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 Sujet du message: Ayan
MessageMessage posté...: Mar 07 Oct 2014, 10:52 
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Maitre de jeu : Chapour l’Avisé


Nom : Ayan Zaun’ndar
Alignement : Loyal bon
Race : Demi-Drow
Âge : 35 ans
Taille : 1,76 m
Poids : 65 kg
Sexe : féminin
Classes : Ensorceleuse/évocatrice 2/1
Divinité : Ilmater
Région : Dambrath

Vitesse de déplacement au sol : 9 m, soit 6 cases, par round

Expérience : 3 000 / 6 000

Statistiques
    Force : 8 (-1)
    Dextérité : 14 (+2)
    Constitution : 12 (+1)
    Intelligence : 14 (+2)
    Sagesse : 12 (+1)
    Charisme : 16 (+3)

Points de vie : 12/12
Ensorceleuse 1 : 5 = 4 (d4) + 1 (constitution)
Ensorceleuse 2 : 3 = 2 (d4) + 1 (constitution)
Évocatrice 1 : 4 = 3 (d4) + 1 (constitution)


Classe d’armure : 13 = 10 + 2 (dextérité) + 1 (robe lourde)
Contact : 12 = 10 + 2 (dextérité)
Prise au dépourvu : 11 = 10 + 1 (robe lourde)

Initiative : +2 = 2 (dextérité)

Jet d’attaque au corps à corps : 0 = 1 - 1 (force)
  • Dague en mithral : +1 / 1d4-1 / 19-20/×2
Jet d’attaque à distance : +3 = 1 + 2 (Dextérité)
  • Dague en mithral : +4 / 1d4-1 / 19-20/×2 / 3 m
  • Arbalète légère : +3 / 1d8 / 19-20/×2 / 24 m

Jets de sauvegarde :
    Jet de réflexes : 3 = 2/3 (ensorceleuse 2) + 1/3 (mage 1) + 2 (dextérité) ; 5 contre les sorts et effets magiques de l’école des enchantements (racial)
    Jet de vigueur : 2 = 2/3 (ensorceleuse 2) + 1/3 (mage 1) + 1 (constitution) ; 4 contre les sorts et effets magiques de l’école des enchantements (racial)
    Jet de volonté : 6 = 3 (ensorceleuse 2) + 2 (mage 1) + 1 (sagesse) ; 8 contre les sorts et pouvoirs magiques (don) ; 10 contre les sorts et effets magiques de l’école des enchantements (racial)

Langues connues
  • Commun (base)
  • Elfique (base)
  • Dambrathien (base)
  • Drow (Don)
  • Commun des profondeurs (Don)
  • Draconien (supplémentaire)
  • Halfelin (supplémentaire)

Aptitudes de classe
  • Ensorceleuse :
    • Armes et armures : L’ensorceleur est formé au maniement des armes courantes. Par contre, il n’est formé ni au maniement des boucliers, ni au port des armures. En effet, une armure restreint ses gestes, ce qui risque de faire échouer ses sorts à composante gestuelle.
    • Sorts (connus : 5/2 ; par jour : 7/5)
    • Appel de familier (corbeau nommé Edgar et parlant le drow)
  • Évocatrice :
    • Armes et armures : Le magicien est formé au maniement de l’arbalète (légère et lourde), du bâton, de la dague et du gourdin. Il n’est formé ni au maniement des boucliers ni au port des armures. En effet, l’armure restreint ses mouvements et risque de faire échouer ses sorts à composante gestuelle.
    • Sorts
    • Langue supplémentaire (draconien)
    • Lanceuse de sorts mentale (niveau de substitution)
    • École de prédilection : évocation
    • Écoles interdites : enchantement et nécromancie

Sorts :
    Sorts d’ensorceleuse : 7/5, niveau 2 de lanceuse de sorts. Le DD des sorts est lié au charisme : 13 + niveau du sort.
    Liste des sorts connus :
    • Sorts de niveau 0 : , , , et
    • Sorts du 1er niveau : et

    Sorts d’évocatrice : 4+1/2+1, niveau 1 de lanceuse de sorts. Le DD des sorts est lié à l’intelligence : 12 + niveau du sort.
    Liste des sorts connus :
    • Tours de magie : tous sauf les enchantements et ceux de nécromancie
    • Sorts du 1er niveau : *, *, *, et
    Liste des sorts préparés :

Pouvoirs magiques (don, héritage drow ; 1/jour chacun) : , , .

