| Héros légendaire |
 |
 |
Inscription: Lun 24 Juin 2013, 10:20 Messages: 1111 Localisation: Aux Abysses...
PX: 8169
|
Le pouvoir de l'Incarnum_ La Mer des Âmes baigne toute chose, tout ce qui vit dans le Multivers. Elle nourrit les âmes des vivants, garde celle des morts et se transmet à ceux qui sont à venir. Personne n'échappe à son pouvoir : même les dieux lui doivent leur existence !
C'était sur cette déclaration présomptueuse que le Vieux Chasseur avait commencé à m'exposer cette force mystérieuse qu'est l'Incarnum...
Selon lui, ce qu'il appelait tantôt la Mer des Âmes, l'Incarnum ou encore le Flux des Âmes était un fluide impalpable, immatériel qui infusait tout ce qui possède une âme. Ce fluide conservait en lui l'expérience de toutes les âmes vivantes ou mortes. Une sorte de collecteur des vies de tout le monde qui se fonderaient dans une soupe les contenant toutes :
_ Regarde cette marmite, me disait-il en désignant le chaudron d'une Vieille Chasseresse y préparant en ragoût, un sanglier que nous venions d'abattre.Si tu bois le bouillon, tu y trouveras le fumet du sanglier, le goût des herbes de la vieille folle, des patates, des oignons... Pourtant, tu n'auras pas mangé une seule miette de ces trucs solides. Que du bouillon !
_ Tu sais c'que't'dit la "vielle folle" ? Protesta la vénérable Sœur Ours, ne recevant qu'un rire gras en guise d'excuses...
Il m'expliqua que ce qu'on appelle "âme" est une emprunte personnelle de l'Incarnum. L'âme d'un individu renferme toute l'expérience qu'il a personnellement vécue et pas une once de plus ou de moins. C'était cela qui persistait après la mort de l'individu et aspirait à rejoindre le domaine de sa divinité tutélaire.
L'incarnum quant à lui, n'est pas propre à l'individu : c'est une "mer" sans borne qui imprègne toute chose vivante.
_ La marmite, tu la vides : elle va garder l'odeur du ragoût. Il n'y a plus rien dedans mais toutes les odeurs mélangées par la cuisson sont imprégnées dedans. L'âme quand t'es crevé, ressemble à la marmite vide : durant ta vie, tu es sur le feu en train de mijoter, baigné dans l'Incarnum, le bouillon, jusqu'à ce que tu sois cuit et que tu meurs. Le bouillon, les ingrédients ne t'appartiennent pas : toi ce que tu conserves c'est juste la marmite, ton âme, et l'odeur du ragoût qu'a laissé l'Incarnum sur les bords. Tu comprends ?
_ L'Incarnum, c'est comme le scribe qui écrit sur le parchemin. Le parchemin, c'est ton âme. L'incarnum, c'est celui qui écrit qui tu es et toute ton histoire dessus.
L'histoire, la personnalité, les idées, les pensées, les souffrances, les espoirs... Tout ce que vit, ce que ressent, chaque individu produisait selon lui, des ondes qui se propageaient au sein de l'Incarnum.
_ L'eau de la marmite, c'est juste de l'eau. Mais une fois que la vieille y a mis les ingrédients et que ça cuit, ça devient du bouillon. Ben imagine que la marmite c'est toi : la vieille c'est ton espèce, ta race, tes aïeuls. C'est eux qui ont foutu dedans les ingrédients qui donnent ce goût au bouillon.
_ Pour chaque espèce, chaque race, une recette différente. Pour chaque individu de la même race, la même recette. Pourtant, si tu connaissais comme moi le ragoût de mamie, tu verrais qu'elle a beau mettre les mêmes trucs dedans dans les mêmes proportions mais c'est à chaque fois différent. C'est comme nous : on est tous les deux des lycanthropes de naissance mais pourtant on est différents. Même recette. Goût très proche, mais pas identiques. Hé !
L'incarnum ne se contente pas de recevoir et de conserver les expériences : il détermine également des influences auxquelles nous sommes rattachés. C'est ce qu'il appelait des "courants dans l'Incarnum". Un courant est un agrégat d'expériences similaires passées et présentes qui s'expriment chez l'individu. Dans son analogie, cela correspondait aux ingrédients de la recette. Notre "bouillon" personnel était donc dicté par ce que d'autres, nos ancêtres, notre race, nos dons avaient mis pour nous dedans.
Ces courants sont comme des tuteurs qui nous aident à pousser selon les critères de l'espèce. Ils modèlent nos consciences au travers de l'expérience.
_ Par exemple : quand tu chasses, tu fais comme tous les chasseurs qui ont vécu et qui vivent présentement. Tu chasses quoi. Hé ben le simple fait de t'adonner à cette activité active un courant dans l'Incarnum qui infuse ton être : tu actives le courant des chasseurs. Et grâce à ce courant tu vas te comporter comme les chasseurs, penser comme les chasseurs et bouger comme eux ! ça te met en contact avec tout ce que les chasseurs ont eu comme expérience.
_ Évidemment, quand tu n'es encore qu'un louveteau, tu ne sais pas chasser et plus tu y vas plus tu t'améliores. Tu engranges de l'expérience. En même temps que tu affûtes tes sens, tu affûtes parallèlement ta capacité à évoquer le courant d'Incarnum des chasseurs. Tu te mets dans la peau du chasseurs. Ta volonté va chercher dans l'Incarnum l'Intention des chasseurs. Et cette Intention te guide et sans que tu t'en rendes compte te fait devenir petit à petit un vrai loup...
L'individu nourrissait donc le courant d'Incarnum correspondant à son activité et y puisait tout en même temps l'inspiration de ses aïeux et de ses contemporains - qui infusaient eux aussi de leur expériences propres ce même courant à leur tour.
_ Y'en a qui sont sensibles à ça et peuvent jouer dessus : t'as l'impression que c'est des tueurs-nés, qu'ils sont nés plus doués ou qu'ils sont plus dégourdis que les autres. Des fois c'est vrai. Des fois, c'est parce qu'ils sont plus capables de sentir les courants. On n'est pas tous aussi sensibles les uns que les autres pour jouer avec l'Incarnum. C'est comme ça.
_ Regarde la vieille, elle n'y voit plus grand chose. Y'en a c'est pareil : ils sentent pas ces courants. Du coup, ils ne savent pas y puiser la sagesse des âmes. Ils avancent à l'aveugle dans toutes leurs activités et leur vie. Ils ne sont pas connectés à cet immense source. Ils nourrissent toujours le courant de leurs expériences vécues mais c'est presque à sens unique : eux, ils ne reçoivent rien parce qu'ils y voient comme des taupes.
_ Et la taupe elle est pas sourde ! Braya l'ancêtre aux fourneaux.
Ce qu'il appelait "avoir l'intention du courant" permettait par un effort de volonté d'éveiller des savoirs intuitifs concernant une activité, un comportement, un domaine de connaissances. En se reliant au courant, on bénéficiait des expériences qui n'étaient pas les siennes sous forme semi-consciente. Et par la pratique de cet usage singulier de la volonté, il était possible de puiser de plus en plus clairement à cette banque de données.
_ Mais pour ça, faut affûter ta volonté. D'abord faut pas être aveugle. ça c'est quitte ou double, à la naissance. Après faut se concentrer sur cette sensation et repérer les courants. puis faut les suivre, les amadouer, jouer avec pour faire jaillir le savoir. ça a l'air simple mais c'est pas clair comme processus. Mais avec la pratique ça devient facile.
_ C'est prêt. Annonça laconiquement la Vieille Chasseresse.
_ Viens ! On va manger le bouillon de l'Incarnum. ça vaut pas la chair fraîche mais quand t'as les chicots pourris c'est l'idéal !
Je comprenais mieux la place que tenait l'Incarnum mais en dépit de ses analogies, certaines choses me paraissaient encore obscures : comment lui, un modeleur d'âme selon ses propres mots, parvenait-il à invoquer ces étonnants objets ou attributs évanescents ?
_ Ce qu'il faut que tu comprennes mon gars, c'est que l'Incarnum voyage partout et contient tout mais que parce que t'es né loup-garou bah t'as accès qu'aux courants des loups-garous. Moi, je suis à un degré supérieur : j'ai accès à tous les courants.
Saisissant sa corne à boire, il la plongea dans le ruisseau et la porta devant mes yeux.
_ Voilà ! ça, c'est toi. T'es une marmite pleine de flotte.
Et replongeant sa main dans l'eau, il me fit signe de regarder : il tenait sa corne droite et immergée.
_ Et ça, c'est moi. Tu vois la différence ? Je suis connecté avec le Flux des Âmes tout entier ! Toi, t'es juste dans ta soupe qui ne contient que les potentiels de ta race et de ton espèce. Tu fais ta petite tambouille personnelle mais tu ne peux pas puiser dans ce qui n'appartient pas à ta race. Tu vois cette coquille d'escargot ?
Il me montrait une coquille d'escargot vide qui était dans le ruisseau à quelques pouces de sa corne à boire.
_ Lui c'est une créature d'une autre race. La race escargot. Ben si je veux, je peux invoquer des courants de sa race. Pourquoi ? Parce que je suis connecté à toute la rivière. Tout ce qui est baigné par la Mer des Âmes est à ma portée. Potentiellement, hein. Ce n'est pas si simple.
Pour évoquer un courant propre à un autre type de créature, à un ensemble de pouvoirs ou de connaissances étrangères à ce dont sa nature le rendait capable, il devait parvenir à agréger le courant visé.
_ Comment t'expliquer ça ? Si on reprend l'exemple de la marmite, les courants on va dire que c'est les ingrédients. Les carottes de mamie, les oignons, etc... Je t'ai dit pour chaque espèce, une recette différente. Donc dans la soupe de l'escargot, il y a des ingrédients complètement inconnus de ma soupe de loup-garou. Je ne peux même pas les imaginer, tu comprends ? Ils n'existent pas dans l'espèce "loup-garou". Ils correspondent à des expériences et une sensibilité qui nous est totalement étrangère.
_ Pour aller saisir l'essence d'un courant important de l'escargot, il faut que j'arrive à reconstituer l'ingrédient. Le bouillon de l'escargot porte le goût des ingrédients de l'escargot. Par la Mer des Âmes, je peux avoir accès à son bouillon mais jamais à ses ingrédients.
_ Agréger un courant, consiste à refabriquer l'ingrédient à partir de son goût dans le bouillon.
Lorsque le modeleur d'âme était capable d'agréger un courant qui n'appartient pas à proprement parler à son espèce, il pouvait alors lui permettre de s'exprimer au sein de son individu.
_ C'est comme si je rajoutais un ingrédient qui n'était pas prévu dans la recette de la vieille. ça changerait le goût. Et surtout ça produit des effets magiques comme tu peux le constater...
Il me désignait son manteau de plumes multicolores, forgé d'Incarnum par ses pouvoirs, qui tombait en cascade le long de son dos courbé par les années.
La matérialisation était un des pouvoirs les plus mystérieux de l'Incarnum. Selon lui, les paramètres de la matière étaient codés selon les courants qui s'exprimaient au sein de l'Incarnum personnel.
_ C'est les ingrédients qui sont dans la marmite qui fabriquent le corps. Si tu ressembles à ce à quoi tu ressembles, c'est parce que t'as tel ou tel courant qui s'exprime dans ta soupe. Pour l'escargot c'est pareil : il a ses propres courants qui causent dans son corps. Si je pioche dans les courants de l'escargot, je pourrais me faire pousser un coquille ! Ha ! ha !
Et il éclata d'un gros rire gras qui s'acheva dans une quinte de toux. Il passa de l'écarlate au violet : j'eus peur qu'il me claque dans les pattes avant d'avoir achevé son explication. Après un bon moment, il reprit :
_ Le corps, l'enveloppe physique se fabrique à partir des courants, je te disais. Quand tu es un modeleur d'âme de ma compétence, tu peux voir comment que ça se produit : il existe des sortes de portes par lesquelles se forment les formes, les organes, les champs d'énergie qui composent une créature. Ces portes, c'est le lien entre l'Incarnum et le monde de la matière.
Ces "portes" étaient appelées chakras. Chez les humanoïdes, on les nommait selon leur localisation anatomique : les chakras des yeux, de la tête, de la gorge, des épaules, des bras, du cœur, des mains, des pieds et de la taille. Il affirmait que quelque fut la forme de la créature, même des plus exotiques, ces chakras étaient toujours au nombre de neufs. Parfois, le chakra dévolu aux yeux ne produisait pas d'yeux mais d'autres sens perceptifs, le chakra des bras produisait six bras au lieu de deux, ou deux têtes au lieu d'une seule comme chez les stupides ettins.
_ Peu importe le nombre d'appendice ou les formes que ça prend, c'est toujours par ces portes que l'Incarnum fabrique la réalité matérielle. Et c'est par ces portes qu'un modeleur d'âme fabrique sa propre réalité à son tour.
Il me précisa qu'il existait deux autres chakras un peu particulier qui n'étaient pas à proprement parler dans le corps. L'un concernait les quatre extrêmes qui traçaient le cadre du Multivers : la loi, le chaos, le Bien et le Mal. On nommait ce chakra, le chakra de l'Âme. Il avoua ne pas en savoir davantage sur ce chakra qui ne concernait pas les gens qui empruntaient la direction qui était la sienne dans l'usage de l'Incarnum.
L'autre le concernait par contre directement : ce chakra, appelé chakra du Totem ou Porte de la Bête, n'était pas vraiment un chakra mais plutôt un canal au sein de l'Incarnum. La fonction de ce canal était plutôt d'infléchir les paramètres existants déjà dans le corps plutôt que de puiser réellement à d'autres sources. La conséquence, disait-il, était une certaine forme de régression de l'âme et de l'esprit.
_ Moi tu comprends, ça ne me gêne pas. D'abord je suis né à moitié loup donc je ne suis pas dégoûté par les bêtes. Mais y'en a des précieux qui ne supporteraient pas de voir son esprit se perdre gentiment dans une folie bestiale. Comme toi par exemple : t'aime trop te masturber le ciboulot pour supporter ça, crois-moi !
_ Jouer avec ce canal, ça te rend timbré aux yeux des autres parce que tu cogites plus comme eux, tu te comportes plus comme eux, comme tes semblables vu qu'tu laisses des courants étrangers modifier en permanence tes propres courants. Et faut savoir s'accrocher sec à ce qui te relie à tes congénères si tu ne veux pas régresser vraiment jusqu'à devenir réellement aussi con qu'une bête...
Ceux qui favorisaient ce canal étaient appelés Totemistes et étaient spécialisés dans l'agrégation de courants bestiaux. Lui-même se définissait comme l'un d'entre eux. Il me dit également que la Porte des Bêtes produisait une grande diversité de formes matérielles car la nature est dans le royaume animal bien plus diversifiée.
_ Donc, quand ça s'exprime c'est par là que ça sort. Mais après faut reboucler si tu veux que ce soit solide. Les novices, il ne savent pas reboucler parce que leurs chakras ne sont pas mûrs. Si tu ne reboucles pas, c'est à moitié matérialisé seulement.
_ C'est comme que si tu verses de l'eau mais que t'as rien pour la contenir. T'arrose ouais mais ça se disperse et disparaît dans le sol. C'est juste une fontaine qui ne s'arrête jamais de couler, y'a rien de solide, rien de stable. Reboucler, c'est quand que tu mets ta corne à boire en-dessous : ça se remplit, ça ne se barre pas. ça devient stable.
Ce qu'il appelait "reboucler", portait également le nom de "liaison au chakra". Selon lui, ceux qui pouvaient voir ces chakras disaient que la forme de ceux-ci changeaient en fonction des aptitudes du modeleur d'âme. Un individu inapte à pratiquer la magie de l'Incarnum possédait des chakra ternes et recroquevillés sur eux-mêmes. Chez un modeleur d'âme, les chakras étaient brillants et ressemblaient à de petits tourbillons. Si le modeleur d'âme était suffisamment doué pour pratiquer une liaison au chakra, alors ce tourbillon changeait d'orientation : son centre se tournait vers le dehors au lieu de pointer vers le dedans.
