| Maître Floodeur, Grand Maître de Jeux |
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Inscription: Mar 25 Oct 2011, 01:00 Messages: 15041
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Sans s'en être particulièrement rendu compte dans la journée, Snout avait commencé à gravir les pentes du mont Cristal et à bien y regarder, la végétation, composée en bonne partie de bouleaux et de quelques sapins qui pointaient leur nez, indiquait que l'altitude n'était pas si négligeable. Le froid de la nuit fit aussi ressentir cet état de fait ; le capitaine ayant imposé de n'allumer aucun feu, afin d'éviter de se faire repérer si ce n'était pas encore fait, tous durent se contenter des quelques couvertures trouvées sur place, mais il n'y en avait malheureusement pas suffisamment pour tant de monde.
Au matin, c'est le mouvement qui réveilla Snout et la fraicheur encore vive qui le maintint éveillé. Malgré cela, la nuit se s'était pas trop mal déroulée, le capitaine s'étant chargé seul des dernières heures de veille et rien n'ayant eu à être signalé. Les gardes avaient porté à manger, mais la maison du maitre carrier renfermait de quoi les nourrir, aussi prit-on la décision d'économiser les rations emportées, au cas où… Au bout d'une heure, de manière à laisser les lanceurs de sorts préparer leur journée, le capitaine donna l'ordre de s'avancer vers la carrière. Le prêtre, Ragnar le Juste, fut envoyé, solidement armé et cuirassé, dans le fond de la carrière avec un garde, en repérage. Il en profita pour lancer des sorts de détection du mal et de la magie, mais cela ne donna rien. Le garde l'accompagnant ayant une vague connaissance de la recherche de piège assura que rien n'était à craindre, aussi le capitaine fit-il descendre tout le monde. « Je n'avais pas bien fait attention, hier, fit-il, mais on dirait qu'une barricade a été formée devant la galerie ; d'ailleurs… mon père, flamme Snout, qu'en pensez-vous : une galerie dans une carrière de sable ?… » À bien y réfléchir, cela sembla une illumination à Snout : comment étayer proprement une galerie dans une carrière de sable ? Et aussi : que faisait une galerie dans une carrière à ciel ouvert ? Voilà ce qui l'avait dérangé, la veille, sans qu'il sût ce qui se passait. Le semblant de barricade, aussi, lui avait posé problème inconsciemment. Comme si on avait voulu se protéger depuis la galerie ou de ce qui pouvait en sortir. Sur le sol de la carrière, les corps étaient ceux de deux femmes et de cinq hommes, humains, demi-elfes et demi-orques. Trois d'entre eux étaient nets de toute blessure, mais raides morts, les quatre autres présentant des blessures mortelles et des flaques de sang séché autour d'eux. Le prêtre examina les morts sans trace, mais ne put rien trouver. Gaspard, quant à lui, identifia deux corps : le maitre carrier et un des ouvriers, qu'il avait déjà vus, mais ne put dire quoi que ce fût sur les autres.
L'observation plus attentive de la barricade confirma qu'elle avait bien brulée ; l'entrée de la galerie, elle, était plus intéressante pour le capitaine : elle n'avait surement pas été creusée par les ouvriers, n'était pas étayée et s'enfonçait dans la roche, dans un coin de la zone d'excavation qui n'était plus très sablonneux. « Vous dites que vos compagnons sont entrés là-dedans et n'en sont pas ressortis, hum ? demanda-t-il à Gaspard. — Pour sûr, m'sieur ! Ils sont rentrés, j'ai attendu deux heures au moins et ils sont pas ressortis… alors j'ai parti pour… pour prévenir. » Les traces les plus récentes entraient effectivement dans le sous-sol et aucune n'en ressortait. Les traces de pas des deux compagnons de Gaspard s'imprimaient d'ailleurs sur un sol uni, mais d'une unicité qui n'était pas celle d'un sol non foulé, mais celle d'un sol comme balayé, fit remarquer un des gardes. Le capitaine prit à part Ragnar et Snout, qui, malgré son rang de flamme violette, était un mage et donc son avis n'était pas à négliger, et leur demanda s'il leur semblait judicieux d'entrer. « Nous pourrions attendre indéfiniment. S'il s'agit de fauves, ce dont je doute, ou de brigands, ils devraient avoir une autre issue. Ne serait-ce que parce que celle-ci a été mise au jour par les carriers. Je pense qu'il est de notre devoir de rechercher des survivants à l'intérieur, plutôt que d'attendre qu'il se fasse massacrer. — Tout à fait, appuya le prêtre. Et il nous faut aussi faire la lumière là-dessus : sans nous rendre sur place, nous ne pourrons récolter aucune autre information. Qu'en dites-vous, flamme violette ? » Un peu longuet, oui… mais si j'avais découpé, ça aurait rallongé l'échange de messages pour au final ne pas dire grand chose, je pense. Pour ce qui est de tes nouveaux sorts, si tu veux partir du principe que tu les as rédigé les jours avant de partir, c'est pas un souci pour moi. De toute manière, c'est comme ça qu'ils arrivent : au fur et à mesure de ta progression, tu les trouves par des expériences et les notes.
_________________ Frère Théodemir (Aussi joueur de feu Râourgh l’Éclateur de crânes, Marcel Fasnières, Kerrarc’h Inflexible et Méline l’érudite)Cefrey Ventre-Solide, orfèvre et girly Chapour et ses règles perso (Ne pas hésiter à les consulter régulièrement en cas de nouveauté ou pour rappel !)
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