue, il fut surprit d'une chose. La rue grouillait de garde et elle était anormalement vide de monde. Réfléchissant à comment il pourrait passer inaperçu, il remarqua qu'une ruelle partait de l'endroit où devait être sa cible. Il attendit. Et à 13h, un homme sorti de la rue des dragons, il s'approcha de lui et demanda :
« Vernon Mainforte ? »
« Oui ? »
« Je suis la mort » Dit Ceriss en dégainant son épée courte et en l'enfonçant dans le torse de l'homme.
Il laissa le corps relacher sa lame et se mit à courir. Soudain, la ruelle se remplit de garde, il ne savait que faire, la capuche sur le visage, il dégaina et se mit en garde. Il sentit sous sa chausse une grille qu'il n'avait pas remarqué, elle menait vers les égouts, égouts qu'il avait longtemps étudié durant les six dernières années. Il souleva la grille à temps avant que les gardes n'arrivent à lui et il sauta dans les égouts de la ville.
Il resortit plus loin et rentra dans sa maison, comprenant qu'il avait été piégé. Il ouvrit la porte et vit ses formateurs en rond devant cette dernière.
« Bravo, c'était très joli ! »
« Il y avait des gardes partout ! » Cria Ceriss
« Mais, évidement qu'il y avait des gardes partout. » Dit son hôte.
« C'était ta dernière leçon, en cas de danger, il faut savoir improviser » Dit le maître d'armes.
« J'ai faillit mourir ! » Dit il.
« Mais non, on avait confiance en toi. Maintenant que tu as remplit ta part du contrat, tu peux aller te laver, nous t'informerons de tes prochains contrats. »

Ceriss se dirigea vers ses appartements sans dire mot. Il se déshabillat et entra dans un bacquet où il lava son corps de ses soucis.

Une chose l'avait de nouveau surprit, tuer l'excitait.

Les contrats s'enchainèrent, les uns après les autres, tous différents et tous les même.
Ceriss fut l'assassin de cet homme pendant encore quatre année, jusqu'au jour où l'homme l'appela dans le salon.
Le salon n'avait pas changé, les fauteuils, la cheminée, tout était pareil que dix ans plus tôt. Ceriss s'assit sur l'invitation de son maître et attendit qu'il prenne la parole :
« Ceriss, tu seras bientôt libre. Ton dernier contrat approche. Un général de l'armée d'Eauprofonde est rentré il y a peu de campagne. Depuis qu'il est ici, il met des batons dans les roues de plusieurs de mes réseaux. J'ai besoin que tu l'écartes de mon chemin. Tu seras en suite libre de faire ce que tu désires faire. »
« Où, quand et comment dois-je le tuer ? »
« Tu pourras trouver tout ce qu'il te faut sur ce papier » Dit l'homme en tendant un parchemin à Ceriss.

Ceriss lisait attentivement le parchemin. Quelque chose clochait, la situation semblait idéale, la cible facile à atteindre, il ne savait que penser, encore un piège ? Un cadeau ? Il ne pensait pas.
Une chose le troublait et lui faisait penser qu'un piège lui serait tendu. Cette petite note en bas de page :
« Ça te rapellera des souvenirs »

Il arrivait sur le lieu qui lui avait était décrit, une maison des plaisirs réservée à l'élite de la ville. Il n'eut aucun problème à s'infiltrer par une des dizaines de fenêtres du batiment, il se glissa jusqu'au dessus de la salle principale sans se faire voir. Il ajusta sa capuche et tenta d'identifier sa cible. Il repéra un groupe de soldats gradés d'Eauprofonde. Il n'y avait qu'eux qui correspondaient et l'un d'eux était général. Il se mit sur le balcon au dessus du salon privé des soldats et sauta dans des coussins prèt d'eux, armes en mains. Quand il atterrit prèt des soldats, ils ne purent réagir, ensuquer par l'encens, le tabac des pipes à eau et la chaleur de l'endroit. Ceriss aggripa le général, se prépara à frapper quand il reconnu le visage de l'homme.
« Son frère était là, dans une armure rutilante, portant une longue épée à la ceinture, arborant les couleurs de la cité sur un tabard, il était changé, ses cheveux était soyeux, il était rasé à la perfection »
Perturbé, Ceriss se perdit dans ses pensées.
Le général s'écria :
« Cerissilius ? Quoi ? Comment ? »
C'était lui, Ceriss se refusa à frapper et se mit à courir vers la sortit, renversant serveuse, meuble, prostitués et gardes, il atteignit la sortie sans se faire attraper et courut là où les rues pouvaient les mener.