_ Quand tu reboucles par contre ça fout le bordel avec la magie. Parce que tu bouches complètement l'entrée et la sortie de la porte. C'est pour ça que je dis reboucler, moi et pas lier au chakra. Je trouve que ça parle pas comme image. Et j'aime bien que ça parle. Hé !
_ Les objets magiques, tu vois ? comme ce collier, dit-il en tirant sur son amulette, bah ça exploite aussi les portes, les chakras. C'est par là que la magie va pouvoir marcher. Je connais bien comment que ça marche, tu sais. Même si je ne suis pas magicien.
La magie selon lui exploitait également l'Incarnum. Un sortilège reposait sur des connaissances et des expériences. Souvent, les mages ne faisaient que se transmettre des sortilèges inventés de longue date. Rares étaient les magiciens qui forgeaient de toute pièce leurs propres sorts. Quoi qu'il en soit, il était évident que les sorciers utilisaient des éléments épars qu'ils réunissaient pour produire un effet. Cela faisait penser aux courants dont me parlait ce Vieux Chasseur : un mage utilisait des gestes, des mots, des composantes reposant sur des connaissances poussées qu'il amalgamait à travers la Toile et sa magie pour tisser l'effet escompté. Forcément, si je suivais correctement sa logique, la magie du sorcier allait tirer sur ces fameux courants pour matérialiser des effets...
Selon Frère Béhémoth, cet art puisait amplement ses sources dans les courants de l'Incarnum. Et la preuve irréfutable selon lui était que lorsqu'il rebouclait un chakra, les objets magiques n'avaient plus aucun effet sur lui à travers ce chakra. La magie des talismans devait à l'évidence, tirer et infuser son pouvoir par l'intermédiaire de chakras libres et disponibles.
_ Maintenant, faut que je te parle des amalgâmes, petit. Ce que cherche un vrai modeleur d'âme c'est ce qui donne tout un tas de trucs fantastiques. Pas une coquille d'escargot qui sert à rien, tu t'en doutes. Hé ! Ce qu'on fait, c'est qu'on agrège pleins de courants entre eux et qu'on les matérialise par les portes. C'est ça qu'on appelle un amalgâme. Parce qu'on mélange tout ça à notre sauce et que ça produit des trucs bizarres.
_ Faut que tu saches que dans les courants d'Incarnum, y'a aussi des courants pour les modeleurs d'âmes. Tu peux agréger des courants n'importe comment si t'es doué mais c'est très difficile. Par contre, c'est beaucoup plus facile de trouver les courants des modeleurs d'âme et de piller leurs expériences en la matière. C'est comme marcher dans la brousse et courir sur le sentier : y'en a un c'est le brodel l'autre c'est bien net.
Il avait pu confirmer cela en rencontrant d'autres modeleurs d'âme de son acabit : certains modelaient les mêmes amalgâmes que lui sans qu'ils se soient nullement consultés. Et hormis quelques différences légères, les fondements étaient clairement les mêmes.
_ Les âmes de ceux qui savent faire mumuse avec les amalgâmes accumulent du pouvoir. C'est comme si elles devenaient plus brillantes, tu vois ? La tienne elle est toute bleue-grise, terne et sans vigueur. La mienne, elle brille d'un bleu fort ! Une fois j'en ai croisé un qui brillait tellement fort que j'ai failli m'évanouir à regarder son essentia ! C'était pas un gaillard à enquiquiner, tu peux me croire !
Cette intensité était nommée par les modeleurs d'âme, l'Essentia. Elle semblait croître à mesure qu'ils se familiarisaient avec la maîtrise des courants et enrichir leur Incarnum personnel.
_ Tu t'en sers pour vivifier les courants que tu veux : ça fait que tes amalgâmes, ils deviennent plus forts, plus réels...
Ils étaient capable d'infuser la puissance de leur âme dans leurs constructions matérialisées appellées amalgâmes. Cela se nommait investir l'amalgâme avec son Essentia.
_ Voilà, tu sais tout. Maintenant fiche-moi la paix, c'est l'heure de la sieste !
Dernière édition par Elifern Vastanar le Sam 03 Jan 2015, 23:56, édité 1 fois.
|
|