Dons
  • (régional)
    Le sang drow coule fort dans les veines du personnage.
      Condition : demi-drow [Dambrath]
      Avantage : le personnage gagne un bonus racial de +2 à ses jets de Volonté contre les sorts et pouvoirs magiques. Il gagne de plus la vision dans le noir sur 18 mètres ainsi que le don maniement d'une arme exotique (arbalète de poing). Le personnage connait d’office le commun des profondeurs ainsi que le drow.
      Si le personnage a 13 ou plus en intelligence, il gagne de plus les pouvoirs magiques suivant, utilisable une fois par jour chacun : , et .
      Spécial : le personnage gagne en plus une faiblesse au soleil. Il devient ébloui à la lumière du soleil ou dans le rayon d'un sort de lumière du jour.
  • : arbalète de poing (héritage drow)
    Le personnage choisit une arme exotique, et se forme à son maniement.
      Condition : Bonus de base à l’attaque de +1.
      Avantage : Lorsqu’il utilise l’arme exotique choisie, le personnage joue ses jets d’attaque normalement.
      Normal : Quiconque combat avec une arme sans être formé à son maniement subit un malus de –4 aux jets d’attaque.
      Spécial : Ce don peut être choisi plusieurs fois, mais ses effets ne se cumulent pas. Il s’applique à chaque fois à une nouvelle arme exotique.
      Le maniement de l’épée bâtarde ou de la hache de guerre naine a pour condition supplémentaire une Force de 13 ou plus.
  • (si le familier est à portée de main)
    Les sens du personnage sont particulièrement affutés.
      Avantage : Le personnage bénéficie d’un bonus de +2 sur tous ses tests de Détection et de Perception auditive.
      Spécial : Le maître d’un familier bénéficie automatiquement des effets de ce don tant que son familier se trouve assez près de lui pour qu’il puisse le toucher en tendant le bras.
  • (métamagie)
    Des résidus d'énergie magique restent alors que le sort a fini de faire effet.
      Avantage : Ce don ne peut être appliqué qu'à un sort instantané infligent des dégâts de feu, froid, acide, électricité ou son, comme boule de feu ou éclair.
      Après qu'un sort traînant soit lancé, une partie de son énergie reste sur toute cible qu'il a affecté, leur infligeant 1d6 dégâts du même type d'énergie au début du prochain tour du personnage. Le sort est considéré comme faisant effet pendant ce temps et peut donc être détecté et dissipé normalement.
      Un sort traînant mobilise un emplacement de sort d’un niveau de plus que son niveau réel.


Caractéristiques raciales
  • Vision nocturne. Les demi-elfes voient deux fois plus loin que les humains dans des conditions de faible éclairage (clarté de la lune ou des étoiles, torche, etc.). Dans ces conditions, ils distinguent toujours parfaitement les couleurs et les détails.
  • Sang elfique. Ils sont considérés comme des elfes à part entière pour tous les effets dépendant de la race. Les demi-elfes sont aussi vulnérables aux attaques qui ciblent les elfes que leurs ancêtres, et ils peuvent utiliser les objets magiques réservés aux elfes.
  • Sommeil. Immunité contre les sorts et effets magiques de type sommeil.
  • Bonus raciaux.
      Bonus racial de +2 aux jets de sauvegarde contre les sorts et effets magiques de l’école des enchantements.
      Bonus racial de +1 aux tests de détection, fouille et perception auditive.
      Bonus racial de +2 aux tests de diplomatie et renseignements.
  • Sang drow. Pour ce qui est des pouvoirs et effets spéciaux, un demi-drow est considéré comme un drow à part entière.

Compétences
    (Total = DM (ensorceleuse, évocatrice) + bonus carac + autres)

    Liées à la force :
      Escalade* : -1 = 0 - 1 (force)
      Natation* : -1 = 0 - 1 (force)
      Saut* : -1 = 0 - 1 (force)

    Liées à la dextérité :
      Acrobaties : — = 0 + 2 (dextérité)
      Crochetage : — = 0 + 2 (dextérité)
      Déplacement silencieux* : 2 = 0 + 2 (dextérité)
      Discrétion* : 2 = 0 + 2 (dextérité)
      Équilibre* : 2 = 0 + 2 (dextérité)
      Équitation* : 2 = 0 + 2 (dextérité)
      Escamotage : — = 0 + 2 (dextérité)
      Évasion* : 2 = 0 + 2 (dextérité)
      Maitrise des cordes* : 2 = 0 + 2 (dextérité)

    Liée à la constitution :
      Concentration* : 7 = 5 + 1 + 1 (constitution)

    Liées à l’intelligence :
      Art de la magie : 7 = 4 + 1 + 2 (intelligence)
        Évocation : 9
        Enchantement et nécromancie (sauf si le sort est déjà connu) : 2
      Artisanat (tout)* : 2 = 0 + 2 (intelligence)
      Art martial : — = 0 + 2 (intelligence)
      Art psi : — = 0 + 2 (intelligence)
      Connaissances (mystères) : 5 = 2 + 1 + 2 (intelligence)
      Connaissances (plans) : 3 = 1 + 2 (intelligence)
      Connaissances (autre) : — = 0 + 2 (intelligence)
      Contrefaçon* : 2 = 0 + 2 (intelligence)
      Décryptage : — = 0 + 2 (intelligence)
      Désamorçage/sabotage : — = 0 + 2 (intelligence)
      Estimation* : 5 = 0 + 2 (intelligence) + 3 (familier)
      Fouille* : 3 = 0 + 2 (intelligence) + 1 (racial)
      Prime idiome : — = 0 + 2 (intelligence) + 0

    Liées à la sagesse :
      Autohypnose : 3 = ½ + 1 (sagesse) + 2 (synergie, concentration)
      Détection* : 2 (4) = 0 + 1 (sagesse) + 1 (racial) + 2 (don, si le familier est à portée de main)
      Perception auditive* : 2 (4) = 0 + 1 (sagesse) + 1 (racial) + 2 (don, si le familier est à portée de main)
      Premiers secours* : 1 = 0 + 1 (sagesse)
      Profession (honglath (juge)) : 3 = 2 + 1 (sagesse)
      Profession (autre) : — = 0 + 1 (sagesse)
      Psychologie* : 1 = 0 + 1 (sagesse)
      Survie* : 1 = 0 + 1 (sagesse)

    Liées au charisme :
      Bluff* : 7 = 4 + 3 (charisme)
      Déguisement* : 3 = 0 + 3 (charisme)
      Diplomatie* : 5 = 0 + 3 (charisme) + 2 (racial)
      Dressage : 3 = 0 + 3 (charisme)
      Intimidation* : 3 = 0 + 3 (charisme)
      Renseignement* : 5 = 0 + 3 (charisme) + 2 (racial)
      Représentation (toute)* : 3 = 0 + 3 (charisme)
      Utilisation d’objets magiques : 6 = 1 + 3 (charisme) + 2 (robe du bidouilleur magique)
      Utilisation d’objets psioniques : — = 0 + 3 (charisme)

    En gras, les compétences de classe et avec un astérisque, les compétences admettant un test inné (utilisables même avec un degré de maitrise égal à 0).

Équipement :
  • Tenue de voyage (1 po ; 2,5 kg) ;
  • Robe lourde du bidouilleur magique (600 po ; 5 kg ; +2 en utilisation d’objets magiques) ;
  • Dague en mithral (1 502 po ; 0,25 kg) ;
  • Arbalète légère (35 po ; 2 kg) ;
  • 35 carreaux d’arbalète (3,5×1 po ; 3,5×0,5 kg) ;
  • Chaine en or ornée d’un grenat (500 po ; —)
  • Sacoche à composantes (5 po ; 1,5 kg) contenant :
  • 7 rations de survie (7×5 pa ; 7×0,5 kg) ;
  • Sac (1 pa ; 0,25 + 2 kg) contenant :
  • Or possédé : 1 116 po

Poids total de l'équipement : 16,25 kg (charge intermédiaire)
  • charge légère : jusqu’à 13 kg ;
  • charge intermédiaire : de 13 à 26,5 kg ;
  • charge lourde : de 26,5 à 40 kg ;
  • charge tirée/poussée : jusqu’à 200 kg.

Edgar :
    Corbeau
    Créature magique de taille TP
    Dés de vie : 3d10
    Points de vie : 6 = 12/2
    Initiative : +3
    Vitesse de déplacement : 3 m (2 cases), vol 12 m (moyenne)
    Classe d’armure : 16 (+2 taille, +3 Dex, +1 armure naturelle), contact 15, pris au dépourvu 13
    Attaque de base/lutte : +1/–12
    Attaque : serres (+6 corps à corps, 1d2–5)
    Attaque à outrance : serres (+6 corps à corps, 1d2–5)
    Espace occupé/allonge : 75 cm/0 m
    Attaques spéciales : —
    Particularités : vision nocturne
    Jets de sauvegarde : Réf +5, Vig +4, Vol +8
    Caractéristiques : For 1, Dex 17, Con 14, Int 6, Sag 16, Cha 5
    Compétences : Art de la magie +3, autohypnose +3, bluff +1, concentration +8, connaissances (mystères) +1, connaissances (plans) -1, crochetage +6, désamorçage/sabotage — (+0), discrétion +11,5, évasion +3,5, profession (juge) +5, utilisation d’objets magiques -2
    Dons : Savoir-faire mécanique
    Pouvoirs spéciaux :
    • Langue parlée : drow
    • Esquive extraordinaire (Ext) : Si le familier est pris pour cible par une attaque autorisant un jet de Réflexes pour réduire de moitié les dégâts occasionnés, il l'évite totalement en cas de jet de sauvegarde réussi (même s'il le rate, l'attaque ne lui inflige que la moitié des dégâts).
    • Transfert d'effet magique : Si le personnage le souhaite, tout sort (mais pas un pouvoir magique) qu'il lance sur lui-même peut également affecter son familier. Ce dernier doit se trouver à moins de 1,50 mètre de distance au moment de l’incantation. Si le sort a une durée autre qu'instantanée, il cesse d'affecter la créature si celle-ci s'éloigne de son maître de plus de 1,50 mètre. Dans ce cas, l'effet du sort ne reprend pas même si le familier revient à côté de son maitre. De plus, le personnage peut lancer directement sur son familier tout sort à portée personnelle (il a alors une portée de contact) au lieu de le lancer sur lui-même. Ce transfert d'effet magique est permis même si, en temps normal, le sort ne devrait pas affecter une entité du type du familier (créature magique).
    • Lien télépathique (Sur) : Le personnage dispose d’un lien télépathique avec son familier tant que celui-ci reste à moins de 1,5 kilomètre. Il ne voit pas par les yeux de la créature mais peut communiquer télépathiquement avec elle. À cause de la nature limitée du lien, seuls des sentiments généraux peuvent être transmis (comme la peur, la faim, le bonheur ou la curiosité). Notez que l'Intelligence limitée d'un familier de personnage de bas niveau restreint sévèrement ce qu'il est capable de comprendre ou de rapporter, et que même les familiers intelligents voient le monde d’une façon bien différente de celle des humains.
      En raison du lien unissant le familier à son maître, celui-ci a le même rapport que la créature à un lieu ou à un objet. Par exemple, si le familier observe une pièce que le personnage n'a jamais vue, ce dernier peut s'y téléporter comme s'il l'avait personnellement observée.
    • Vigilance (Ext) : La présence du familier affûte les sens de son maître. Tant que la créature se trouve à portée de main (au sens littéral), le personnage bénéficie du don vigilance.


Background :
RESUME DU BG :

Ayan, Crinti de Cathyr, était une fillette cruelle et capricieuse qui prenait plaisir à torturer son entourage, en particulier les esclaves de la famille. Les méfaits de cette enfant terrible passaient inaperçus aux yeux de ses parents grâce à son visage angélique et à son ingéniosité. Sa méchanceté atteignit son paroxysme quand, se découvrant des pouvoir magiques, elle tenta de brûler vifs deux esclaves qui l'avaient contrariée. Elle n'eut dès lors de cesse de perfectionner son art, aidée en cela par son tuteur, Thanon, ensorceleur émérite rudement mis à l'épreuve pour l'occasion.

Une fois adulte, grande admiratrice de Loviatar, elle parvint, par des moyens plutôt vils, à évincer toute concurrence afin de devenir honglath, comme sa mère, c'est-à-dire juge Crinti. Assistant avec délectation aux séances de torture qu'elle ordonnait, réalisées par les prêtresses du Temple, elle demeurait cependant frustrée de ne pouvoir mettre la main à la pâte...

Mais un beau jour, elle prit part à un combat entre des mages de Cathyr et un paladin d'Ilmater, qui était mystérieusement parvenu à s'infiltrer dans la ville, passant outre toutes les défenses mise en place et la vigilance des Dambraii. Trop sûre de ses pouvoirs, elle fut contrée par un sort mystérieux et incroyablement puissant qui la retourna totalement. Elle découvrit alors que cette magie avait fait d'elle une jeune femme uniquement préoccupée par le bien d'autrui et la défense des opprimés. Elle parvint néanmoins à fuir la ville sans donner l'alerte, et rejoignit le culte d'Ilmater. Ainsi commença son long périple de pénitence à travers Faerûn, parsemé d'actes bénéfiques, et qui devait finir par mener ses pas sur l'île de Gemmaline.

___________________________

LE COMMENCEMENT

En cette année du Nomade, au crépuscule orageux de la Fête de la Lune, au premier étage d'une riche demeure dans l'ouest de la ville de Cathyr, se jouaient les premiers instants d'une vie. Alors qu'on entendait par les larges fenêtres l'écho des festivités qui battaient encore leur plein dans la cité, rythmant l'effort de chacun, la famille Crinti Zaun'ndar venait de s'agrandir.

Bien que minuscule, le nouveau-né à la peau brune et aux iris rougeoyants avait donné bien du fil à retordre aux sages-femmes qui s'occupaient de l'accouchement de Nallasha. Cependant, la mère était robuste et l'enfant, combative. La naissance du petit être se déroula donc relativement bien. La vie reprit ensuite peu à peu son cours, et il fut décidé que cette première née, en qui étaient placés de grands espoirs, aurait pour nom Ayan.

LE PRINTEMPS

L'enfance d'Ayan se déroula comme il se devait, dans le confort et ponctuée par l'apprentissage, entre autres choses, de l'équitation et du tir à l'arbalète. La fillette, trop gâtée, témoignait déjà d'une personnalité secrète, arrogante et impatiente. Elle rejetait en bloc tout ce qui relevait de la douceur et de l'innocence, et aimait particulièrement malmener son entourage. Rien ne la déridait, hormis la souffrance d'autrui. Se sachant impunie, elle prenait grand plaisir à pincer au sang l'esclave qui la coiffait chaque matin, à écraser le pied de sa tutrice de tir à l'arc concentrée sur sa visée, ou encore à verser des sangsues dans le seau de toilette de sa tante. Son ingéniosité sadique et la foi aveugle de ses parents en cette enfant manipulatrice à l'air angélique lui permettaient d'agir en toute impunité.

Ayant compris que le pouvoir passait par la connaissance, elle était une élève studieuse, assoiffée de nouveaux savoirs, mais son caractère autoritaire et capricieux avait rendu ses enseignants défiants envers elle, malgré la déférence de surface dont ils faisaient preuve. Ainsi, elle acquit rapidement une réputation de tyran miniature ; l'une de ses facéties préférées consistant à faire accuser ses maîtres de divers torts et avanies dès que l'opportunité s'en présentait. Les esclaves de la maison Zaun'ndar la fuyaient également comme la peste infernale, autant que possible, mais ils ne pouvaient pas toujours échapper à ses perpétuelles mesquineries. Son jeu favori consistait à les espionner pendant des heures pour ensuite rapporter le moindre de leurs gestes ou paroles malencontreux à sa mère, très sévère et totalement partiale dans ces cas-là, évidemment en sa faveur.

Si d'aventure Ayan ne trouvait rien de répréhensible à l'encontre des pauvres hères, alors son imagination se mettait en branle et elle concoctait quelque juteux méfait à relater, un sourire de plaisir carnassier se dessinant par anticipation sur ses lèvres. Elle appréciait également de menacer ses victimes de révéler ces informations réelles ou non, en leur exposant avec délectation les châtiments les plus cruels qu'elles encouraient, tout en se rassasiant de leur panique. Il va sans dire que son enfance fut majoritairement solitaire, car ses sœurs cadettes, et même ses cousins plus âgés, redoutaient également sa cruauté. Combien de fois furent-ils punis par sa faute ?

UN INSTRUMENT DE POUVOIR

C'est donc seule qu'Ayan fit la découverte de ses capacités magiques, à l'âge de douze ans. Un jour de désœuvrement, pendant qu'elle s'amusait distraitement, depuis quelques heures, à torturer une colombe aux ailes brisées tombée dans un coin de la cour, elle imagina un nouveau stratagème pour tourmenter les esclaves.

Sautant sur ses pieds, elle se dirigea alors vers les écuries où elle savait pouvoir en trouver quelques-uns en train de profiter de l'entraînement des chevaux pour nettoyer les stalles. En entendant deux d'entre eux converser, elle se dissimula derrière un tas de foin et tendit l'oreille. Il s'avéra que leur sujet de discussion n'était autre qu'elle-même. L'humain et l'elfe partageaient manifestement la même opinion : "- La dernière fois, cette sale petite harpie a trouvé le moyen de me faire fouetter en allant raconter que je piochais dans les réserves de la cuisine... - Ha ! M'en parle pas, un vrai sous-produit de gobelin, c'te gamine... Elle mériterait une bonne correction ! J'te lui flanquerais une de ces rossées, moi ! Mais sa mère est bien trop occupée à se prosterner devant leur reine de pacotille pour voir ce qu'elle a devant les yeux... de la vermine, j'te l'dis !"

Arrivée à ce point de leur échange, la rage dont Ayan bouillait avait atteint son paroxysme. Comment ces moins-que-rien, ingrats, qu'ils autorisaient si généreusement à vivre et à travailler pour l'une des plus prestigieuses familles de Cathyr, ces sales gueux répugnants, avaient-ils l'audace de... de... Trop occupée à fulminer, la fillette mit quelques secondes à remarquer la fine colonne de fumée qui commençait à s'échapper de la botte de foin devant elle, exactement à l'endroit qu'elle fixait en tremblant de colère. Quand elle réalisa ce qui se passait, elle écarquilla les yeux puis bondit pour s'enfuir à toutes jambes hors du bâtiment.

Mais, à peine sortie, elle s'arrêta net, une idée machiavélique ayant jailli dans son esprit. Elle fit demi-tour et, profitant que le feu n'ait pas encore totalement pris et donné l'alerte, se coula dans les ombres pour refermer doucement la massive porte, dans le dos des deux esclaves, en la verrouillant à l'aide de la barre extérieure. Ceci fait, elle retourna jouer innocemment dans l'angle de la cour, et guetta les premiers cris en chantonnant, souriant en se souvenant que ses parents étaient absents et que la plupart des esclaves vaquaient à leurs occupations à l'intérieur de la maison.

Avant qu'une esclave halfeline n'accoure en entendant enfin les hurlements des deux hommes, Ayan avait eu un peu de temps pour se imaginer avec délices, les yeux fermés, les tourments qu'ils enduraient dans la fournaise. Quand elle vit par la suite ses deux victimes, horriblement brûlées, péniblement extraites de l'édifice en flammes, elle jubila intérieurement, tout en déplorant avec un pincement au cœur que cette demi-portion ait eu l'oreille si fine. Elle se consola un peu quelques jours plus tard, en apprenant que l'humain avait succombé à ses blessures, et décida dès lors de s'entraîner sans relâche à exercer cet étrange pouvoir, afin de ne plus rater de telles occasions.

Au fil du temps, elle se découvrit d'autres aptitudes magiques, qui n'eurent de cesse de la ravir et lui furent bien utiles dans ses méfaits quotidiens. Ne souhaitant pas révéler à la face du monde son nouvel atout principal dans la guerre qu'elle lui avait déclaré, elle tenta bien de garder ces pouvoirs pour elle, mais son père, Zaknafein, ensorceleur lui aussi bien que de moindre puissance, ne tarda pas à déceler ses talents de sa fille. Il mit alors un point d'honneur à lui fournir le meilleur tuteur possible, en la personne du charismatique Thanon, de la maison Hlakan. Celui-ci, redevable à son ami d'enfance Zaknafein, avait accepté bon gré, mal gré, de se charger de cette tâche, en dépit de la réputation de la jeune fille. Il se mit donc en devoir, durant les années suivantes, de lui apprendre à canaliser son énergie afin de pouvoir la modeler à sa guise, supportant tant bien que mal le tempérament tyrannique de son élève.

L'ASCENSION

Au fil du temps, Ayan passa maîtresse dans l'art de la manipulation et de la traîtrise. A l'adolescence, elle commença à suivre les traces de sa mère, honglath réputée, sur le chemin de la justice. Les châtiments étaient son sujet d'études de prédilection et, en cela, elle faisait la satisfaction de la Vierge de la Souffrance, qu'elle révérait avec une grande assiduité.

Ainsi, c'est tout naturellement qu'Ayan entama sa formation de honglath. Elle s'y montra très appliquée et, sa fourberie aidant, se démarqua bientôt des autres étudiantes. Elle parvint à les évincer et se hissa à ce poste fort convoité et source de renommée chez les Crinti. La pratique de la profession lui offrait un nouveau passe-temps, qui deviendrait son favori entre tous : elle put assister aux séances de torture qu'elle ordonnait elle-même, regrettant cependant de devoir les laisser aux mains des prêtresses de Loviatar en se contentant d'un poste d'observatrice.

Ces séances étaient les seuls moments où ses yeux brillaient d'un éclat aussi dur et intense, chaque cri de souffrance des condamnés lui tirant un soupir de satisfaction. Telle une araignée retardant la mise à mort de sa proie, elle se délectait de leurs tourments, tout particulièrement quand il s'agissait de renégats elfes, êtres dont la fragilité apparente lui inspirait une haine toute particulière et un mépris sans borne. Trouvant totale satisfaction dans ses fonctions, elle ne négligeait pas pour autant de maltraiter plus directement les plus faibles, et trouvait toujours un peu de temps pour faire souffrir un esclave ou deux.

Elle ne s'était jamais mariée, n'accordant aucune importance à la chair et aux mâles en général, dont elle appréciait cependant, à l'occasion, de faire des pantins soumis à ses volontés. Elle se sentait même supérieure à son tuteur de magie, malgré le fait qu'elle ait conscience de sa puissance. En effet, il n'était jamais qu'un homme, et elle estimait fièrement ne pas être loin de le dépasser dans son propre domaine. Thanon lui avait cependant permis de développer ses dons dans une certaine mesure, ce qui lui sauva probablement la vie par la suite.

LA CHUTE

Mais vint un jour où la vie d'Ayan bascula. Alors qu'elle revenait d'une séance de torture particulièrement stimulante sur un jeune elfe de Chethel, le cœur léger, elle crut percevoir des clameurs provenant d'une rue adjacente.

Appâtée par la perspective de prendre part à une rixe, elle se précipita en direction du bruit, pour déboucher sur une place où un groupe de ses concitoyens mages affrontaient ce qui semblait être un paladin humain d'âge mûr. Les sorts fusaient à une vitesse incroyable, en un feu d'artifice de couleurs et d'éclats de voix jaillissant de toutes parts. L'inconnu semblait être en difficulté, même s'il parvenait à contenir sans fléchir les assauts d'une demi-douzaine de Dambraii, dont Zaknafein lui-même. Le paladin venait de dévier un sort de gel lancé par une femme à l'air paniqué, en le contrant par un rayon de lumière aveuglante, qui l'éblouit quelques instants.

Sans y réfléchir à deux fois, se pourléchant d'avance à l'idée de pouvoir tester ses pouvoirs sur un ennemi potentiellement aussi puissant, elle sauta sur l'occasion, et, bousculant sa congénère désorientée, se rua dans la bataille. Prononçant quelques paroles, d'un geste rapide de la main, elle projeta un trait d'énergie magique en direction de l'intrus. Un quart de seconde plus tard, elle gisait au sol, inconsciente.

Elle ne reprit connaissance que cinq jours plus tard, les membres perclus de douleurs, avec l'impression de s'être faite piétiner par une armée de Trolls. Elle entendait des esclaves s'affairer autour d'elle. Elle perçut que l'un d'entre eux, constatant son éveil, quittait précipitamment la chambre. Quand elle parvint à écarter suffisamment les paupières, elle eut la sensation que ses yeux étaient soudain transpercés par des carreaux enflammés, malgré la faiblesse de l'éclairage dispensé par les chandeliers disséminés çà et là.

Elle n'eut pas le temps de rassembler ses souvenirs concernant ce qui lui était arrivé avant que sa mère ne pénètre dans la pièce. Nallasha regarda froidement sa fille, lèvres pincées, avant de lui cracher ces paroles au visage : "Tu peux être fière de toi, tu viens de déshonorer la famille aux yeux de toute la ville, avec tes idées stupides... Qu'as-tu appris, toutes ces années ? A devenir faible ?... Mais RÉPONDS !", finit-elle par crier, grimaçante, en agrippant le col de sa fille interloquée d'une main et levant l'autre pour la gifler. Mais la Crinti arrêta son geste, se reprit et abaissa son bras, un rictus de dégoût retroussant ses lèvres sur ses dents pointues. "Tu me fais horreur", éructa-t-elle, repoussant brutalement Ayan contre la tête de lit. Puis, sans attendre de réaction, elle fit volte-face et quitta les lieux.

Pourtant accoutumée à la dureté de sa mère, Ayan éprouva à ces mots un sentiment jusqu'alors inconnu d'elle. Elle ne parvenait pas à lui donner de nom ; tout ce qu'elle savait, c'était qu'il était terriblement désagréable. A bien y regarder, elle se sentait d'ailleurs totalement différente, désemparée. Elle avait l'impression de s'être éteinte, comme si la flamme qui la maintenait debout l'avait quittée. Comme sa mère l'avait dit, elle se sentait effectivement faible, comme jamais cela ne lui était arrivé, même aux pires moments de la terrible maladie infantile qui l'avait tenue alitée durant les semaines précédant son huitième anniversaire.

Elle en était là de ses réflexions, quand entra son père, vision qui raviva le souvenir de cette nuit-là. Le Crinti prit place sur un fauteuil proche de sa couche, et, l'observant avec une pitié gênée, s'adressa à elle : "Comment te sens-tu, Ayan ?" Elle se redressa sur les oreillers, et, tentant de répondre, ne parvint qu'à émettre un croassement peu audible. Elle se racla douloureusement la gorge, puis articula d'une voix faible : "Pire que jamais, et vous-même ?" Son père émit un grognement, puis reprit : "As-tu conscience de ce qu'il s'est passé voilà cinq jours ?" Ayan réfléchit un instant, puis hasarda : "Hum, il me semble que nous luttions contre un intrus infiltré dans la ville... Un paladin ?... Oui, oui, c'est ça. Je lui ai lancé un sort, et ensuite... Je... Je ne me souviens pas..." Zaknafein se dandina un instant sur son siège, cherchant une position plus confortable, (ou gagnant du temps ?), puis, évitant le regard de sa fille, expliqua : "Il semblerait que tu aies été victime d'une sorte de contre-sort... Notre ennemi était puissant, et bien protégé... Même si ça n'était pas suffisant pour le sauver, dans le Dambrath." Il parut se perdre dans ses pensées : "Qu'il pourrisse dans sa geôle en attendant la mort. Quand j'y pense... Quelle inconscience... Il semblerait qu'il était là depuis des semaines, et personne n'a rien vu." Il secoua la tête et se reprit : "Toujours est-il que ta magie a été contrée par une force dont j'ignore tout, mais qui semble très puissante. On m'a donc demandé... Enfin, une fois que tu te serais réveillée... De t'emmener au Temple."

Ayan sursauta à l'évocation du sanctuaire de Loviatar. Elle eut un léger spasme : elle venait d'avoir une nouvelle sensation déplaisante et étrange, comme si une main décharnée s'était saisie de ses entrailles pour les essorer comme un linge trempé. Perplexe, elle parvint néanmoins à demeurer stoïque et demanda : "Mais... Pourquoi ?" Son père lui raconta alors, mal à l'aise, que ce pouvoir intéressait fortement les prêtresses de Loviatar, qui souhaitaient, ni plus ni moins, pratiquer quelques examens magiques totalement bénins sur elle afin d'en tirer quelques enseignements. Même si elle sentait qu'il lui cachait des informations, elle accepta qu'il l'escorte dès l'aube au Temple, après quoi il prit congé d'elle.

La jeune femme se concentra alors sur ses sensations, entrant dans un état méditatif. Elle pouvait comprendre la colère de sa mère, même si elle n'arrivait pas à l'accepter, mais son père avait eu une attitude si étrange... Elle tenta de se focaliser sur ce dont elle se souvenait de la bataille, de donner un sens à ces émotions inhabituelles qui l'envahissaient ; une impression grandissante de danger imminent lui hérissait la peau. Ce fut peine perdue, aussi résolut-elle, faisant fi de toutes ses pratiques et de sa fierté coutumière, d'aller demander conseil à Thanon.

Saisissant au passage son manteau à capuche, elle se précipita dans les corridors de la demeure familiale, curieusement déserts. Elle s'élançait vers la porte d'entrée, quand elle entendit un cri de rage suivi d'un bruit mat répété, ponctué par des gémissements de douleur, provenant de la chambre parentale. Elle aperçut sa mère qui quittait la pièce à grandes enjambées, sans la voir, les poings serrés de colère.

Sans même s'en rendre compte, elle se dirigea alors vers la pièce d'où provenaient des geignements étouffés, pour y trouver Nimaën, l'esclave défiguré par le feu qui avait fait les frais de sa colère enfantine, des années plus tôt. Il était recroquevillé dans un coin, meurtri, tentant maladroitement de se relever après la rossée impitoyable que venait de lui infliger Nallasha, manifestement à l'aide du chandelier en argent, maintenant maculé de sang, qui gisait à ses côtés. Quand il la vit, l'esclave eut un mouvement de recul désespéré, si vif qu'il se cogna la tête contre le guéridon massif qui trônait derrière lui, mais continua à reculer sans sembler ressentir la douleur, la fixant de ses yeux écarquillés et secouant la tête en la suppliant de l'épargner.

Les yeux d'Ayan rougeoyèrent subitement, semblant brûler d'un feu infernal, et elle commença à marmonner des paroles étranges entre ses dents serrées, tout en s'approchant implacablement du malheureux. Défigurée par la colère, à la vision de l'être chétif et pathétique qui ahanait à ses pieds en tremblant de peur, elle leva la main et fondit sur lui tel un rapace sur sa proie.

NOUVEAU DÉPART

C'était un jour ensoleillé sur l'île, bien des années après le combat de Cathyr. Les fleurs épanouies répandaient leurs arômes dans le doux matin de Kythorn. Le faible vent parvenait à grand peine à apporter dans les terres l'odeur iodée de la mer de Saphir, et les clameurs des oiseaux marins.

Une silhouette encapuchonnée s'avançait lentement sur le chemin, ployant sous le poids de la vieille femme estropiée qu'elle soutenait. "Allons, nous y sommes presque !", affirma-t-elle. "C'est que vous commencez à être lourde, à force ! Allez, faites un effort, la vieille, j'ai pas toute la journée, moi !" La vieille en question grommela dans sa barbe pourtant clairsemée. "Et arrêtez de râler ou je vous laisse au bord du chemin pour que les loups viennent finir le travail ! Non mais je vous jure, quelle idée d'aller "chercher des baies" seule en forêt, à votre âge ! Vous mériteriez que je vous y ramène, tiens !", poursuivit la silhouette. Elle secoua la tête et s'arrêta enfin, arrivée aux portes de la ville. Les gardes, placides, leur accordèrent à peine un regard indifférent. "Bon, on arrive en ville. Je vous laisse au temple, mais que je ne vous reprenne plus à vouloir jouer les femmes de la jungle, hein !"

Quand le curieux tandem parvint aux portes du petit édifice, une prêtresse d'Ilmater et un novice se précipitèrent pour les accueillir et soulager la plus robuste des deux arrivantes de son fardeau. L'aînée des Ilmates s'adressa à la silhouette encapuchonnée sur un ton enjoué : "Ah, tiens donc, je vous reconnais bien là ! Ça faisait trop longtemps que vous ne nous aviez pas amené un malheureux à soigner, Ayan !" Elle lui décocha un regard malicieux, et l'intéressée, se massant l'épaule, lui répondit d'un signe de tête. Elle adressa un bref salut au petit groupe, puis tourna les talons en lançant par-dessus son épaule : "C'est plutôt bon signe ; n'est-ce pas, Mère ?"

Se dirigeant vers la sortie, elle se demanda furtivement ce que Nimaën était devenu, depuis qu'elle l'avait secouru et aidé à sortir de Cathyr. Puis, jetant négligemment au passage une pièce d'or dans la sébile, elle franchit la porte et disparut dans la foule bigarrée de Gemmaline.

Description :
APPARENCE

De stature moyenne pour une demi-Ssri-Tel'Quessir, Ayan a la peau aussi brune que ses cheveux sont blancs. Elle les tresse habituellement de manière sophistiquée, et noue une sorte de foulard de cuir coloré agrémenté de pierreries et de perles autour de sa tête pour les retenir en arrière et masquer ses oreilles traîtresses. Elle affectionne tout particulièrement le port de la capuche, qui lui permet de protéger un peu ses yeux couleur rubis, très sensibles au soleil.

Quand elle parle, c'est une voix calme, grave et mélodieuse, comme satinée, qui franchit ses lèvres épaisses et pleines. Son visage aux proportions régulières est assez ordinaire pour ne pas trop marquer les esprits, mais son teint, son accent et ses manières trahissent régulièrement son ascendance. Ayant le goût de l'ornement, elle arbore à la narine un petit bijou d'argent en forme de minuscule symbole d'Ilmater, deux poings liés par une corde, sans doute réalisé par un orfèvre talentueux et minutieux. Plusieurs tatouages de tradition familiale sont gravés dans la chair de son visage. Elle affectionne les vêtements colorés et les breloques, dans des tons simples, qu'elle prend cependant soin de camoufler sous un manteau de voyage sombre.

Son ardeur protectrice lui a valu une énorme cicatrice en travers de l'épaule gauche, courant de son omoplate à sa poitrine, fruit probable de sa lutte contre un grand félin, mais nul ne sait exactement ce qui lui est arrivé, car elle refuse d'en parler.

PSYCHOLOGIE

Aujourd'hui, Ayan est transfigurée. Autrefois jeune femme capricieuse et sadique vénérant Loviatar et en tirant un grand plaisir, elle est devenue une fervente adepte d'Ilmater et promeut la défense des faibles.

Le contre-coup de l'inversion de sa personnalité lui cause toujours beaucoup de souffrance morale, et elle passe un temps déraisonnable à culpabiliser en repensant à tous ses méfaits passés, aux tourments qu'elle a infligés avant son "retournement". Elle estime ne jamais pouvoir se pardonner le mal qu'elle a causé et tente de compenser un peu son ancienne cruauté en se dévouant à l'aide aux opprimés, dans la droite ligne des commandements d'Ilmater.

Son fardeau est si lourd à porter qu'elle en a oublié toute notion de plaisir personnel, à l'exception des couleurs dont elle se pare pour contrebalancer la noirceur de ce qu'elle pense être son âme, mais qui est en fait son passé.

Sa pénitence l'a rendue amère, sarcastique et désabusée, mais elle ne saurait rester de marbre en constatant une injustice. Elle repense parfois avec tristesse à sa famille laissée au Dambrath, et se demande s'ils ont tenté de la rechercher. Mais elle sait qu'aujourd'hui, dans ces conditions, tout espoir de retour est inutile.



_________________
Image
Enso 2 (7/5 ; CHA) :
    • 0 : Fatigue, Hébétement, Manip dist., Noir, Son imag.
    • 1 : Armure mage, Proj magique
Evoc' 1 (5/3 ; INT), préparés :
    • 0 : Choc élec., Manip' à distance, Hébétement, Ouv/Ferm, Claque son.
    • 1 : Chambre froide Darsson, Lame pers. Shelgarn, Transfert blessure

PM (Héritage Drow) : Lumières dansantes, Lueur féérique, Ténèbres.
Ayan


Dernière édition par Ayan le Mar 07 Oct 2014, 20:16, édité 4 fois.
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