Il s'arrêta ésouffler, pourquoi son frère les avait-il abandonné ? Pourquoi était-il là ? Pourquoi l'homme ne l'avait-il pas prévenu ? Il avait des questions et un homme avait des réponses. Il sortit ses armes et se dirigea vers sa future ancienne maison, la maison du prochain crime d'Eauprofonde.

Il entra et alla trouver l'homme sur son fauteuil, en train de regarder le feu du foyer.
« Tu n'as pas respecté ta part du contrat Ceriss ... »
« Pourquoi vous ne m'avez pas dit qu'il était rentré ? »
« Qui ? Le général ? »
« Vous saviez très bien qui, il était et vous m'avez forcé à l'attaquer ! »
« Oui, je saivais qu'il était un général, mais cela importe peu. »
« Vous saviez qu'il était mon frère ! »
« Ton frère ? Celui qui a abandonné ta famille il y a dix ans ? Celui qui a fuit en vous laissant sans rien ? Tu n'as plus de frère. »
« S'il nous avait abandonné, il ne serait pas revenu ! »
« Mais ne crois tu pas qu'il aurait bien dû revenir à un moment ou à un autre ? »
« Peut être bien qu'il m'a abandonné, mais dans ce cas là, pourquoi ne pas m'avoir prévenu ? »
« Pour éviter cette discussion, jeune homme ! »
Ceriss planta sa rapière au dessus de l'épaule de l'homme.
« Dites moi ce qui c'est réelement passé ... » Dit-il en retenant ses émotions.
« Calme toi petit, je vais te dire ce qu'il s'est passé. Parti en campagne, ton frère a été capturé par des soldats du Zentharim alors qu'il était en mission, étant nouveau, ses supérieur ont pensé qu'il avait déserté, ils n'ont donc pas voulu informer la famille, pour éviter une telle honte. Mais en vérité, ton frère vivait comme esclave pour les Zenths. Mais un jour, l'endroit où il était retenu en tant que tel fut libérer par l'armée d'Eauprofonde et il apprit à cette époque le drame de ta famille. Berçait par le désir de vengeance, il s'entraina, prit du galon et devint général à force de victoire. Et il fut alors forcé de rentrer à Eauprofonde, cité de ses tourments. »
« Depuis quand savait vous cela ? »
« Depuis toujours. »
« Et vous l'emporterez dans la tombe. »

Ceriss dégagea sa lame du siège et perça le torse de l'homme. Un filet de sang coula le long de son torse. Ceriss laissa l'homme là, un visage d'horreur face au feu, et un trou dans la poitrine, il serait retrouvé demain, avec les ordres d'exécution, que Ceriss avait gardé précieusement, à côté de lui.

Après avoir prit ce qui lui suffisait pour survivre, Ceriss se dirigea vers le port. C'était là bas qu'il pourrait trouver une aide. C'était l'époque où son père rentrait.

Dans un bar de marin, il chercha des yeux un homme, un loup de mer qu'il avait connu, l'ancien capitaine de son père, il le trouva, accoudé au bar, changé, vieillit, mais toujours le même.
Il aborda l'homme :
« Hola capitaine, un bateau est il disponible pour partir d'ici ? »
« Mon bateau ne lève plus l'encre pour des voyageurs. »
« Et pour des amis morts disparus depuis dix ans ? » Le capitaine se retourna et vit Ceriss.
« Mais ... Comment, tu es sensé être disparu ? » Dit il étonné
« C'est une longue histoire »
« Trop longue ? »
« Une traversé vers l'endroit le plus lointain où va ton bateau serait à peine assez longue »
« Tu veux t'engager dans mon équipage ? Je dois te prévenir des danger ... Bien que tu dois les connaître déjà ... »
« Je me ris du danger, et je ne veux pas être marin, je veux fuir Eauprofonde, le plus tôt sera le mieux. »
« Mon bateau part livrer des ressources marchandes sur l'île de Gemmaline demain, il doit me rester une place pour un clandestin à fond de cale »
« Alors, demain, il faudra une ration pour une personne de plus. »

Et le lendemain, il partit.

_________________
Cerissilius NoirCrin
Dans mes noirs yeux tu te perdras,
C'est là, que ma lame percera,
Que ton sang coulera,
Que le mal, encore une fois,
Une vie prendra,
Par la main de Ceriss au Deux-Lames.


Dernière édition par Cerissilius NoirCrin le Dim 08 Mai 2011, 18:46, édité 4 fois.
Haut
  Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Forum verrouillé Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer de messages ou poster d’autres réponses.  [ 1 message ] 

Heures au format UTC + 1 heure


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages
Vous ne pouvez pas joindre des fichiers

Rechercher:
Aller à: