| Héros légendaire |
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Inscription: Lun 24 Juin 2013, 10:20 Messages: 1111 Localisation: Aux Abysses...
PX: 8169
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Citation: Citation: Citation: CARACTERISTIQUES GÉNÉRALESStatistiques :• Force : 17 (+3) • Dextérité : 14 (+2) • Constitution : 14 (+2) • Intelligence : 8 (-1) • Sagesse : 8 (-1) • Charisme : 14 (+2) Jets de sauvegarde :• Réflexes : +7 0(Barbare) +3(Totemiste) +2(Moine) +2(Dex) • Vigueur : +9 2(Barbare) +3(Totemiste) +2(Moine) +2(Con) • Volonté : +1 0(Barbare) +0(Totemiste) +2(Moine) -1(Sag) Niveau 4 :Dons :Handicaps : Citation: CARACTERISTIQUES DE COMBATGénérales :• Vitesse de déplacement : 9m + 3m (déplacement accéléré)
• Initiative : +2 : +2(Dex) Défense :Attaque : Citation: Citation: CARACTERISTIQUES RACIALES• Humanoïde [Humain, Incarnum] • Taille M • Don supplémentaire : Comme un humain, un azurin reçoit un don supplémentaire au niveau 1 • Réserve d'essentia : La réserve d'essentia est augmentée de 1 de manière permanente. Si l'azurin n'en a pas, il en gagne une avec un point d'essentia • Vitesse : Vitesse de déplacement au sol de base de 9 mètres. • Ajustement de niveau : +0 • Classe de prédilection : Âme Croisée • Langues : D'office : Commun, régionale. Supplémentaires : suivant la région du personnage. Citation: CARACTERISTIQUES DE CLASSEBarbare :• Armes et armures. armes courantes, armes de guerre et boucliers (à l’exception des pavois). Armures légères et intermédiaires. • Déplacement accéléré (Ext). +3m à la vitesse de déplacement au sol. Ce bonus ne s’applique que s’il ne porte pas d’armure lourde ou de charge lourde. 12m en charge légère, 9m en charge intermédiaire. • Illettrisme. • Rage de berserker (Ext). 3 fois par jour.
+6 en Force +6 en Constitution +2 bonus de moral aux jets de Volonté –4 à la classe d’armure Durée : 8 rounds Totemiste :• Empathie sauvage (Ext). 1d20 + 8• 1d20 + 2(Totemiste 2) + 2(Charisme) + 2(Synergie Dressage) + 2(Bandeau dresseur) • +4 si créature d'un type similaire à l'un des amalgâmes modelés. • +2 pour chaque point d'essentia investi dans le Bandeau du dresseur • Illettrisme. • Chakra du totem. Capacité d'essentia +1 pour l'amalgâme "Bras de Girallon" qui est celui qui est lié au chakra. • Modelage d'âme.
• Réserve d'essentia : 5 ; 2(totemiste niv2) + 1(racial) + 1(Rage de cobalt) + 1(Volonté céruléenne)
Répartition :• Toujours 2 points investis dans l'amalgâme "Bras de Girallon" • Toujours 1 point investi dans l'amalgâme "Carapace effroyable" • 2 points disponibles : mobilisables par les dons "Rage de Cobalt", "Volonté Céruléenne" et/ou les amalgâmes "Bandeau du dresseur", "Griffes enragées" • Capacité d'essentia : 1 (+2 pour le Totem) • Amalgâmes modelés : • Dons : Moine du Chaos :• Armes. Arbalète légère ou lourde, bâton, dague, fronde, gourdin, hachette, javelot, kama, nunchaku, sai, shuriken et siangham. • Combat à mains nues. reçoit le don Science du combat à mains nues au niveau 1. Dégâts : 1d6 • Agitation de coups. 1d4-1 attaques. Malus de -2 au toucher. • Don supplémentaire. reçoit le don Science de la lutte en tant que don supplémentaire au niveau 1. Citation: POSSESSIONS Animaux dressés :Elifern possédait trois chiens qu'elle avait dressé personnellement lorsqu'elle avait encore un foyer mais ils sont actuellement hors de sa portée quelque part sur l'île de Gemmaline et elle ignore comment ils se portent. Plus récemment, l'émissaire de son dieu lui avait confiée un jeune chiot dont elle avait commencé le dressage mais il est mort, exécuté par les deux traîtres qui l'ont assassinée. Elle n'a plus de compagnon à présent... Equipement :Bourse :3,98po à l'arrivée sur Gemmaline
Actuellement : 0po 0pa 0pc• Recettes : • 6po, trouvées sur le golem • Dépenses : • Perte de toutes ses possessions (assassinée) Poids : NB : Les charges transportables par Elifern (ci-dessous) ont été divisées par 2 (base de calcul : 17 en Force) conformément au handicap Esprit Libre.
