Thay, un nom qui même entendu à l'autre bout du monde apporte la crainte et à juste titre. Je suis entré dans cette région à un âge ou je savais à peine parler lorsque mes parents se sont fait ôter leur liberté. On a été conduit en plein Eltabbar, afin que mon père rejoigne les chantiers pour édifier les majestueuse statues des mages du conseil. On nous a offert un logement qui ressemblait à une cabane en ruine comme la plupart des esclaves, au moins le toit nous protéger de la pluie et notre famille était unis ce qui n'était pas le cas de tout les voisins. Mon père se faisait régulièrement fouetter durant son labeur pour nous ramener à peine de quoi manger. Quand à ma mère, on m'avait laissé dans l'ignorance du travail qui lui était confié. J'ai du attendre plusieurs années avant de comprendre qu'elle se prostituait...
Durant ma quatrième année, un homme vêtu d'une robe rouge, chauve et aux sourcils rasés et dont un tatouage ornait son crane est venu nous rendre visite en pleine nuit accompagné de son escorte comme la plupart des mages Thay.

Il m'isola dans une pièce afin de commencer un rituel dans le but de déceler une éventuelle puissance magique. Comme il s'y attendait aucune capacité latente ne sommeillait chez moi. Encore une fois j'étais trop jeune pour me souvenir des détails du rituel et mes parents n’avaient pu y assister. Ils ont juste pu me dire que l'arcaniste était sortis en colère essayant à plusieurs reprise de faire appelle à sa magie sans y parvenir.
Deux années après cette épreuve, ma mère rentrait de son travail de plus en plus battue. C'était peut être liée au fait que j'allais avoir un petit frère ou une petite sœur ? Au bout de quelque mois ma mère fut assassiné, elle n'était enceinte que de 6 mois. J'en ai déduis plus tard que l'un de ses clients, probablement le père du bébé attendu était responsable bien que je n'ai aucune preuve ni piste pouvant appuyer cette hypothèse.
Quand j'eu dix ans, le mage à la robe rouge qui m'avait tester revint avec sa garde, visiblement quand il m'avait évaluer, des conséquences inattendues s'était produite et il avait passer toutes ces années à essayer de comprendre les raisons et les explications de ce qui s'était produis. Sans ajouter un mot, il effectua un nouveau rituel dont encore une fois j'était la cible, il ne prit pas la peine d'isoler les autres cette fois-là. Il me montra une image de moi quelques années plus tard en train de tuer des sorciers rouges encore et encore. Ignorant leur magie, pire la renvoyant sur eux, le sorcier avait le visage déformé par la haine au fur et à mesure qu'il voyait mon futur et puis il sourit.
A la fin de cette vision partagé, le mage fit jaillir la foudre de ses mains et tua toute les personnes dans la maison à deux exception prés, lui et moi. Je ne pourrai oublier la douleur se graver sur le visage de mon père et son corps fumant s'agiter plusieurs minute après sa mort.
Le mage me dit de partir avec lui, et je lui cria non de toute les forces que je pu trouver. Le mage attendit que je me sois calmer et répondit d'une voix ferme :
"Ici je commande et je dirige et pour t'apprendre le respect je vais devoir te punir." Le mage incanta et puis le cadavre de mon père commença à fumer de nouveau. L'odeur de brûlé déjà présente par les décharges d’éclairs s'amplifia à cette instant, la peau de celui ci noircit progressivement comme une nécrose se propageant et lorsqu'il devint aussi noir que suie, il se redressa lentement. Des petits gémissements émanaient de lui et je ne vis aucune trace dans son regard de l'affection qu'il me portait autrefois. Je recula de quelque pas faisant tomber la bougie qui éclairait la pièce.
Papa ! papa supplie ai-je mais son regard perdu dans le vide ne faisait que errer. Le mage claqua alors l’ordre de m'attraper et de le suivre. A se moment le cadavre à l'odeur de brûler avança d'un pas lent dans ma direction et me saisit sans que j'essaie de lui résister tant j'était submerger par l'horreur.
Il me fit sortir de la maison, puis me hissa sur son épaule, l'homme au tatouage passa devant nous et avança dans la nuit d'un pas lent et assuré. Le zombie avança alors d'un pas aussi silencieux que la mort, alors que c'est gémissement de damnés était au plus prés de mes oreilles et en relevant la tête pour éloigné mon nez de peau à l'odeur de souffre, je vis mon petit taudis dévoré par les flammes.
Je me fis conduire jusqu’à une arche gardé, suffisamment grande pour laisser passer deux chevaux côte à côte. Les soldats ne semblaient même pas surpris qu'un cadavre la franchisse de lui même portant un enfant sur son épaule. Derrière l'arche se trouvait une court pavé avec au centre une haute tour dans laquelle on me fit gravir ses marches et enfin on me déposa dans une prison. Enfin je dis prison mais cela ressemblait d'avantage à une chambre de luxe surtout comparé à ma précédente maison.
Un lit de paille se collait contre le mur face à la porte, sur la droite un bureau et une fenêtre juste dessus qui permettait d'avoir le maximum d'éclairage pour travailler,et adosser sur le dernier mur, se trouvait deux armoires.
Le mage de Thay pris la parole d'une voie poser, marquant quelques pauses sans me laisser prendre la paroles :
"Je suis Amasis troisième du nom, arcaniste de Eltabbar, à partir de maintenant, je suis ton nouveau maître et ici c'est ta nouvelle maison. Je vais t'octroyer l'instruction martial des soldats de Thay, ainsi que l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. Et puis quand tu seras prêt tu sera mon toutou personnel. Comment tu t'appelles ? Le mage n'attendait aucune réponse plus longue que le nom du personnage et son regard haineux le laissa comprendre. Il reprit aussitôt la parole dès qu'il l'obtint.
Ton nom n'est pas trop du coin, a partir de maintenant Gervald est mort, et si on t'appelles ainsi tu ne répond pas, à partir d'aujourd'hui tu répondra sous le nom de Psamuthis. A partir de demain l'entrainement commence. Oh et à propos je n'ai plus trop d’intérêt pour ce serviteur es ce que je le laisse pour te tenir compagnie ? dit il en désignant le zombie du doigt et avec un sourire de malice.
La question me glaça le sang et voyant que je ne pouvais emmètre la moindre phrase, Amasis envoya le zombie se ranger dans une armoire ou il attendrait de nouvelles instructions. Le mage partis et la porte se verrouilla derrière lui.
Le lendemain matin, un soldat vint me réveiller, il était deux heure avant l'aube. L'entrainement martial débuta et se termina à la mi journée, le soir un érudit venait me rendre visite dans ma prison et m'enseigna la lecture et par la suite de nouvelles langues à maîtriser. Les journées se ressemblaient à l'exception d'une par mois ou le sorcier au tatouage venait me rendre visite, constatant mes progrès, et méditant quelques instant dans la pièce avant de repartir vaquer à ses affaires.
Les années passèrent, je finis par m'habituer aux gémissements du cadavre qui n’avait pas bouger en dix ans et puis à apprécié ma condition de vie, au final je n'était pas fouetté (enfin, les coups des entraînements me suffisaient) et j'avais un train de vie plutôt aisé par rapport aux autres esclaves que j'ai connus. J'étais devenu un bon combattant et l'une des techniques que je maîtrisais le mieux était la parade riposte, on disait que je pouvais parer les rayons des mages tellement j'étais rapide. On m'avait fournis un équipement lourd, le pays de Thay avait de nombreuses richesses et elles finançaient généreusement l'armée.
A ce stade, mon entrainement devenait des combats en arène destiner à améliorer mes aptitude martiales et en même temps divertir le peuple thayen. Aprés quelque victoire et une réputation grandissante, Amésis est venu moi voir combattre. Lors de ce jour j'avais perdu, j'avais fais exprès de perdre à vrai dire, je me souvenais de sa promesse de toutou et l'ayant aperçut avant le combat je voulais prolonger un peu ma tranquillité quotidienne. Mais la ruse n'avait pas fonctionné car il me fit sortir de ma tour pour que je vienne loger vers ses appartements, pour justifié ce changement, il me nomma bourreau. Et j'allais avoir du travail...
Les quelques amis que je avais, m'avaient transmis leur dévotion pour Loviatar, cette déesse donnerai, d’après leurs enseignements, à ses fidèles le pouvoir de faire souffrir ceux qui nous ont fait souffert et rien ne me ferais plus plaisir que de tuer des mages à la cape rouge et aux têtes d'encre. Pourtant je ne parvenais plus à en vouloir à mon tourmenteur de m'avoir arraché à la vie de travailleur fouettés.
Moi qui voulais tuer du mage j'allais être servi au point d'en faire une indigestion. Durant cinq ans j'ai du prendre la vie d'enfants, d'hommes et de femmes pour la plupart condamnés pour "pouvoirs impies". J'ai du mal à croire qu'un garçon de six ans pouvait être condamné et que tout le monde laissa faire. Finalement j'était chanceux pensais-je. Toutefois ce travail ne me laissa pas sans cicatrice, j'était devenu impassible à toute forme de clémence et de supplication et je crois que c'est ce que le sorcier de Thay voulait.
Lors d'une énième exécution où il y avait beaucoup de monde qui était venu assister à la décapitation d'une veille femme, surement parce que les exécutions de nuit sont rarissime, je me demanda ce qu'elle a pu faire pour qu'on ne lui accorde pas le droit de profiter de la lumière absolutrice. J'avais pris la décision de me renseigner juste âpres le travail. Quand le moment fut venu, la pleine lune se dégagea des nuages et offrit une belle vue sur l'estrade, finalement Séluné la prenait en pitié. Je leva ma lame et puis je fus surpris de la facilité que ma lame traversa sa chaire, l’éclaboussure de son liquide vitale m'aspergea les yeux, je fis un mouvement en arrière en levant la tête vers le ciel. J'aperçut la lune de couleur rouge comme si elle était en colère, mais peut être cette vision était dû au sang sur mes yeux, c'est ce que j'ai pensé quand soudain le silence se répandit tout autour de moi et que l’inconscience me faucha.