Charge légère : jusqu’à 21,5 Kg Charge intermédiaire : 21,5–43,25 Kg Charge lourde : 43,25–65 Kg
Citation: DESCRIPTION DU PERSONNAGEProfil Physique :Elifern est une jeune femme élancée à la silhouette gracieuse. Sa peau d'albâtre est couverte de tatouages tribaux bleutés et laisse apparaître une musculature fine et nerveuse. Ses gestes sont vifs et on sent chez elle une présence qui évoque immédiatement un danger, une sensation identique à celle que l'on peut éprouver en présence d'un animal sauvage ; ce corps est puissant non par ces muscles mais par la vigueur, la tension qui semble pouvoir jaillir à tout instant.
Le visage d'Elifern est à son image : harmonieux, sans être beau, attirant sans être aimable. Encadré de sa chevelure aile de corbeau et partiellement tressée, il est souligné par deux yeux qui sont quant à eux exceptionnels : il s'agit de deux billes bleu acier qui transpercent celui qu'elles fixent. Son regard farouche renforce plus encore la sensation d'avoir à faire à une créature sauvage et imprévisible... Profil Psychologique :Elifern n'est pas d'une nature très complexe : elle n'est pas nantie pour la réflexion et agit plutôt en suivant ses instincts. La bestialité la plus savoureuse et la plus crasse se disputent la place d'honneur dans son cœur et son comportement. Elle ne connaît pas vraiment la nature humaine. Ou s'en fiche totalement. Peu lui importe les subtilités de la morale ou de l'éthique, elle vit au rythme de son souffle, de ses sens et de la soif de sang. C'est une prédatrice, assurément : la chasse qu'elle soit dirigée vers un gibier ou vers un homme est de même essence pour elle et les barrières qui furent établies par les sociétés complexes lui échappent même si elle les conçoit... parfois.
Si l'on veut résumer son comportement, il suffit d'appréhender celui des chiens qui lui donnèrent l'asile à l'aube de son existence : il y a des dominants, des dominés et des instincts individuels, de l'espèce et du clan. Elle a depuis longtemps compris que celui qui est le dominant peut affirmer ses instincts individuels avant tous les autres. Elle a déjà donné pour les instincts de l'espèce, en enfantant trois marmots. Et elle n'a plus de clan depuis qu'elle a éradiqué son mari et sa famille. Sa meute est tout ce qui lui importe à présent.
La nature profonde d'Elifern lui a été un jour révélée par un prêtre de Malar itinérant : son héritage, sa magie personnelle, bien qu'elle se sache nantie d'une capacité particulière, n'avait jamais posé de question dans l'esprit critique limité d'Elifern. Aussi avait-elle su comment guider cette force intérieure, modelée par les rêves et les besoins instinctifs, pour accroître son talent auprès des bêtes ou sa puissance physique dans la bataille. C'est ce prêtre, qui lui avait expliqué l'incarnum et l'âme et tout ça et bla bla bla... qu'elle a déjà oublié. Elle avait aimé ce qui s'était dégagé de cet homme, une note bestiale, comme un reflet : aussi, puisqu'il fallait un dieu à vénérer, comme disait Lantan, elle adressait ses prières à Malar, le dieu des bêtes... Evolution du personnage :Niveau 2 :
Guidée par d'étranges rêveries, Elifern s'enfonce davantage dans la voie que son destin lui trace : elle apprend à apprivoiser la nature de son pouvoir sur l'essentia, substance éthérée qui baigne les âmes et la modèle selon ses inclinations bestiales. Des ailes puissantes viennent compléter son attirail ainsi qu'une paire de griffes reflétant la sauvagerie qui la porte, modifiant considérablement son aspect.
Elle renouvelle également son vœu envers son dieu : à l'occasion d'un séjour dans le monde de l'étrange aux abords du Royaume Lointain, elle fait la rencontre d'un avatar de sa divinité qui la met à l'épreuve concernant son attrait pour l'humanité. Elle saura se montrer digne des préceptes bestiaux de Malar, en enterrant une fois pour toute son passé de mère et de femme. En récompense, il lui est confiée la tâche de s'occuper et de dresser un jeune chiot aux yeux de braise et au pelage sombre comme la suie, qui deviendra un puissant allié. Niveau 3 :
La compréhension de sa nature et de sa connexion avec les puissances sauvages devient de plus en plus profonde. La femme-bête reçoit en quelque sorte, ses lettres de noblesses et à l'instar de toute créature du royaume animal, elle se nantit d'armes naturelles et d'une férocité sans pareille. Son dieu la guide une fois encore sur la voie du développement personnel. De deux bras, sa maîtrise de l'essence des âmes lui en offrira quatre, tous munis de griffes acérées. Elle délaissera donc les attributs du métal affûté des hommes pour embrasser la sauvagerie sans plus d'intermédiaire entre elle et les tripes de ses proies.
Son aspect change encore plus drastiquement : une sorte de carapace chitineuse bleutée bordée d'épines, recouvre tout son corps ne laissant plus apparaître qu'un visage humanoïde engoncé dans des plaques mi-solides, mi-éthérées. Deux de ses quatre bras portent le prolongement de cet exosquelette achevé par d'épais gants de fourrure tandis que les deux autres sont nus et d'une teinte bleutée. Lorsqu'elle est en guerre, prise de sa rage meurtrière, l'ensemble plonge dans une coloration bleue crépusculaire inquiétante qui a toujours été le symbole de sa fureur.
La femme-bête se sent à présent complète et sait que son devoir est d'accomplir l'avènement de son dieu sur le royaume terrestre : que la bestialité et la sauvagerie animale de Malar prédominent sur toute chose ! Niveau 4 :
Tandis qu'elle s'imaginait regagner son plan en bonne santé, accompagnée de camarades d'infortune et nantie d'un imposant trésor, le trésor de Coccinus, le sort que lui avait réservée la destinée fut tout autre : ses alliés, pris d'un coup de folie furieuse soufflé par le Royaume Lointain, se liguèrent à deux contre elle afin de l'assassiner, dépouillant l'âme d'Elifern de ses biens, de son enveloppe charnelle et de sa vie.
Mais alors qu'elle allait gagner son dernier repos, le Prince Diable, la plus retorse des créatures qui lui avait été donnée de rencontrer au cours de sa vie, emprisonna son âme pour son propre bénéfice...
C'est dans cette configuration inédite que l'émissaire de Malar vint visiter sa protégée chaque nuit : sa défaite face à l'elfe et au demi-géant signait sa trop grande confiance en elle, son ignorance de la vilénie des bipèdes ainsi que son inexpérience. C'était une erreur qui devait être corrigée. Aussi, l'être simiesque noir comme la nuit avait-il décidé de l'entraîner à la maîtrise du combat : à quoi bon posséder des armes puissantes si l'on n'est pas capable de s'en servir efficacement ?
Des nuits exténuantes de rêves de combats effrénés forgèrent à la femme-bête une solide connaissance de base des arts martiaux. Une nouvelle étape dans la maîtrise de sa puissance personnelle venait d'être franchie mais, cette fois, les atouts d'une stratégie digne de l'être pensant avait su se mêler efficacement aux attributs de la bête... Citation: BACKGROUNDQuand elle m’a pondu, ma mater a gueulé « chier ! Encore une pisseuse ! Balance-moi ça au chenil… » Faut dire qu’elle en avait déjà cinq de chialeuses et que cette truie n’avait pas été foutue de faire un seul mâle à son homme. Paraît qu’il l’avait menacée : c’était elle ou moi qui devait finir en pâté pour chien.
J’ai tellement braillé que même les chiens n’osaient pas me bouffer. Peut-être qu’ils avaient déjà becté ce jour-là… Ma mère a envoyé une de ses aînées pour me faire taire à tout jamais mais la brave petite n’a pas eu le courage de m’achever. Rentrer dans le chenil, ça lui faisait peur aussi. Elle m’a bien balancée deux trois bouts de bois, mais c’est les chiens qui les ont pris. J’ai passé ma première nuit comme ça.
Il y avait une chienne qui venait de mettre bas. J’ai repéré les mamelles ou elle m’y a aidée, et c’est comme ça que j’ai mangé pendant quelques jours. Ils s’occupaient pas vraiment des chiens : c’était une race de chasseurs, bons pour traquer le gibier. Mais comme le paternel était occupé à vendre des chevaux par-ci par-là, ils servaient à rien et on les parquait sans y faire attention. Sans bien les nourrir aussi. C’est pour ça qu’elles étaient sûres qu’ils m’auraient bouffée…
J’ai dû tenir quelques semaines comme ça, au chaud auprès de ma mère poilue puis y’a une des frangines qui m’a entendue. Pas la même que celle qui m’avait balancée. Elle a tout raconté à ma mater. La peureuse a pris une rouste et la mater a dit : « on la vendra avec les chiens. » Le pater s’était fait désossé quelques jours plus tôt par des brigands sur les routes.
On m’a vendue comme prévu avec ma mère à poils fauves et les autres clébards, un prix de gros, à un gars du clan Vastanar qui passait par là. Des nomades des Grandes Landes. Ils ont toujours besoin de chiens. Quand ils m’ont vue, ils l’ont dit à ma mère qui a dit : « c’est compris dedans ». Lantan, mon « acheteur », a trouvé mon existence originale et n’a pas cherché plus loin : il m’a embarqué, ma mère et mes frangins griffus avec le reste de la meute. Toute cette histoire, c’est ma sœur qui me l’a racontée quand je les ai retrouvées : elle, je l’ai achevée proprement parce que sans sa lâcheté, je serais morte. J’ai étripé mes autres sœurs. Elles étaient toutes grasses comme des porcelets et pas une n’a pu trouver un mari tant elles étaient laides. Elles vivaient encore chez maman. La Mater, elle a eu le temps de souffrir avant de rendre l’âme. Je lui devais bien ça !
Lantan a bien essayé de me prendre à ma mère chienne mais elle grognait chaque fois qu’il m’attrapait. Autant elle pouvait être docile et obéissante, autant elle devenait hystérique quand il s’approchait de moi. Elle l’a mordu quelques fois… Il m’a dit qu’il était fasciné par mes yeux et l’attitude de la chienne. Il avait jamais vu ça. C’est pour ça qu’il m’a gardé comme ça. Et aussi à cause de la chamane du clan qui lui a dit de ne pas me faire de mal. C’est elle qui m’a donné mon nom : Elifern, ça veut dire « femme-bête ». ça me va bien.
Donc j’ai grandi avec les chiens. Il a fallu qu’ils m’apprivoisent petit à petit, ma mère et moi. Je suis devenue femme après avoir été chiot. On m’a appris tout ce qu’il faut pour se défendre et vivre. Lantan, mon père, m’a beaucoup enseigné l’art de la guerre : j’avais du mal avec les autres enfants. Je ne sais pas faire semblant, d’après mon père. Quand on s’entraînait à la bagarre, il fallait que les grands m’arrêtent sinon je les massacrais et je me battais jusqu’à ce qu’un bon coup m’assomme vraiment. Les autres enfants ne m’aimaient pas et j’ai appris à faire pareil. Ils ont fini par se méfier et ne me cherchaient pas l’embrouille.
Je préférais la compagnie des bêtes. C’est moi qui dressais les chiens comme personne ! Très tôt je savais les prendre et c’est Ferdigan qui m’a montré les ficelles du métier. Ferdigan, il dressait surtout les chevaux mais finalement c’est pareil : quand tu sais te faire respecter d’un mâle dominant dans la meute, tu sais dresser tous les animaux. C’est devenu ma tâche.
Je partais souvent à la chasse avec la meute et les chasseurs. Les autres filles, elles restaient au campement, c’était mon privilège. Je sais parler aux chiens, ils avaient besoin de moi. J’ai appris à dépecer la viande. J’ai vu aussi des batailles : « il y a toujours quelque chose qui vous chasse » qu’il disait Lantan, et quand on traquait l’élan ou le cerf, on avait parfois les orques au cul. J’ai dû apprendre à les dépecer vivants eux aussi.
Quand j’avais dix-sept ans, on a fait une grande fête. C’était le rassemblement des tribus. Elles étaient plus ou moins en paix à ce moment-là. C’était l’occasion pour les clans d’échanger leurs jeunes pour renouveler leur sang et renforcer les liens. J’ai trouvé mon mari. Un grand gaillard bien bâti du clan Gullizer, qui m’avait impressionné aux jets de rondins. Il a été trouver mon père et on s’est marié. C’était pas la première fois avec un homme ; Ferdigan il m’avait sauté souvent quand j’étais jeune et d’autres après lui. Je savais bien ce que c’était. Mais cette fois c’était pour de bon, il n’y aurait plus que celui-là.
Un an après je lui ai donné un fils, Norbel, qu’il l’a appelé. Puis deux filles. On vivait avec son clan. Le clan Vastanar me manquait. La liberté aussi. J’ai couché avec d’autres hommes pour passer le temps. Après ma deuxième fille, mon mari ne me touchait plus. Il buvait souvent et se plaignait du mauvais temps, de la mauvaise chasse, d’un mauvais cheval… Tout était mauvais. Quand il avait assez bu, il me cognait. J’étais comme un chiot à ce moment-là : j’avais trop peur de m'affirmer. C’est ça le malheur de toutes ces femelles. Elles sont dressées à obéir au milieu de la meute de leur mari et n’ont pas d’échappatoire.
D’échappatoire, je t’en ai trouvé une définitive, moi. Après une histoire de coucherie avec son cousin, il m’a rossé, complètement saoul et m’aurait tué si mon meilleur chien ne l’avait pas mordu pour me défendre. Brave bête ! Il s’est acharné sur lui jusqu’à ce qu’il pisse le sang et il est parti se coucher. C’est moi qui ai dû achever l’animal, un magnifique chasseur que j’avais repéré et dressé personnellement.
J’ai léché mes blessures et attendu le bon moment : j’ai pris nos deux filles et je les ai égorgées. Puis j’ai réveillé son fils chéri qui lui ressemblait tant et voulait tant faire comme papa. Il s’est pointé, à moitié ivre : « tu vois, ton mariage et ta vie, tu peux te les mettre où je pense ! » que j’ai gueulé. J’ai égorgé le gamin et je l’ai jeté à ses pieds. Il y avait les cadavres encore chauds des deux petites. Ça a pas fait un pli, il s’est rué sur moi. C’est avec son grand couteau de chasse que je l’ai étripé. Je suis remontée doucement tout doucement en sentant ses mains se desserrer de sur mon cou. Il a rien dit, il a un peu gémi. Puis c’était fini. J’ai pris mes affaires, mes cinq plus beaux chiens et un cheval, puis je suis partie.
Après ça la vie a été plus dure mais aussi plus libre. J’ai filé vers l’ouest, le plus loin possible pour éviter le clan Gullizer. Je suis passé au village de ma mater où j’ai fait le ménage. Puis j’ai filé encore plus loin…
Les routes sont pas sûres pour une femme seule : heureusement, j'avais mes anges gardiens. ça en dissuade plus d'un cinq molosses qui grognent et qui mordent. J'ai perdu le meilleur, la seule femelle, Jergone, dans une embuscade montée par des salops : ma petite avait flairé l'anguille et avait filé sous roche. J'ai entendu gueuler puis Jergone a couiné. C'était foutu déjà.
On a toujours besoin de guerriers, parfois de dresseurs compétents, j’ai donc pas vraiment eu de mal à gagner ma croûte. Quand ça allait vraiment mal, je me souviens à Yhaunne, je pouvais toujours écarter les cuisses. Je ne tenais pas en place pour autant et j’ai continué à avancer toujours plus à l’ouest.
J’ai perdu le quatrième, un brave chasseur tout gris comme un loup, quand je remontais vers la Porte de Baldur. Il était parti à la chasse en tête quand il est tombé sur trop gros pour lui. J'ai mis du temps à le retrouver : il y avait des cadavres de loups. Une famille entière. Il avait dû les débusquer le Liorgim, il était fortiche pour ça. La meute s'était faite ratiboisée par des hommes. C'était frais et sans pitié. Ils avaient dû croire que mon Liorgim était le dernier : pourquoi que tu t'étais attifé de gris comme ça aussi ? Je l'ai retrouvé avec une flèche dans le lard sous un fourré. Il avait eu le temps de se tailler pour crever dans son trou.
J’ai retrouvé les « chasseurs » à la taverne du village voisin. Des paysans qui massacraient tous les loups parce qu’ils attaquaient leur bétail. Ils s'en vantaient comme d'un fait d'arme. J’ai insulté le plus laid et provoqué le plus costaud : ça c’est fini en bain de sang, ils n’ont rien compris. J’ai fuis vers le sud.
L’océan qui me regardait comme jamais ; c'était la première fois qu'on voyait ça, moi et ma meute. On était plus que tous les quatre. Je suis arrivé à Eauprofonde. Ça c’était pas pour nous : trop grand, trop artificiel. J’ai bossé un peu comme serveuse. J’étais pas douée. Et puis il y avait mes chiens. Mon patron m’a gardé que pour mon entrejambe. C’était pas un mauvais bougre, il gérait son entreprise. J’ai entendu parler d’une île lointaine où il y avait de l’aventure et du blé à se faire. Une nuit j’ai tué mes trois clients et mon patron, j’ai pris leur fric et j’ai embarqué avec le seul marin qui voulait bien de moi et mes bébés à bord de son rafiot. Direction : Gemmaline.
Citation: PASSAGES DE NIVEAUNiveau 2 :• Multiclassage en Totemiste niveau 1 • Points de vie supplémentaires : 8(1d8) +2(Con) = +10 • Points de compétences : +3 • +1 Survie • +1 Dressage • +1 Art de la Magie • BBA +0 ; Réf +2 ; Vig +2 ; Vol +0 Niveau 3 :• Totemiste niveau 2 • Points de vie supplémentaires : 8(1d8) +2(Con) = +10 • Points de compétences : +3 • +1 Survie • +1 Dressage • +1 Connaissances (Nature) • BBA +1 ; Réf +1 ; Vig +1 ; Vol +0 • Don niveau 3 : Rage supplémentaireNiveau 4 :• Multiclassage en Moine du Chaos niveau 1 • Points de vie supplémentaires : 6(1d8) +2(Con) = +8 • Augmentation de caractéristique : +1 en Force • Points de compétences : +3 • +1/2 Art Martial • +1 Dressage • BBA +0 ; Réf +2 ; Vig +2 ; Vol +2
Dernière édition par Elifern Vastanar le Ven 13 Juin 2014, 06:37, édité 6 fois.
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